samedi 14 août 2021

400, c'est juste 4 fois 100


Prologue


Samedi prochain, c'est le dernier long brevet de la saison 2021 du CVRM. Symboliquement, je veux y participer. C'est aussi pour conjurer le sort de ce 400, dernièrement avorté avec mon pote Roger, pour cause de genou bloqué. Enfin, j'ai envie de me remettre dans les conditions d'un brevet, avec retour de nuit, juste pour voir si j'aime encore ce genre de défi. 

Comme la météo s'annonce plus que correcte pour cette fin de semaine, j'inscris mon nom sur la liste des participants. Je contacte Nathaniel qui s'était aligné puis désisté pour lui dire que j'aurai bien aimé rouler avec lui. Mais celui-ci ne se trouve pas assez en forme. Le coeur y est mais pas les intestins, me dira-t-il en anglais. 


Samedi 14 Août


Cadran à 3h, j'ai peu roupillé cette nuit, je m'étais pourtant couché à 21h, mais j'ai eu du mal à m'endormir. Faut être certainement fou pour se lever tôt, avec peu de sommeil, et se lancer dans une randonnée de plus de 20 heures ! Mais bon, suivant le célèbre dicton des breveteux, si on a signé, c'est pour en chier !

Pour 4h30, je quitte mon condo de St Lambert, équipé comme il faut pour un brevet nocturne. Soit quelques couches pour la nuit supposément fraiche, des batteries de rechange pour les appareils électroniques, GPS, iPhone, écouteurs Bluetooth, et un peu de bouffe emportée. La noirceur est encore présente en cette mi-août, lorsque je rejoins mes compagnons de souffrance dans la pénombre. 

Il y a Gabriel, Michel L et Jean, tel que prévu. Pas de Véronique qui n'a pas confirmé. En revanche, Sebastian s'invite sur un coup de tête. Il a de la disponibilité dans son emploi du temps et notre allemand veut tester ses limites. Le lendemain du 400, il prévoit même d'aller rouler pour analyser son état de forme, il est organisé le teuton. 

La photo de départ est prise avec difficulté, l'appareil de Jean refuse d'envoyer le flash. Je lui propose le mien qui fonctionne à merveille. Le protocole étant rempli, nous nous élançons vers 5h02, heure de l'est, pour une nouvelle aventure.

4 zombies pour un 400 + le président


Premier 100: Rallier Frelighsburg au plus vite, avec le paquet si possible


Nos pneus roulent sur l'asphalte encore mouillé d'une récente pluie nocturne. Le ciel semble nuageux à travers l'obscurité. Le vent est d'Ouest assez fort, il devrait nous pousser en grande partie dans la première moitié du parcours.

Jean le président et Gaby la pipelette gaspésienne, ont pris le devant des opérations, à un bon rythme. Seb roule en queue de groupe pour se ménager des fatigues à venir. Mitch et moi jasons dans le salon. Il me confie son désarroi de ne pas être au Miglia 1600 en Italie avec Fred, Marcus et Olive. Des problèmes de santé dans sa belle famille l'ont obligé à rester au Québec. Nous parlons également de mécanique et notamment de son dérailleur DI2 avec lequel il n'a jamais eu le moindre incident. 

Le départ est assez rapide, c'est normal avec Jean aux avant-postes. J'embarque la chaine sur la plaque pour m'éviter de mouliner comme un forcené. Nous sortons rapido de la banlieue, sans aucune circulation à cette heure. Les jambes tournent bien, sans trop d'effort. Il faut dire que j'ai pas mal de kilométrage depuis Avril, plus de 1200 km par mois, ça forme de bons jambonneaux. 

On enchaine Grande Allée puis Grande Ligne, km 17. Je grille une lumière rouge sous les réprimandes du président, qui soit dit en passant, montre l'exemple depuis le départ ! En arrivant au boulevard Industriel de Chambly, km 26, Mitch perd une pièce de son vélo. C'est le boitier de batterie de son DI2 qui vient de se faire la malle. Tiens tiens, il fallait qu'on en parle. Le bloc électrique s'est juste dévissé sous la boite de pédalier, retenu par le fil et trainant par terre. Mitch ne s'est rendu compte de rien, heureusement que je l'ai prévenu. 

Mitch perd ses boulons au km 26

Sur le coup, le duo Jean-Gaby (et non Gabin), n'a rien remarqué et a continué son allure de croisière. Ils s'en rendront compte bien plus loin. Nous les reverrons plus tard au premier contrôle.

En voulant prendre un cliché de Mitch le mécano, mon appareil photo n'opère pas, en m'avertissant d'un Carte pleine, le cave ! Je dois donc reformater la fameuse carte pour récupérer de l'espace numérique et prendre la photo. Zut, je viens de réaliser que j'ai effacé du même coup, les photos prises au départ, dont celle de Jean.

Saloperie de DI2, j'ai jamais eu de problème !

Le DI2 réparé, nous poursuivons notre escapade en trio. La direction SO nous remet le vent dans le nez, km 34. Seb se détache en avant. Je le rattrape et lui demande de rouler groupés, afin de nous organiser en relais et ainsi nous épargner de la fatigue inutile. Nous arrivons au village de Mont St Grégoire, km 49, ou je fais d'habitude un arrêt. Pour le moment, je me sens bien et alimenté, ce ne sera donc pas nécessaire. 

En trio organisé face au vent

Mon GPS m'indique de tourner à droite, alors que Seb en première position, file tout droit, suivi de Mitch. Je leur crie que ce n'est pas le bon chemin et je tourne donc solo, sûr de moi. Michel me rejoint quelques instants après, il a préféré me suivre, plutôt que Seb. Quelques kilomètres plus loin, je comprends que nous sommes sur l'ancien parcours du 400. J'ai pourtant bien rechargé le nouveau tracé 2021 laissé sur le site du CVRM. Cependant, j'utilise des fichiers par étape, un pour chaque contrôle que j'ai bricolé moi-même. Et ces tronçons ne sont pas à jour, mon erreur !

Erreur de parcours, Mitch me suit quand même

En duo, nous discutons du club et de sa destinée. Il va y avoir des changements et des nouveaux parcours de brevets en 2022, c'est une bonne nouvelle. Vers le km 66, quelques gouttes de pluie se déversent sur nos carcasses. Doucement mais sûrement, nous nous humidifions. Voilà Notre-Dame de Standbridge au km 72, à cet endroit, l'ancien et le nouveau parcours se rejoignent. Nous avons effectué un km de moins, théoriquement nous devons être devant Seb. 

De bonnes nouvelles pour 2022

À Stanbridge Station, km 78, je préviens Michel que je fais une pause pipi banane. Celui-ci continue sa route, d'autant que Jean-Gaby sont à portée de fusil. Mister Lemaire pique un sprint pour les rejoindre. Tandis que je finis mes glucides végétales, abrité sous un arbre, Seb fait son apparition dans la bruine. Je lui signale que les 3 autres ne sont pas loin devant.  

Pause pipi banane à l'abri des cocotiers

Je reprends la route pour une dernière trentaine de bornes jusqu'au checkpoint. Dans cette ambiance grisaille, j'atteins Moose Corner et son bout de gravel, devenu de la boue. En effet, c'est un chemin de carrière avec son va et vient incessant de poids lourds et autres gros culs, bruyants et poussiéreux.

Le bout de garnotte ... mouillée

Au km 89, j'arrive à St Armand avec son changement de direction vers l'Est, donc le vent d'Ouest repasse dans le dos, youpi ! C'est aussi un autre relief qui se présente sur plus de 200 bornes, avec des bosses, en veux tu en voilà ! Les gouttes cessent, la route commence à sécher, la température est juste idéale pour pédaler, la vie est belle, pourvu que ça dure.

Pas un chat sur le chemin St Armand

Peu avant Frelighsburg, j'aperçois la dégaine reconnaissable de Gaby, ahanant dans une côte. Je n'ai pas le temps de le rattraper avant la grande descente qui rejoint le contrôle number one du km 106. Il est seulement 9h15, avec 25 de moyenne au compteur, pas pire, bitte ! 

Le nouveau checkpoint de Frelighsburg

Au magasin général à l'entrée du village, Jean et Michel sont déjà attablés. Ils s'enfilent quelques sucreries de l'érable, tel est le nom de la shop. Ça change du Sergaz dépanneur qui distille de mauvais sandwiches, me déclare Jean d'un ton jovial. Seb n'est pas avec eux, car étant le premier dans les ascensions, et ne connaissant pas bien les contrôles du brevet, il a continué sa trace GPS, sans s'arrêter. Dommage pour lui, il a manqué l'étape gastronomique. 

Pause sucreries pour Jean et Mitch

Gaby tout juste arrivé, part dévaliser la boutique aux trésors. Il ressort avec un plateau rempli de carrés au je ne sais quoi et autres tartes au sucre, agrémentés d'un café. Pour bibi, ce sera scône salé tomates olives et carré au citron chocolat blanc, accompagné d'un pepsi. Nous nous régalons sans scrupules, à nous les gluco-énergies !

Tire toi une bûche et viens te régaler !

Mais on ne va pas passer la journée à se goinfrer, alors Jean et Mitch s'apprêtent à repartir. Le président aimerait bien aller se soulager aux toilettes mais Gaby a squatté la place. Quand celui-ci sort, je m'empresse de le remplacer, au grand désarroi de Jean.


Deuxième 100: Rallier Sutton à travers un festival de côtelettes


Le premier duo de lièvres (J-M) lève le camp, bientôt suivi par le deuxième duo de tortues (G-P). Nos prochaines 100 bornes sont une succession de montées-descentes,  et chacun va prendre son rythme individuel. 

Première côte d'une longue série, la Joy Hill au km 108. Parti peu avant moi, je dépasse Gaby à mi pente. Je suis interloqué par la vision du trio de tête arrêté sur l'accotement en plein bricolage. 

Deuxième incident de la journée ?

Seb a brisé sa chaine, Mitch et Jean tentent une réparation. Notre allemand avait déjà appelé sa copine au secours mais il semble que les 2 bons samaritains vont lui permettre de reprendre la route, avec un bécyk tout neuf. Moins quelques vitesses aussi car la chaine a été raccourcie !

Mécano Mitch encore à l'ouvrage

À cause de cette péripétie, j'effectue la course en tête, alors que j'étais bon dernier, il y a quelques kilomètres. La question est de savoir, quand vont-ils me rattraper ? Peu avant Abercorn, au km 120, je m'arrête pour prendre une énième photo du paysage et de la belle route se tortillant entre les collines. 

Les jolis vallons de l'Estrie

C'est à cet instant qu'apparaissent Seb et Jean dans le décor, comme si c'était prévu par le gars des vues. Je les prends donc sur le vif, en plein effort dans la bosse. Seb sourit même, il est bien content de pouvoir poursuivre son premier brevet de 400. Il est plein de jus l'animal, je commence à le connaitre. Il devrait aller au bout de cette souffrance, si son matériel tient le coup, naturlich. 

Seb tout souriant en larguant Jean

Dans la côte de Scénic, km 123, dans le 14% de la rampe, c'est Mitch qui me dépasse. Il roule lui aussi, un ton au dessus du mien. Il mouline en écrasant les pédales, une vraie machine après son récent brevet de 1000 réussi avec succès. Je le vois aussi s'entrainer sur Zwift avec des parcours virtuels de côtes, il m'impressionne avec ses gros muscles. 

Y a de la joie ... dans la Scenic

Doucement mais sûrement, je franchis le sommet des 343 mètres, puis dévale dans la vallée de la Missisquoi. Vent arrière, ce n'est pas trop dur. Le prochain objectif est Mansonville.

Full pin dans la vallée de la Missisquoi

Km 148, après un petit coup de cul, je rejoins le dépanneur du village vers midi. J'aperçois Jean qui remet Seb sur le droit chemin. Décidément, notre cousin germain pourra dire un gros merci a ses anges gardiens. De mon côté, je suis à nouveau déshydraté et affamé. C'est une bonne maladie, dirait ma mère ! 

Jean le bon samaritain reprend des forces

Donc achat de Perrier, sandwich jambon et refill du dos de chameau. Le président fait de même tandis que Seb grignote quelques chips. Mais ou va-t-il donc puiser son énergie celui-là ? 

Le secret de la puissance de Seb: des chips !

Mitch n'a pas fait d'arrêt au stand et c'est maintenant lui qui fait la course en tête. Le duo présent repart tandis que je termine ma collation. Au bout de 20 minutes, Gaby n'est toujours pas là, je me remets en selle solo. De toute façon, à la prochaine bosse, je l'aurais largué.

2 randonneurs heureux !

Je poursuis donc mes saute-collines, enfilant les côtelettes, telles des perles pour un collier. Km 157, Vale Perkins, le coin des Ukrainiens, avec la station de ski d'Owl's Head en arrière plan. 

La tête de chouette ... en arrière !

J'aime ce coin de verdure, surtout que les nuages se dissipent, laissant apparaitre un beau ciel bleu. La température est toujours impeccable, avec le vent favorable, tutti va bene !

Endroit paisible pour se reposer

De belles vues se découvrent sur le lac Memphrémagog, je file dans une descente me faisant atterrir à Knowlton-Landing, km 165. 

Atterrissage sur le lac Memphrémagog 

Encore quelques côtelettes et je rejoins la 243 menant au dépanneur Fusée de South Bolton, km 178. Nouvelle pause eau gazeuse St Justin et cône glacé, y a pas de mal à se faire plaisir. On n'est pas des sauvages tout de même, et la journée m'appartient !

Saint Justin pour les prochaines érections

Ce nouvel épisode de farniente a fait repasser l'ami Gaby devant mes roues, que je rejoins au km 180. La direction a changé vers l'Ouest, vent dans le pif, ce qui fait baisser notre moyenne. Par moment, je profite de la carrure imposante du gaspésien pour me protéger du vent et souffler un peu. Parfois, il pique des sprints et se propulse loin en avant. Je ne tente même pas de le suivre car je le rattrape facilement dès que la route s'élève.

Km 196, nous atteignons Knowlton et son agitation touristique. À la sortie du village, je devance Gaby dans une énième bosse. Celui-ci tourne à gauche sur Timbitts Hill road, en évitant le kilomètre menant à la jonction de 215. Il me grille ainsi la politesse ! Je me retrouve donc solo, à jeter mes dernières forces dans la bataille. Voici enfin le ravito de Sutton au km 212, je suis encore affamé après tous ces efforts.

Gaby a pris de l'avance au ravito

Il est 15h45 quand je stationne mon bécyk à l'IGA, Gaby est installé à dévorer sa pitance, le petit vlimeux. Les 3 autres breveteux sont déjà passés et ont levé le camp depuis belle lurette. Je file me chercher des aliments appétissants et nourrissants, genre snacks pita, raisin, fromage, creton avec tarte aux framboises, eaux bulles et refill du Camelbak. 

Copieux lunch et refill des liquides

Nous prenons une bonne pause avant de redémarrer. Nous savons que la prochaine centaine de bornes est un peu moins dure que la précédente et devrait nous emmener aux portes de la nuit. Heureusement, ce sera sans pluie mais la température devrait se rafraichir. 


Troisième 100: Rallier Granby avant le coucher du soleil


Nous ré-harnachons nos vélos et continuons nos pérégrinations. Comme de bien entendu, on débute par une bosse, style face de singe, à la sortie de Sutton, km 214. Mon compagnon disparait aussitôt de mes rétroviseurs, s'est-il arrêté pour une pause pipi, je ne sais pas. 

Je remonte la 215 Nord pour rejoindre la 104 au km 226, déjà prise tout à l'heure. Il faut encore monter en face, vers Bondville. Nous n'en avons pas fini avec le plateau de côtelettes. Pas de trace de Gaby. Le soleil commence à descendre dans le ciel, la chaleur n'a pas été un problème aujourd'hui, alors que nous traversons des périodes de canicule à répétition. 

Belle journée pour pédaler, vent dans le dos

Vers le km 237, après avoir longé le lac Brôme par la 235 assez passagère, je m'arrête pour un léger break. J'en profite pour me dégourdir le dos, les muscles et les tendons. Je suis surpris de déjà voir arriver Gabriel qui me demande si je l'attends pour le prendre en photo. Il continue à un bon rythme sans s'arrêter.

Nous poursuivons notre route, à distance l'un de l'autre. Voici l'ancien checkpoint de Waterloo du km 243, et son dépanneur asiatique. C'est à cet endroit que j'ai connu quelques aventures mémorables. Comme notamment, mon abandon du 400 en 2013, suite à un début de brevet un peu trop rapide, causant une intense baisse de régime accompagnée d'une bonne déshydratation. Mon ex, Véro, était venue me chercher par l'autoroute 10, tout proche. J'avais dû laisser mes compagnons qui s'étaient pris par la suite, un orage monstrueux pour le retour de nuit. Quelles épopées, ces brevets !

Les brevets, de sacrées épopées !

Mais cette année, pas d'arrêt icitte, c'est 7 km plus loin sur la 112 que se fait le contrôle. Gaby commence à disparaitre dans le lointain, pas grave puisqu'on devrait se revoir bientôt. 

Voilà le dépanneur de Stukeley au km 250. Oh surprise, pas de Gaby à l'horizon, il a dû filer sur sa lancée. Bon ben, bonne chance l'ami car je m'arrête à nouveau pour un refill de tous les niveaux. Je prends 2 sandwiches, un pour tout de suite et un autre dans la sacoche. J'ai peur de ne rien trouver à manger plus loin, avec l'heure qui avance. Côté boisson, je m'enfile une eau gazeuse et je prends en réserve une bouteille de Gatorade pour me rebooster si je suis en perte d'énergie. Une expérience passée avec ce fluide m'avait été bénéfique, alors sait-on jamais.

Gaby ne s'est pas arrêté au checkpoint, zut alors

15 minutes plus tard, je repars parce que faut pas trop tarder. La course avec le soleil est commencée, il est déjà 18h30. Galarneau va au lit à 20h en cette moitié d'août. La lumière commence à se faire rasante, ce qui rend les couleurs magnifiques. Après un bref calcul, je me rends compte que je ne serai pas à Granby avant la nuit, alors je prends ça easy !

Je roule sur le chemin des Diligences au soleil couchant. Mes narines ressentent les odeurs de barbecues des résidents du coin, ah les chanceux. Encore quelques brutes montées à se farcir avant de rejoindre le chemin Bonnalie au km 259, le dénivelé plus s'affole ! 

Le chemin des Diligences à la lumière rasante

Encore une dizaine de bornes de monte et descend, mon corps encaisse sans broncher. Avant la tombée du jour, le vent assez fort d'Ouest, faiblit à son tour. Lorsque j'arrive au croisement avec la 220 au km 270, je doit prendre justement la direction Ouest et je n'ai aucun mal à progresser. En étant le dernier de la gang et en passant à cette heure, j'ai au moins la chance de bénéficier de l'accalmie de fin de journée. 

Youpi la 220, c'est la route du retour !

Il est 19h30, j'aperçois l'astre solaire se coucher derrière les monts environnants, dernier cliché de jour, svp ! 

Bonne nuitée Galarneau !

La bonne nouvelle est que je suis maintenant sur le chemin du retour, youpi. Je commence à décompter les bornes. Encore 10 jusque Ste Anne de la Rochelle. Je mets les loupiotes pour être vus par les autos, puis pour voir la route devant ma roue.

Arrêt au dépanneur chez Duff, découvert en 2019 avec Marcus et Olive, sous la pluie. C'est une belle petite épicerie ou je n'ai pas besoin grand chose mais je m'arrête pour le plaisir de l'endroit. C'est la fête, je me prends un Perrier et une crème glacée. 

Chez Duff, mon dépanneur préféré

De toute façon, il fait sombre maintenant et la nuit est toute à moi. Je profite de l'instant en prenant un cliché de la lune, communiant avec la croix. 

Non ce n'est pas le Mont Royal mais Ste Anne de la Rochelle

Nouveau décompte, 10 bornes jusque Warden, km 291. C'est la nuit noire, je sais qu'il reste 2 ou 3 raidillons avant de rejoindre la 112, route de la délivrance des côtelettes. Tout est silencieux dans la campagne, avec la lune comme seule compagnie mais son croissant n'éclaire pas tellement. Quelques joyeux feux de camp s'allument autour de moi. Je poursuis mon film de moments intenses. 

Km 296, enfin la grande route, pas si achalandée que cela en début de soirée. J'ai encore quelques heures à rouler dans la noirceur alors j'économise ma lampe en baissant l'intensité quand l'éclairage urbain est présent. 

J'atteins la banlieue de Grandy et je file au Subway au km 308, il est 21h30. Manque de bol, c'est porte close à 21h. Je sprinte donc jusqu'au McDo qui ferme à 22h, ouf ! 

Accostage au McDo avant 22h

Vite, un trio burger-frites-pepsi pour remettre du fuel dans le réservoir. Je recharge mes appareils électroniques, GPS et iPhone, ainsi que mes écouteurs Bluetooth qui viennent de me lâcher. Tout le monde a besoin d'énergie à ce moment du brevet. De nombreux visiteurs déçus se cognent aux portes fermées à l'heure fatidique, je rigole dans ma barbe. 

Recharge des instruments de bord

Je réponds par texto à ma chérie qui me demande des nouvelles. Elle n'est pas trop inquiète tout de même, car elle me voit avancer sur le tracker. Mes amis FB m'encouragent aussi, je n'ai pas le temps de leur répondre. Je dois continuer avant de m'endormir. Une tite rasade de Gatorade et me voilà reparti. 


 Quatrième 100: Rallier St Lambert de nuit, et comme on peut


A plus de 22h, la nuit commence à se faire fraiche, le mercure descend vers les 10 degrés dans les zones froides. J'ai mis mes manches longues ainsi que mon gilet jaune réfléchissant du PBP. Cela constitue un bon coupe vent contre les courants d'air frisquets. Parfaitement équipé, je dévale donc la piste cyclable de Granby en faux plat descendant, bien agréable pour soulager les jambonneaux, très sollicités.

Km 316, j'attaque la piste des Champs, bien tranquille à cette heure tardive. Les seuls habitants de cette contrée est la faune animale. Une moufette vivante par-ci, attention à ne pas se faire asperger. Une course avec un raton laveur par-là, des chats à la saison des amours et de nombreux lièvres qui effectuent leur exercice nocturne. 

Je file doucement dans la nuit qui m'enveloppe. Un petit vent de NO souffle dans les parties découvertes, lorsque la piste sort du boisé. Je n'ai plus faim, plus soif, je pédale tel un robot à une moyenne de 22 km-h. Pour me tenir éveillé, petite rasade de Gatorade ! Je longe le camping animé de bruyants fêtards picolant autour des feux de joie qui crépitent. 

Km 337, j'atteins St Césaire, contourné par la piste cyclable. À la halte, je m'arrête. Machinalement, je veux faire un refill de mon Camelbak, encore bien plein, juste pour la forme, au cas ou je traverserai un désert, peut-être. À la lueur de ma lampe, car il n'y a pas d'éclairage publique, je passe 5 minutes sur le banc, à méditer sur mon sort. Il est presque minuit docteur Schweitzer. Pas de trace de Gaby, bien sûr, ça fait longtemps que j'ai abandonné l'idée de revoir mes compagnons, certains doivent être même sur le point d'arriver. 

Une tite rasade de Gatorade et hop !

Km 342, je quitte la piste pour rattraper la route de Rougemont, les autos se font de plus en plus rare. Je roule silencieusement dans la plaine, en direction de St Jean Baptiste. Bifurcation à droite, attention pont barré, je l'évite juste à temps. 

J'attaque à présent la vraie dernière côtelette de ce brevet, l'ascension du mont St Hilaire par la face sud, altitude 106 mètres. Bien entendu, cette bosse est hachée menue par mon 26x25, moulinage idéal pour générer peu de fatigue pour avaler le relief. Sommet atteint au km 355. 

L'avant dernier checkpoint se profile, c'est l'Ultramar d'Otterburn Park au km 360. C'est fermé, comme prévu, il est en effet 1h15. Ce Couche Tard s'est couché tôt ce soir. J'y fais une pause symbolique pour m'alimenter sans conviction, crotte de fromage et Gatorade, subtil mélange. Je remarque une bouteille d'eau laissée par les camarades me précédant. Ils ont dû y passer avant la fermeture, je ne sais vers quelle heure. 

Le fantomatique checkpoint d'Otterburn Park

Je cogne des clous, j'ai mal au cou. Il me faut pourtant terminé car il reste 41 bornes. Alors, let's go vers la civilisation. Petite descente pour retrouver l'altitude presque nulle du Richelieu et sa chaleur toute relative, wow 13 degrés. Le bruit des chutes d'eau me berce mais il faut rester éveillé. Petite rasade de Gatorade. 

Mon pédalage est maintenant automatique, je n'ai plus de puissance, mon popotin commence à demander grâce. Km 373, après le pont du Richelieu, je stoppe afin de m'étirer les vertèbres du cou et fermer les yeux pendant quelques secondes, le temps d'une micro-pause. J'ai une pensée pour Ralph qui s'endormait aussi lors du dernier  600, c'est ce que me racontait Gaby ce matin. 

Je continue mon chemin de croix en traversant Chambly, il y a encore quelques âmes qui vivent, certainement embrumées de vapeurs diverses. Au moins, il y a de la lumière et un peu d'action, ça me distrait.

Je quitte le village en virant à gauche sur Bellerive au km 389. Ultime segment de nature plongée dans la noirceur. Je roule au radar sur cette route, des centaines de fois empruntées. Plus faim, plus soif, plus de force. Encore Grande Allée, roulée en sens inverse au petit matin, c'était il y a une vingtaine d'heure !

Ouf, voici l'overpass de la 30 et les lampadaires de St Hubert. Ça achève, boulevard du Quartier, Lapinière, Victoria, mon Garmin passe au fatidique kilomètre 400. Je suis arrivé et je n'irai pas plus loin. Pas besoin d'aller au dépanneur Bon Coin pour signer mon bout de papier, la distance est réalisée, le brevet est terminé, il est un peu plus de 3h. 

400 bornes au Garmin, je n'irai pas plus loin !


Épilogue


Résultats du brevet, Sebastian a franchi la ligne d'arrivée le premier en 19h41, nicht so schlecht fur den ersten 400 ! Suivi de Jean et Mitch en 20h10 puis de Gaby en 21h10. Quant à moi, un peu plus de 22h d'efforts réalisés à 21 de moyenne. C'est pas mon meilleur temps mais pas le pire non plus. J'ai roulé la distance et c'est ce que je voulais. 

C'est bien dommage de finir seul. Mais avec 5 participants roulant à des vitesses différentes, c'est inévitable. En formule Audax, ce serait sûrement mieux, partir ensemble et arriver ensemble, tout en s'encourageant. J'espère réaliser ce rêve un jour au Québec, pour des brevets moyennes distances. Il y a encore du chemin à faire icitte, mais à force de persévérance, je pense pouvoir atteindre cet objectif. 

Tout compte fait, 400, c'est juste 4 fois 100 ! 

Et 4 fois 400, c'est juste 1600, la distance du brevet Miglia en Italie.

Pensée du moment pour Fred, Marcus et Olive qui y pédalent ...

Pensée aussi pour l'autre Olivier, le frenchy, en route pour le Tour de France Randonneur. 

Presque 4800, c'est juste 4 fois 1200 !!! 

C'est juste 4 PBP enchainés !!! 

À chacun ses défis ...


À bientôt pour de nouvelles aventures.


Voici le compte rendu de Jean:

Cinq participants pour ce troisième brevet de 400Km de 2021. Température entre 20 et 27 degrés donc très confortable. Nous sommes partis tous les 5 ensemble mais à Chambly Gabriel et moi nous sommes aperçus que les trois autres avaient disparus. Nous avons appris par la suite que Michel avait eu un problème avec la batterie de son DI2. Michel nous a rattrapé à une trentaine de kms de Frelighsburg et au même moment Gabriel a décidé de rouler seul à son rythme.

À Frelighsburg nous sommes allés au restaurant Lyvano, là où Foglia aimait bien leur tarte au sirop d'érable, où j'ai pris un carré à l'érable délicieux. Je l'ai recommandé à Gabriel mais il l'a trouvé un peu sucré à son goût mais il faut dire qu'il venait de manger un gâteau aux carottes et un autre dessert avant de le manger ;-)

Michel et moi partons de Frelighsburg ensemble et en haut de la Joy Hill on voit Sebastian qui a cassé sa chaine. Il n'a rien pour faire la réparation et avait appelé son amie pour venir le chercher. Michel et moi avons de quoi faire la réparation et 20 minutes plus tard c'est réparé. 

On fait un bout ensemble tous les trois, Michel un peu à l'arrière. À Mansonville je vois que Sebastien continue tout droit plutôt que de tourner à droite. Je le rattrape pour l'en avertir mais au retour pas de trace de Michel au dépanneur et on ne le reverra qu'à Knowlton. On se rend ensemble à Sutton où l'on prend un bon 40 minutes pour se reposer et bien s'alimenter.

Au départ de Sutton je vois une cabine de toilette et décide d'y arrêter ce qui fait que je ne reverrai plus Sébastian car lorsque j'arrive au prochain contrôle seul Michel y est. Il repart quelques minutes avant moi mais il va arrêter quelques minutes à Notre-Dame-de-la-Rochelle ce qui me permettra de le rejoindre. On fera le reste du parcours ensemble, incluant un arrêt au Subway de Granby, pour terminer à 1h10 du matin.


samedi 17 juillet 2021

MTL-QC 2021 en 2 jours avec Alex

Prologue

Après notre MTL-QC 2020 en 3 jours, nous voici repartis dans cette folle aventure ! Pour 2021, le défi est d'effectuer le trajet en 2 jours car Alex a bien grandi depuis l'an passé. Nous changerons aussi notre itinéraire en passant cette fois par la rive sud et donc en grande partie par la route 132. 

J'ai fait essayer mon vélo Marinoni Turismo, détenteur du PBP 2015, à mon fiston, puisque celui-ci a maintenant la même taille que son papounet ! Nous nous sommes entrainés en réalisant 2 sorties la semaine précédant le départ. Une première balade de 54 kms avec les HQ Riders, Sylvain et Eduardo, un aller-retour sur la piste cyclable la Riveraine de St Lambert à Varennes. Puis une seconde ride de 73 kms en duo sous la canicule, départ sur les pistes longeant le fleuve, traversée des plaines montérégiennes, et retour par la piste de la forêt de Chambly.

Une nouvelle aventure père-fils va commencer

Tout s'est bien déroulé, Alex est maintenant très à l'aise sur le vélo. Il a aussi fait l'apprentissage des cales aux chaussures, nouveauté pour lui. Cela va lui permettre d'être encore plus intense sur les pédales et donc plus rapide, ce qu'il a démontré ces derniers jours en maintenant une moyenne de 24 km-h avec facilité. 

Durant mes 2 semaines de vacances de Juillet, je dois choisir les deux journées propices à notre randonnée. Je cherche une période de 48 heures ou les vents s'alignent dans le bon sens, c'est à dire de l'Ouest vers l'Est, idéalement sans pluie et si possible, pas trop caniculaire. Samedi et dimanche semblent remplir ces conditions météo, puisque les vents seront quasi nuls, pas de pluie dans les prévisions et la température ne devrait pas dépasser les 28 degrés en cet été déjà fort chaud. 

Il ne me reste plus qu'à réserver l'hôtel à mi-chemin de notre parcours, préparer le matose à emporter, cette année nous voyagerons léger, et surtout bien récupérer des forces et de l'énergie avant le jour du grand départ.


Étape 1 - Samedi 17 Juillet

Plan de match stage 1

Réveil 4h30, nous voulons partir tôt pour profiter de la fraîcheur matinale. La météo annoncée est au rendez-vous, ça va être une belle journée de vélo. Nous avalons notre petit déjeuner, les célèbres gaufres Nutella pour Alex avec jus d'orange et les fameuses tartines toastées et confiturées avec café pour bibi. 

Mes 2 Marinoni vont rouler côte à côte

Je lance le tracker sur mon iPhone pour que la proche famille et les amis FB puissent nous suivre et surtout nous encourager. Il est 6h pétantes, c'est l'heure de prendre la photo de départ. Nous nous mettons en selle pour une nouvelle aventure. Notre MTL-QC 2021 est lancé !

Photo de départ vers 6h, pas trop réveillés !

Km 0 pour les premiers tours de roue sur Simard, désert à cette heure. Puis nous filons sur la piste cyclable que nous ne quitterons pas jusque Varennes dans 27 bornes. La température est de 17 degrés, c'est pour cela que nous voulons rouler à la fraiche. Comme prévu, le vent est quasi nul et de Sud-Ouest de surcroit, donc dans le sens escompté !

Pas un chat sur Simard, pas besoin de la piste

Sur le parcours longeant l'ile Notre Dame et le Casino (km 5), il n'y a pas un chat. Juste quelques marmottes et écureuils profitant de la tranquillité matinale et surtout sans activité humaine. Mis à part quelques lève-tôt, comme nous ! 

Marmottes et écureuils sont de sortie, zut je les ai loupés !

On file à bonne allure sur cette véloroute maintes fois empruntées, notamment en début de semaine lors de notre entrainement avec les HQ riders. Nous dépassons la marina de Longueuil, le club d'aviron puis le resto beach de la marina de Boucherville (km 19).

Bienvenue à Bouch beach !

La route est bien tranquille jusqu'au premières maisons résidentielles avec piscine de Varennes et son magnifique parc de la Commune, en bordure sauvage du fleuve (km 27). Nous y faisons notre première halte vers 7h15 pour un pipi et une collation. 

Même pause qu'avec les HQ riders, en terrain connu

J'ai emporté des petits kits Nutella avec bâtonnets à tremper, on se régale. Je prends des photos ici et là pour documenter notre périple, fiston est déjà tanné d'être la star du jour. 

Alex fume un joint ? Non, une baguette de Nutella !

Nous poursuivons par la piste cyclable traversant le charmant village puis celle-ci s'arrête brusquement, pour cause de travaux. Il faut donc prendre la 132, qui possède heureusement une bande cyclable généreuse et correctement asphaltée. Quelques usines coincées entre le fleuve et la route, déversent leurs nuages de fumée blanche, ce qui n'est pas trop bucolique, mettons !

Piste cyclable fermée pour cause de cônes oranges !

Au km 35, un cycliste nous rejoint par l'arrière. On se salue et je remarque un accent français. Nous faisons donc connaissance avec Gael de Ste Julie, débarqué au Québec il y a 6 ans avec sa famille, il est originaire de la banlieue de Lyon, malgré son prénom plutôt ... gaélique !

Connaissance avec Gael, un nouvel ami Strava

En arrivant à Verchères (km 41), nos chemins se séparent, nous le laissons filer vers son destin. 

Un peu d'histoire à Verchères

J'ai prévu quelques jalons sur ma feuille de route et nous profitons de l'endroit sympa pour relaxer un peu et apprécier le paysage sur le fleuve. 

Sympathique halte du km 41

Nous poursuivons sur cette 132 qui côtoie de plus près le fleuve mais encore quelques industries lourdes. 

La 132 suit le fleuve dans une lumière irréelle

Il y a notamment, Arcelor-Mittal, gros producteur d'acier, d'origine européenne, ou j'ai failli travailler lorsque j'étais consultant il y a quelques années. Je constate que c'était bien loin de Montréal, presque 50 bornes !

Compagnie ou j'ai failli travailler

Voici Contrecœur et son casse-croute bienvenu, le Gueuleton du km 54, on a prévu de s'en payer une tranche ... de toasts. Il est 8h45 et justement, j'ai faim ! 

Casse-croute à Contrecœur, on y va de bon cœur !

Nous entrons masqués dans la salle à manger pour avaler un café, des œufs tournés et quelques rôtis. 

C'est-tu le bon endroit pour le masque ?

Alex se contentera d'un jus de fruits, il se réserve pour le McDo un peu plus loin. Une demie heure plus tard, repus et reposés, nous repartons pour la suite des festivités.

Œufs tournés, rôtis, patates, le tit déj québécois !

La 132 se fait plus agréable avec le St Laurent bien visible et ses quelques iles, celles de Contrecœur et de St Ours (km 62). En face, c'est Lavaltrie puis Lanoraie, lieu de drone de l'an passé, Alex a l'œil et il l'a remarqué. 

Derrière les îles, c'est Lavaltrie

L'air se fait plus humide et les accotements plus ombragés. Nous arrivons au parc des Grèves (km 70), lieu de ski de fond cet hiver avec ma chérie. 

La 132 avec belle bande cyclable fleurie

Nous y sommes allés 2 fois tellement nous avons apprécié l'endroit. C'est pourtant plat mais les pistes sont bien tracées (car pas loin de Tracy) et surtout gratuites. Petite photo en signe de pèlerinage.

Cet hiver, j'ai skié icitte

J'égrène encore mes souvenirs quand nous passons devant le motel Verseau, lieu de dodo l'an passé avec Alex, lors de notre escapade vélo de montagne à Bromont. Je commence à connaitre pas mal d'endroits au Québec, ma collection s'agrandit avec le temps qui passe.

Autre souvenir de l'an passé, le cossu motel Le Verseau

Bientôt, nous apercevons les cheminées dégueulantes de grosses fumées blanches au passage de l'usine toute rouillée de Rio Tinto, Fer et Titane (km 78). Cela est certainement dû au fer oxydé car le titane ne rouille pas ! Y a juste à jeter un œil sur mes 2 Marinoni, le Turismo en acier a des points de rouille alors que le Piuma Ti devrait y échapper éternellement.

Quelques industries polluantes à Tracy

Sur la route de Sorel, Alex s'amuse à bloquer sa roue arrière lorsqu'il freine, c'est bien un ado qui rigole pour un rien. Cependant, il me montre tout penaud, son pneu arrière qui a perdu pas mal de gomme on commence même à voir le treillis de la sous-couche ! Houlala, espérons qu'on pourra rejoindre Québec sans problème, avec ce Gator Hard Shell de Continental. C'est allemand et donc synonyme de robustesse, on verra bien.

Alex fait de la fumée en freinant, le pneu arrière souffre

Le Richelieu est franchi alors qu'il se jette dans le fleuve à St Joseph de Sorel. Nous ne sommes pas loin du traversier qui rejoint St Ignace de Loyola, non loin de Berthierville. Encore des coins bien connus lors de mes multiples randonnées dans ces secteurs, notamment cette année avec mes breveteux du club. 

Pont du Richelieu qui se jette dans le St Laurent

Nous atteignons le restaurant préféré du fiston, le sacro-saint McDo de Sorel (km 81). Pour ma pomme, je n'ai pas très faim car je suis encore sur mes œufs du Gueuleton. Alex veut le gros burger, mais comme il n'est pas encore 11h, le fast food ne sert que des déjeuners. On passe la commande pour s'apercevoir que les burgers sont à présent disponibles. Nous rajoutons donc un hambourgeois à notre commande.

Le temple de la fast food selon St Alex

Dans l'attente d'être servi, fissounet fait tomber sa gourde remplie d'eau glacée. Celle-ci, quoiqu'en plastique mou, se brise net. Je suis très déçu et passablement en tabarnak car c'était mon célèbre bidon du PBP 2019, trophée important dans ma carrière de randonneurs au long cours. J'en verse une petite larme de tristesse.

Dernière photo de ma relique de PBP 2019

On déguste nos protéines à l'intérieur pour profiter de la fraicheur. En effet, le thermomètre commence à s'affoler à l'extérieur. Alex se goinfre jusqu'à la dernière miette, il sera bien rempli en calories, le fiston. 

Papier, carton, plastique et bad bouffe ...

Après 30 minutes au frais, il est temps de remettre le cap à l'Est. Nous allons quitter les rives du St Laurent pour nous enfoncer dans les terres. 

Piste cyclable de Sorel déjà roulée lors du OQO 1000 de 2018

Au km 82, nous attrapons la superbe piste cyclable de la Sauvagine, bien ombragée, droite et plate, une vraie partie de plaisir pendant 8 bornes. 

Alex s'en paye une bonne tranche !

Au bout de la piste, à Picoudi (km 91), il nous faut malheureusement reprendre la 132, de plus en plus achalandée par les autos, et un tantinet surchauffée. Au moins, il y a une belle bande cyclable, nous ne sommes pas frôlés de trop près. 

Retour sur la 132 surchauffée et achalandée

Nous franchissons la rivière Yamaska (km 98) au village du même nom. Nous visons le prochain arrêt réconfort dans 12 bornes. 

Un 2 roues salue un autre 2 roues

Vers 13h, nous atteignons Pierreville (km 110), non loin de la réserve indienne d'Odanak, peuplés par les Abénakis. 

Franchissement de la rivière St François à Pierreville

Je fais remarquer à Alex qu'Odanak se lit à l'envers Kanado, ce qui ne le fait pas rigoler. Du coup, je m'arrête pour me rouler par terre, car je suis mort de rire (mdr). 

Les Waban-Aki, les premiers habitants du Kanado

On se réfugie dans la fraicheur de l'Ultramar répertorié sur le road book. Nous ressortons avec de l'eau plate et à bulles glacée, des fruits coupés, une tarte au sucre et des bonbons ! Dégustation sur la table de picnic juste à côté, tout est prévu, quelle organisation. 

Joyeux festin plus santé dans la bonne humeur

Maintenant, notre objectif du jour est à portée de pédales, il reste 38 bornes jusqu'à l'arrivée du jour. Nous sortons du village Adalômkamek par la 132 et bifurquons à droite sur le rang Ste Anne ou le trafic s'estompe grandement. 

Loin du trafic de la 132

La petite route de campagne est à nous, plus trop besoin de surveiller nos arrières, ni de respirer les gaz d'échappement. Au km 116, nous roulons sur le chemin du Pays Brûlé, au milieu des fermes et des champs. Effectivement, nous semblons carbonisés dans ce paysage inondé de moiteur. 

Ferme agricole sur le chemin du Pays Brûlé

Pour rompre la monotonie de la ride, il y a quelques montées et descentes ou Alex essaie de battre son record de vitesse. Pour lui ce sera 49 km-h et pour moi 50 km-h, j'ai gagné ! Fiston s'essaye aussi lâcher le guidon et rouler sans les mains, j'immortalise l'instant, qui est risqué.

L'acrobate du vélo du Soleil

20 bornes plus loin, nous retrouvons la civilisation à Nicolet et le franchissement de sa rivière de même nom par la 132. 

Sur la prestigieuse route des Navigateurs du 17ème siècle

Alex m'offre un festin glacé au McDo du km 139, un sundae bien sucré au caramel. 

Une bibitte sucrée pour Papi Brossard !

Notre lieu d'étape n'est plus qu'à 9 km. Avec le vent dans le dos et remplis d'énergie, nous en finissons rapidement. 9 heures et 30 minutes pour 148 kms à 24 de moyenne, bravo fiston ! 

Full gaz pour fiston, vent dans le dos

Voilà St Grégoire et son secteur commercial en bordure de la 55, l'autoroute qui franchit le St Laurent par le pont Laviolette et va rejoindre Trois-Rivières. On comprend maintenant pourquoi notre hôtel s'appelle Complexe hôtelier le 55 ! Il est 15h30 lorsque nous passons à l'accueil pour récupérer la clé et régler la note. 

Hôtel de luxe pour à souère, on ne se refuse rien

Nous nous installons dans notre belle chambre climatisée à 2 lits doubles. La douche est la bienvenue, c'est le moment de relaxer. 

Pas si mal notre écurie, ou est la paille ?

Un peu de téloche puis nous cherchons un endroit ou nous restaurer pour reprendre des forces en vue de demain. D'abord, petit tour au Métro Plus par se procurer des liquides, thé glacé pour le fils et bière pour le père. Aussi quelques chips pour récupérer des sels minéraux. 

Premier à la douche, ça va faire du ben !

Puis on décide d'aller au restaurant du 55 pour prendre un plat chaud. Ce sera poutine bien sûr pour Alex et bonne pizza fruits de mer pour bibi, on se régale. Nous finissons la soirée, allongés sur nos lits respectifs. Je fais un rapide massage des jambonneaux de mon ado. Il semble apprécier même si c'est douloureux, un tantinet maso, le gars ! Pour moi, tout va bien, pas besoin de dorloter mes muscles, ils ont pas mal de milage ces temps-ci ! 

Pasta et poutine, les carbos du cyclo

Je me regarde un vieux film français avec Pierre Richard, le coup de parapluie tandis qu'Alex se connecte sur le web avec son cell, YouTube et compagnie. Différentes générations, différents médias ! Bonne nuit les petits, pas trop tard quand même. Demain, on veut partir tôt pour profiter encore de la fraicheur.

Légumage téloche pour le repos des guerriers


Strava stage 1


Étape 2 - Dimanche 18 Juillet

Plan de match stage 2

6h, la douce musique mon iPhone retentit, c'est l'aube d'une nouvelle journée d'aventure. Alex pionce encore, d'un sommeil d'ange heureux. Je range les affaires à remettre dans les sacoches, fiston se réveille à son tour. 

Au son du clairon, debout fiston !

Check de la météo qui devrait s'avérer clémente pour des cyclos motivés comme nous, peu de vent, même si contraire, c'est le plus important. Pour la chaleur, on va gérer. Pour 7h, nous plions les gaules et sortons du motel. 

Déjà en feu pour démarrer la journée

En route pour ... le Tim Horton, juste à côté. On recharge les accus devant un bon petit déj, un Timatin-café pour bibi, 2 Timatins-jus pour Alex.

Papier, carton, plastique et fast déjeuner ...

Le véritable départ se fait vers 7h30, nous disons au revoir au complexe commercial de la 55, direction Est.

Pour Trois-Rivières, prendre le jet ski !

L'air est déjà humide malgré les 18 degrés. Nous empruntons le chemin Leblanc en bordure du lac St Louis selon la map, mais invisible de la route. 

Photo de départ étape 2, toujours pas réveillés

La remise en selle et en jambes se fait sans problème, nous rejoignons déjà Wôlinak, réserve indienne rattachée à Bécancour (km 10). Nous longeons une rivière bien connue, par le boulevard du Danube, que nous franchissons ensuite. Oups, c'est juste la Bécancour, le doute était permis !

C'est ça le Danube ? Non, c'est la Bécancour !

On aperçoit la 132 au km 14 mais restons sur une charmante piste cyclable qui s'enfonce dans la verdure pendant 7 bornes. 

Encore une belle piste pour nos pistards

Nous passons à proximité de la centrale nucléaire de Gentilly (km 20), désormais arrêtée par Hydro-Québec en 2012. Celle-ci ne sera démantelée qu'en 2062, soit dans 50 ans. On ne stoppe pas cette énergie là en tournant simplement un bouton ! Pas de nuage radioactif à l'horizon, nous pédalons tout de même à toute vitesse pour nous extraire de la zone.

L'ombre du nucléaire a plané dans ce secteur

Au km 22, nous retrouvons la 132 pour ne plus la quitter pendant 100 bornes. Faudrait être nono pour nous égarer en chemin ! Des panneaux oranges nous indiquent que des travaux approchent, pas de chance pour nous. Ce sera 2 bornes de garnote avant d'arriver au gentil village de Gentilly (km 27), il est 9h.

Retour sur la 132 en travaux à Gentilly

Pause sanitaire et grignotage dans le parc de l'église, il fait déjà soif. 

Une petite prière pour notre sécurité, amen

J'aime le Subway de la place, logé dans une maison ancestrale, plus que centenaire nous informe un cycliste local de passage. Je l'avais déjà visité en 2013 lors d'un QC-MTL, le lendemain d'un MTL-QC avec mon pote Marcus. Toute une autre aventure pour moi.

Le Subway local datant du début du siècle

C'est reparti. À la sortie du bourg, on passe vite fait devant le moulin Michel, situé en bas d'une descente. Je regrette de ne pas avoir fait la pause dans ce lieu historique et touristique. Ce sera pour une prochaine fois, on ne peut pas s'arrêter toutes les 5 minutes !

Porte bidon et porte chips, tout est prévu sur le Gran Turismo

Nous longeons à présent le fleuve, mais à distance et en léger surplomb, offrant de belles vues sur les villages de la rive nord et son chemin du Roy. Au km 38, on distingue une chapelle en face, Alex me confirme que c'est Batiscan, lieu de drone en 2020. 

La route surplombe le fleuve découvrant les villages en face

Nous dépassons St Pierre les Becquets (km 40) puis nous visons l'arrêt casse-croute dans 10 bornes, faut motiver les troupes. 

Bon, quand est-ce qu'on mange ?

Nous rattrapons un cyclo avec qui j'entame un brin de causette. C'est un monsieur de 70 ans du village voisin de Deschaillons qui fait son tour matinal pour se garder en forme. Il me conte ses exploits de jeunesse et il nous propose de nous ravitailler en eau. 

Interview avec la vedette de Deschaillons

C'est ben gentil monsieur l'inconnu mais nous arrivons déjà à notre cantine, le casse-croute Capri, c'est donc fini, notre entrevue !

Capri, ce n'est pas fini, plutôt le début du casse-croute

C'est le même genre de boui-boui qu'hier matin, situé aussi au km 50 ! On y sert des déjeuners pas chers, genre 2 œufs tournés avec rôties et fruits pour moé, crêpes au sirop de poteau pour Alex. La madame a l'air un peu bourrue mais elle devient plus aimable au moment de payer la facture. 

Les morphals ont tout dévoré dans cet endroit lugubre

Rassasiés et rafraichis, nous quittons l'accueillant village de Deschaillons sur St Laurent vers 11h15. La chaleur de la journée est maintenant installée, c'est chaud et humide sous le soleil. Nous enjambons la Grande Rivière du Chêne à Leclercville (km 61). 

Descente au niveau du fleuve à Leclercville

Pause sur le pont pour admirer le cours d'eau qui se déverse dans le fleuve, au grand plaisir des paddle surfeurs et autres kayakistes chevronnés du camping municipal. 

Activités nautiques bien appréciés sur la Grande Rivière du Chêne

Côtelette pour repartir, le fiston est en bonne forme, et plus rapide que moi dans les ascensions. C'est pas dur, chus tellement poche ! Tantôt il fonce devant, tantôt il traine derrière. Ce n'est pas grave pourvu qu'on avance, nous sommes dans les temps du plan de match. 

La piste, la 132, le fleuve et la canicule

À Lotbiniére au km 68, nous n'allons pas à la halte touristique qui descend jusqu'au bord de l'eau par une pente à 13%. Alex n'est pas chaud ou plutôt a trop chaud, à l'idée de remonter ensuite ! Nous stoppons donc plus loin, à la belle et vieille église. Sur cette route de l'époque des Navigateurs, on remarque que la religion est bien implantée avec tous ces lieux de culte dans chaque village traversé. 

Beaucoup de foi avec toutes ses églises

Nous atteignons ensuite la pointe Platon (km 76) ou le fleuve fait un coude. En face, nous apercevons le quai de Portneuf, halte étape de 2020, beaux souvenirs de l'hôtel, du souper du soir et du vol de drone survolant le St Laurent à la tombée du jour. 

Le magnifique quai de Portneuf au crépuscule, drone Alex 2020

Encore des cônes oranges sur la 132, signalant une zone de travaux et une route en gravelle. Alex enfonce sa roue avant dans un passage de sable mou. Il n'a pas le temps de déclipper et s'étale à terre à faible vitesse. Plus de peur que de mal, heureusement.

On n'échappera pas aux cônes oranges

Nous avalons quelques bornes supplémentaires et vers 13h, nous voici à Ste Croix (km 87) et son Métro, synonyme de bouffe et de boissons fraiches, nous en avons bien besoin. Fruits en barquette, liquides glacés et crottes de fromage constituent notre butin. 

Youpi, c'est l'heure du lunch

Nous allons dévorer tout cela au joli parc détente de la rue de la Falaise, tout un programme.

Une paire bien allumée à Ste Croix

En effet, cette sympathique halte touristique surplombe le fleuve de belle manière. J'avais repéré cet endroit  lors de notre voyage en van ou véhicule récréatif, l'an passé avec ma chérie. Avec ce moyen de locomotion, cela nous donnait le temps d'explorer, sans fatigue. 

Joli endroit repéré lors de notre aventure Van life de 2020

Nous ne sommes pas les seuls à profiter du superbe point de vue, malheureusement plongé dans une brume de chaleur, nullement dissipée par une brise quasiment inexistante. En revanche, nous entendons très bien les sirènes des bateaux, pourtant très loin. 

Roméo et Juliette admirent le paysage

Il nous reste 48 bornes à parcourir, le moral est bon, nous sommes confiants d'atteindre notre but bientôt. Le ciel s'est couvert d'un voile nuageux, la température est descendue de quelques degrés et ça fait du bien. Nous roulons à bonne allure sur la 132 qui devient de plus en plus achalandée à l'approche des grands centres de Lévis et Québec. 

Brume de chaleur, oups ! Allumez la lumière svp

Après un tronçon rapidement exécuté, nous profitons d'une table à côté d'un Crevier (km 102) pour reposer les chevaux, et leur donner un peu d'avoine. Quelques crottes de fromage et de chocolat feront l'affaire, étrange mélange ! On repart vers 14h30.

Des tables accueillantes à Ste Antoine de Tilly

Quelques bosses font leur apparition en arrivant du côté de St Nicolas, la vitesse s'accélère encore, on a maintenant hâte d'arriver. Quelques lumières, davantage de trafic et voici notre ultime arrêt, le McDo du coin au km 124. 

Un McDo et fiston est à son affaire

Alex a bien mérité son burger ! Mais pour moi, ce sera un sundae au chocolat avec Pepsi, quelques bonnes sucreries pour finir le travail.

J'ai avalé mon burger, je prendrai bien ton dessert

Nous retrouvons les ponts de Québec au km 126. Nous ne franchissons pas le fleuve puisque nous sommes déjà sur la rive sud, c'est l'avantage de prendre la 132. 

Voilà les ponts que nous ne franchirons pas

Alex est en terrain connu, avec le pont sur la Chaudière puis la piste cyclable de Charny. Il fréquente souvent ces endroits lorsqu'il s'entraine régulièrement, hum, hum ...

On arrive, voici les routes d'entrainement du fiston

On roule sous les lignes d'Hydro (km 131), St Jin Chrysostome est à portée de fusil. 

Longue fut la route, la fin se profile ...

Un dernier détour par les petites rues et voilà le 883 des Prunelles avec sa maitresse de maison qui nous attend de pied ferme. En effet, elle surveillait de près notre progression grâce au tracker sur mon iPhone. Elle agite les pompons telle une Pom-Pom girl, c'est la fête au village. Il est 16h30, mission accomplie ! 

Véro est notre charmante Pom Pom girl !

Ultime photo d'arrivée devant le domicile du fiston, youpi, c'est dans la boite ! 

Les forçats de la route ont encore réussi leur défi 2021


Strava stage 2

Épilogue

Pour la 2ème année consécutive, mon fil a réussi le défi proposé. De MTL (St Lambert) à QC (St Jean Chrys.) en 2 jours, étape 1 de 148 km et étape 2 de 138 km. Je suis très fier de lui car il n'avait pas beaucoup de pratique cette année, seulement 2 galops d'entrainement de 54 et 73 bornes. Mais je savais qu'il était capable avec un peu de persévérance. Tel son père au même âge, à 15 ans, qui avait complété le tour de la Somme, département français, pour un total de 450 km en 3 jours. 

Bien sûr, il a mal aux cuissots, ce qui est tout à fait normal, si les muscles ne sont pas habitués à l'effort, comme les miens de 59 ans. À son âge, il s'en remettra vite. Surtout avec un bon massage prodigué par sa mère, une véritable experte.

L'année prochaine, ce sera le challenge final, MTL-QC en une seule étape !

Après cela, tu seras un randonneur accompli, mon fils. 

Rendez-vous dans un an, en été 2022. J'ai bien hâte, et Alex aussi ...


Lundi 19 Juillet - Retour QC-MTL

Réveil 7h au sous-sol du 883 des Prunelles. Lever solo, je regarde le Tour de France, étape 20 du CLM, victoire de Van Aert, Pogacar est assuré du maillot jaune. Véro et Alex se lèvent vers 8h30, elle bosse aujourd'hui alors déjeuner vite fait. Pour les boys, c'est le retour vers Montréal en covoiturage par Amigos Express, 2x25$ pour nous + 2x10$ pour les vélos.

Prêt pour retourner à MTL ? À vélo ...

Départ 9h30 par la piste de Charny, vieux pont de Québec et arrivée au Shell sur Laurier après 14 bornes. 

Ce coup-ci, on se le fait le Vieux Pont de Québec

Mourad et son Grand Caravan est au RV avec sa barre de vélos assez peu sécurisante, merci. On installe les bécyks et la terreur durera tout le temps du trajet. 

Mourad me rassure, les vélos sont bien attachés Pascal !!!

Louise-Marie, Rose-Marie et Sonia font partie de l'équipée. Arrêt essence et sanitaire à Berthiervile par la 40, tout se passe bien quand même, les vélos s'accrochent à la vie. 

Un retour masqué à MTL à l'arrière du Grand Caravan

Mourad nous dépose métro St Michel vers 13h30, on rééquipe les vélos, puis direction Sud avec arrêt McDo de St Hubert et Beaubien. Par les pistes cyclables nombreuses à MTL, nous fonçons déguster notre joyeux festin au Parc Lafontaine, il fait chaud en ta. 

Un petit dernier McDo pour la route de retour, à vélo

Derniers coups de pédale par le pont Jacques Cartier pour retourner vers 16h30 au condo après notre folle épopée, MTL-QC 2021 et retour, 34 bornes à vélo de plus dans la musette du fiston, pour un total de 320 kms. Mission accomplie en un seul morceau, pour nous et les vélos ! 

Dernier franchissement du fleuve sur Jacques Cartier, MTL-QC 2021 est vraiment terminé