samedi 25 juillet 2026

200 Deux traversiers, chaude journée, attention danger


Prologue


Le brevets de juillet vont bon train ! 

J'ai pourtant raté mon 300 MTL-QC de la semaine passée, les conditions n'étaient pas au rendez-vous. Du vent, dans la mauvaise direction, de la grosse pluie, pour amplifier mes craintes ! J'ai donc chocké. 

Quand il pleut, il mouille, plus le goût de jouer à la grenouille !!!

L'été, ça peut être aussi chaud, très chaud. Même si je ne suis pas en chocolat, le risque est de fondre par tous les pores de la peau. Vais-je maintenant regretter de ne pas rouler sous une bonne douche ? Jamais content, cet humain ! 

Anyway, je serai au départ du prochain 200, je ne serai pas seul à suffoquer. Une vingtaine d'engagés pour cette randonnée des 2 traversiers, remaniée pour cause de fermeture du passage Oka - Hudson, nous passerons par Laval et l'ile Bizard. 

Vous avez dit Bizard, comme c'est bizarre !

 
Un traversier peut en cacher un autre, comme c'est Bizard !


Parcours

Gare de Vaudreuil -  Les Coteaux - Rivière-Beaudette (CP1) - Ste Justine - Rigaud (CP2)  - Traversier Pointe Fortune - St André - St Hermas - Vergers Lafrance (CP3) - Ste Marthe sur le Lac - Traversier Ile Bizard - Cap St Jacques - Ste Anne de Bellevue - Vaudreuil-Dorion (CF)


Richie, l'oiseau matinal


Météo

Temps beau et ensoleillé pour la journée. Température entre 18 et 32 degrés avec facteur humidex, vent faible tournoyant de 5 km/h à 15 km/h. Bref, une journée bien humide en après-midi.


Le énième beau vélo de Daniel


Date et lieu

Samedi 25 Juillet à 7h, départ du stationnement de la gare de Vaudreuil.


Gare de Vaudreuil, je m'entraine à lever les mains


Participants

19 : Gabriel A, Marc B, Olivier C, Yvon C, Richard C, Denis C, Michel J, Jacky L, Yves LT, Ralph L, Étienne P, Catherine P, Pascal P, Michel P, Frédéric R, Jean R, Daniel R, Jean S, Nicolas T.


Yvon, un autre dur à cuire


Sur la ligne de départ


Arrivé de bonne heure pour profiter du trafic inexistant et de la fraicheur matinale, je prends mon café croissant au Couche Tard - Lève Tôt !

Richard, tout comme Gaby, me rejoignent. Eux aussi sont des early birds !

Chaque protagoniste se pointe ensuite, sur le tarmac de la gare de Vaudreuil.

Affublé de mon beau maillot CVRQ, modèle prisonnier à bandes blanches, je me shoote avec les cyclos ayant le même accoutrement !

Jean S, sa première sortie 2026 au club

Une seule recrue aujourd'hui, c'est Denis C, un frenchy ayant pratiqué le cyclisme en  compétition,  en processus d'entraînement, bientôt à la RAQ, l'année prochaine au PBP. 

Des revenants au club, Daniel R, avec encore un nouveau vélo, faut dire qu'il est mécano chez un vélociste de Châteauguay. Aussi Jean S et Étienne P, sans son fils Milan, adepte de triathlon. 

Ma fidèle Catherine est là, sans son chum Fred, victime d'insomnie, et surtout adepte du Tour de France ! L'étape reine est aujourd'hui, avec trois cols hors catégorie, Croix de Fer, Galibier et Sarenne, plus de 5000 mètres de D+ en seulement 170 km !

Pour nous, ce sera moins de 1000 mètres pour 200 bornes, avec le mont Rigaud au programme. 

Distribution des cartes pour aider Marcus, briefing et cliché de départ, vroum, vroum, c'est parti. 


Une belle bande de randonneurs motivés



Étape 1, Vaudreuil-Dorion - Rivière-Beaudette, 46 km


Tous regroupés pour le moment, ça papote dans les rangs. Je me positionne dans le troupeau. Enchainement de pistes cyclables urbaines, puis on sort de l'agglomération en longeant le fleuve. Le soleil d'un jour naissant apporte une belle lumière sur les eaux calmes, avec l'ile Perrot, juste en face. 

Au km 10, voici Pointe des Cascades, les groupes se forment en fonction des vitesses. Un premier pack se constitue, composé de Richard, Yvon, Denis, Étienne, Michel P, Fred R, les 2 Jean, Daniel et Gaby. Deux autres se dépêchent de faire la jonction tant qu'ils les ont en point de mire. 

Le premier groupe en action

Le reste forme le gruppetto, avec Marc, Olive, Ralph, Michel J, Jacky, Cath et Bibi. Michel G est aussi du nombre, mais il ne fera pas le brevet au complet.

Le vent est quasiment nul ce matin, on roule sans forcer à 28 de moyenne. Sur le chemin du Fleuve, on se relaie à tour de rôle, tout le monde met la main à la pâte !

Au km 20, on pédale dans les Cèdres, il fait vraiment bon à cette heure, c'est la dolce vita ! 

Au km 30, c'est Coteau du Lac et son accotement sécurisé. Ralph cède un relais à Olive, qui monte le rythme inconsciemment, comme à son habitude. Dans son sillage, nous augmentons la cadence, tout en slalomant entre les poteaux parsemés sur la piste, faut faire gaffe ! 

Attention, on va changer de province. Et non, bifurcation à droite pour rejoindre le premier contrôle du Pétro Canada. 

CP1 de Rivière-Beaudette, il est 8h42, moyenne 27 km/h, pas pire. Le premier groupe est encore là mais il redémarre bientôt. 

Premier ravito au CP de Rivière-Beaudette

Les autres prennent la pause encore quelques minutes, le temps de vidanger, de se sustenter et d'échanger. Je n'achète rien, je mange la banane emportée, tout en buvant mon eau électrolysé, j'ai deux litres, autant les vider, je roulerai moins lourd ! 

Tite pause avant le départ

Après 16 minutes de farniente, dans la bonne humeur, nous reclippons. 


Étape 2, Rivière-Beaudette - Rigaud, 56 km, total 103 km 


C'est reparti sur la 325 par l'overpass de la 20, sur un bout de route pourrie. Puis à bâbord toute, pour longer la frontière sur le chemin St André. 

Je suis positionné derrière les meneurs Marcus et Olive, discutant tranquillement comme deux héros de Pagnol autour d'un pastis ! On roule pourtant autour des 30 à l'heure, je dois me démener comme un diable dans l'eau bénite, pour rester dans leurs roues. 

C'est toute la différence du niveau de forme entre un cyclo dilettante comme moi, et des randonneurs assidus aux longues distances, cumulant les centaines de kilomètres à chaque semaine. 

Après dix bornes à ce rythme, on reprend la 325, quasiment déserte du côté de St Télésphore. La cadence de nos deux lascars, accompagné de Jacky les collant de près, est un peu trop élevée à mon goût, je décroche. 

Michel G encourage Catherine à les suivre. Après deux poussettes et une partie de manivelles acharnée, notre féminine capitule. Elle vient rejoindre notre gruppetto, maintenant formé de deux Michel, un Ralph, une Cath et Bibi ! 

Poursuivant à notre tempo, nous remontons plein nord. Au km 68, St Justine de Newton est atteint. Michel G s'en va faire un pèlerinage au cimetière pour saluer sa défunte mère. Quel bon garçon ! 

Notre quatuor continue avec le relief qui commence. Quelques faux plats nous forcent à appuyer davantage sur les pédales. Nous dépassons et prions au Très Saint Rédempteur, tout un programme ! 

Notre Gaby national, dans son style voltigeur habituel, est rattrapé. Ralph est distancé, déjà victime de crampes, il n'apprécie guère la chaleur et l'humidité commençant à s'intensifier. 

Dès le km 82, le mont Rigaud s'offre à nous. Première ascension à l'ombre d'un boisé par le chemin St Henri, bordant l'érablière des Roys. Puis c'est la Culbute, nom du lieu-dit, nous faisant redescendre sur la 201 fréquentée et dangereuse. On la parcourt sur quelques hectomètres avant de retrouver la quiétude des routes ondulées de la montagne. 

On y va pour la belle partie de moulinette, dans la succession des pentes abruptes sur un segment de cinq kilomètres. Avec Michel J dans ma roue, nous jouons à l'élastique. Gaby et Cath naviguent à quelques encablures en arrière.

Au km 100, nous sommes au point culminant de la ride, attitude 213 mètres, sortez les masques à oxygène ! Avec Michel, nous attendons Cath pour effectuer la descente effrénée sur Rigaud, vitesse maxi à 65 km/h. 

CP2 du Super Dépanneur , km 103, il est 11h24, pause de 35 minutes. 

Il reste encore Nicolas, Yves et Frédéric. Ceux-ci nous tendent un gros bidon d'eau fraiche avant de décoller, c'est bien apprécié. 

Cath, Michel J, Gaby puis Ralph me rejoignent. L'ami Michel G arrive également, il va simplement faire la boucle du brevet sur la rive sud de la rivière jusque Vaudreuil, quand même 130 bornes au total. 

Michel G, comme good boy !

Alimentation à la limite du convenable dans ce super dép, super dégueux plutôt ! Les madames de l'épicerie sont bien gentilles mais la bouffe est horrible. Ce point de ravito sera à changer dans la future version du parcours. Je me contente d'un semblant de sandwich, d'un coke, et heureusement, d'un Magnum vanille fraise, une valeur sûre !

Le Super dép, super dégueux

Gaby, la pipelette gaspésienne, nous fait la conversation. Notre volubile orateur a toujours de quoi à raconter. Il se prépare en ce moment au 1200 Madrid Gijon Madrid, toute une performance à réaliser, dans la chaleur torride de l'Espagne, olé ! 

Lunch à l'ombre en bonne compagnie

Nouveau départ, j'attends Cath et Gaby terminant de se préparer, tandis que Ralph et Michel J disparaissent à la lumière. 


Étape 3, Rigaud - Vergers Lafrance, 53 km, total 156 km  


L'objectif immédiat est le traversier dans douze bornes. Saut de la 40, on longe la baie de Rigaud. Je mène un rythme trop soutenu pour Cath, un peu poussive après le lunch. 

Gaby utilise ses barres aéros pour me semer, ça a l'air assez efficace, merci. Au profit d'une pente douce, je le rattrape, le duo Michel et Ralph est dans notre collimateur. 

Cependant, ma partenaire n'arrive toujours pas à accrocher les wagons. En bon samaritain, je lève le pied. Du coup, Gaby s'échappe définitivement. 

Km 115, à allure relax, nous rejoignons Pointe Fortune. C'est le point obligé pour traverser la rivière Outaouais, d'autant que le passage est fermé à Oka. Ceci explique la bonne file d'autos en attente. Sans pitié, nos vélos leur passent devant, youpi !

Au moins Pointe Fortune fonctionne, youpi !

La fréquence étant assez rapide, nous embarquons sans trop patienter. Je règle la note, soit 5 randos x 3 = 15$, gracieuseté du club. La traversée s'effectue à 10 km/h, on est à au frais sur le pont du bateau, ça fait du bien. 

Au fil de l'eau devant la centrale HQ

Au débarquement sur l'autre rive, nous empruntons un nouveau tracé pour ce brevet. L'autre franchissement des différentes rivières se fera du côté de Laval et de l'ile Bizard. Légère côtelette sur la 344, je regroupe les troupes en haut, Ralph, Michel, Cath et moi. 

Cependant, nous allons perdre Gabriel après le pont sur la Rivière du Nord. Celui-ci va prendre la version 2 du parcours. celle déconseillée par Marcus car peu sécuritaire, paraît-il. Le tracé continue sur la 344 en bordure de l'eau, passant par Kanesatake et la Baie des Indiens, le CP3 se faisant à Oka, sans traversée ! 

Another group in the boat

Gaby trouvera l'itinéraire bien agréable et sans trop de danger. Dommage pour nous. Il rejoindra le parcours officiel à Ste Marthe sur le Lac. 

Quant à nous, nous suivons version 3 ;-(( Virage à droite pour arriver au casse-croute Miss Lély, ou Marcus, Olive et Jacky viennent de terminer leur casse-dalle ! Nous repartons ensemble, après un ravit-eau pour Cath et Ralph, toujours le gosier à sec ces deux là. 

Voilà 500 mètres de garnotte, ou nous sautillons à souhait. Ça ne s'améliore pas par le chemin de la Rivière Rouge, une véritable horreur, avec une route défoncée, pleine de trous et de patchs. Ce sera ainsi sur 6 km avant de retrouver le chemin Lalande. 

Le bout de gravelle suivi d'une bosselette est fatale à Cath, qui n'a pu suivre le rythme soutenu de Marius et Olive ! Ce n'est pas le genre à regarder derrière et attendre les copains. 

Michel, ayant aussi attendu notre féminine un moment, finit par filer à l'avant, lassé d'attendre. Ce sera un boulot pour Captain Audax ! 

En duo donc, j'ouvre la route pour Cath, en direction de St Hermans, vent favorable, ça roule bien. 

Km 133, dans une côtelette, ma partner se met à rouler au ralenti, elle hurle de douleur, puis s'arrête. Elle ressent une crampe ... au genou, me dit-elle ! Bizarre, c'est au niveau de l'articulation, ce serait plutôt le tendon de touché. 

Dans le village, je fais demi-tour pour aller la retrouver. Une gentille dame, voyant notre Cath en détresse, lui propose de l'eau, et à moi aussi, avec de la glace en prime ! Merci beaucoup madame, dont les petits enfants font aussi du vélo !

Asile, asile, Cath perd ses boulons

Après cette pause salutaire, on repart doucement, en espérant que la douleur va disparaitre. À droite sur le Chemin du Grand Brûlé, il y a quelques bosses, courageuse Cath monte doucement mais sûrement. Elle semble aller mieux. 

Voilà St Benoit puis le rang de la Fresnière. Sur l'ancien tracé du brevet des 2T, nous aurions tourné au km 148 pour attaquer la montée Robillard. Mais cette fois-ci, nous continuons 4 km pour rejoindre les Vergers Lafrance par une pente plus douce. Merci Marcus.

CP3, km 156, il est 14h54, pause 30 minutes. 

Nous sommes cramés et desséchés. Vite à la boutique pour nous rafraichir. 

Vive Lafrance, pense ce frenchy

Miam, il y a plein de bonnes choses appétissantes à base de pommes, bien entendu, et d'autres fruits. Je me prends une tartelette aux baies rouges, ainsi qu'un chausson aux ... pommes, arrosé d'une boisson pétillante. On s'assied sur un banc à l'ombre pour se délecter de nos victuailles.

Le repos de la guerrière ...

Ralph apparait soudain le décor. Il s'était aussi arrêté à St Hermans, pour déguster une crème glacée. Il souffre énormément de déshydratation, de manque de sel, ce qui l'a fait abandonné des brevets à quelques reprises. 

... et le repos du warrior !

Nous reprenons des forces ensemble, puis repartons en trio. 


Étape 4, Vergers Lafrance - Vaudreuil-Dorion, 47 km, total 203 km 


Après une petite ascension toujours malvenue après une pause, nous dévalons sur St Joseph du Lac pour revenir au niveau de la rivière. 

Ensuite, une agréable piste cyclable est parcourue pour arriver à Pointe Calumet, j'assure le tempo. 

Nous retrouvons la 344 sur trois bornes, pour ensuite s'enfoncer dans les rues résidentielles de Deux Montagnes. On rejoint Laval par un pont pour piétons et cyclistes sur la Rivière des Prairies, parallèle à la voie de chemin de fer ou passent le train de banlieue et le REM.

Notre incursion sur l'ile Jésus est de courte durée. Deux bornes plus loin, nous nous présentons au traversier à câble menant à l'ile Bizard. Je règle la note une fois de plus, soit 3 cyclos x 2 = 6$. 

C'est vraiment bizarre ce moyen de transport avec un câble, pour braver le courant, assez coriace à cet endroit. Cath me confie qu'il y a déjà eu des autos qui sont tombées à l'eau par le passé. C'est plutôt rassurant !

Un traversier à câble, nouveauté de ce 200

Au débarquement sur l'ile, Ralph s'aperçoit que notre féminine a le pneu arrière à plat. Oh non ! Pas le courage de réparer son flat, me souvenant de la difficulté pour le remontage, lors d'une précédente intervention au 200 Nordet

Comme elle n'habite pas très loin d'ici, je lui conseille d'appeler son chum, pour l'aider à réparer ou la rapatrier. 

Ralph profite de cet intermède pour se reposer dans l'herbe, il commence à être vraiment cuit par la chaleur. Après avoir confirmé qu'elle va bien être dépannée, nous laissons Catherine à son triste sort. Heureusement, celle-ci pourra repartir grâce au changement efficace de roue, opéré par Fred son mari. 

Encore de la malchance pour Catherine

Avec mon anglo, nous poursuivons le brevet par l'axe principal de l'ile, la rue Chevrier, et retraversons la Rivière des Prairies par le pont Jacques Bizard. J'aperçois l'ami Fred dans son auto, parti au secours de sa dulcinée. 

Coudonc, ça en fait des ponts et traversiers aujourd'hui ! Et ce n'est pas fini ! Au km 177, nous voici maintenant sur l'ile de Montréal ! Le boulevard Gouin sera notre guide pour la parcourir.

Ralph est encore assoiffé car toasté des deux bords. Vite, il faut rechercher une épicerie, que nous trouvons dans un coin sordide. Le dépanneur est tenu par une madame asiatique, comme bien souvent dans ce genre de place. Mon acolyte ingurgite un coke, c'est son remède, me confie-t-il, souvenir du PBP 2015. De mon côté, plus capable ce genre de boisson, j'avale une eau gazeuse. 

Pour compléter notre collation, nous nous rafraichissons avec un cône crème glacée. Il est presque 17h, il nous faut un quart d'heure, affalés sur un banc pour reprendre de l'énergie. La chaleur de la journée commence à se dissiper, les ombres envahissent le paysage, ça devrait être beaucoup plus confortable pour les 25 bornes restantes. 

Je reprends le lead du duo pour le retour à la base, il faut sauver le soldat Ralph ! 

Voilà Cap St Jacques, km 183, puis l'Anse à l'Orme et le beau chemin Senneville, longeant le lac des Deux Montagnes avec ses jolis points de vue, et ses côtelettes.

À Ste Anne, nous gravissons le tourniquet nous remontant sur le pont de la 20. Un petit tour sur l'le Perrot par la piste cyclable de la 5ème avenue, et nous revoici à la sortie de l'ile, ouf ! 

Ça y est, on a rejoint Vaudreuil Dorion. Le temps d'une interminable lumière, Ralph veut  se reposer encore un peu, à l'ombre d'un arbre. Il est temps d'arriver ! 

Il reste 5000 mètres, nous finissons ensemble, à l'arraché. Pour moi, ça va beaucoup mieux, j'ai repris du poil de la bête, avec ces multiples pauses. 

Il est 18h20 lorsque nous accostons au stationnement de la gare. Je congratule mon partenaire bien rincé. Photo, ouf, c'est fini.

Il fallait sauver le soldat Ralph

Quelques minutes plus tard, pendant notre remballage, nous sommes surpris de voir arriver Cath, en pleine forme, avec son vélo ré-équipé d'une roue bien gonflée ! Bravo championne, sa crampe semble avoir disparu.

Retour d'une revenante, bravo et merci à Fred

On se dit à bientôt, puisqu'un BBQ m'est gentiment proposé ce soir, avec d'autres amis randonneurs. 

Ma journée n'est pas terminée. 


Comme Astérix, tout se termine autour d'un festin 




Statistiques


Résultat des 19 participants:

Étienne P en 8h12
Denis C, Daniel R en 8h30
Yvon C, Jean S en 8h35
Jean R en 8h58
Yves LT, Michel P, Frédéric R, Nicolas T en 9h15
Richard C en 9h24
Gabriel A en 10h10
Marc B, Olivier C, Michel J, Jacky L en 10h13
Ralph L, Pascal P en 11h20
Catherine P en 11h25


Épilogue


Encore un 200 dans la musette, je les collectionne !

À chaque  brevet, ses aventures humaines, maintes fois recommencées !

Des joies, des douleurs, des péripéties, tout comme dans une vie, quoi !

Alors, à la prochaine, pour une nouvelle histoire.


Vive le CVRQ !

samedi 11 juillet 2026

Populaire Montérégie, quatre garçons dans le vent

 

Prologue

 

Un Populaire de routine s'annonce au calendrier. Bien sûr, je vais y participer, au moins pour entretenir la forme du moment. Autant rouler en groupe et en bonne compagnie, plutôt que de pédaler seul.

Pour ce samedi, deux recrues sont inscrites sur la liste de départ, raison de plus pour être présent. Belle occasion pour leur parler de nos activités, et tenter de grossir davantage les rangs du club. Faut dire que cette année, nous enregistrons un nombre record d'inscriptions, avec 106 membres à ce jour dans nos fichiers. Et la saison n'est pas terminée !

Autre bonne raison d'y aller, je suis le distributeur officiel des cartes du brevet ! Certes, ces bouts de carton sont juste pour la forme, les Populaires ne faisant pas l'objet d'homologation auprès de l'ACP, nos cousins français de l'Audax Club Parisien. 

En cette chaude journée d'été, l'agenda du CVRQ prévoit également deux autres brevets, plutôt de gros calibre. D'abord, le 600 Mauricie, au départ de Repentigny, avec la traversée du parc du même nom, et son enchainement interminable de côtelettes. Enfin, le 600 Super Randonneur, au départ de Ste Anne de Beaupré, avec son dénivelé positif à faire frémir un cyclo normalement constitué, soit plus de 8000 mètres de D+, pour pouvoir être homologué dans les règles de l'art !

En considérant que nous sommes aussi dans la période de vacances, on comprend pourquoi nous ne serons que cinq pour cet insignifiant Populaire, avec ses minables 140 bornes !

 

Non, nous passerons pas à 896 mètres pour le Populaire



Parcours

St Lambert - Carignan - Napierville - Lacolle (CP1) Sentier du Paysan - St Patrice - St Édouard (CP2) - St Mathieu - Candiac - St Lambert (CF)

 

Météo

Temps beau et ensoleillé. Température entre 23 et 28 degrés, pas de facteur humidex. Vent de Nord de 5 km/h à 15 km/h. Conditions idéales pour rouler.


Date et lieu

Samedi 11 Juillet à 9h, départ du stationnement de la Voie Maritime à St Lambert.

 

Participants

5 : Olivier C, Sebastian K, Nicolas L, Jacky L, Pascal P.

 

Unique photo d'ambiance du départ



Sur la ligne de départ


Seulement quatre inscrits, Olive et moi, ainsi que deux nouveaux dans nos rangs...donneurs !

Jacky, le frenchy, fraichement retraité, et Nicolas L, le djeune venu voir ce que le club propose.

Une bonne idée de venir à un Populaire pour prendre contact avec le CVRQ, je le recommande !

Un inscrit non venu, c'est Nicolas B. Motif, trop roulé dans la semaine, score de fatigue explosé. 

Un non inscrit est venu, toujours le même, notre inattendu et toujours bienvenu, notre sympathique teuton d'origine, Seeebaaastiaaan ! Comme dirait Angine de Poitrine. 

Sempiternel cliché pour immortaliser le départ, en on part.

  

C'est pas la quantité mais la qualité des participants



Étape 1, St Lambert - Lacolle, 64 km

 

Un petit vent de Nord est de la partie, ça devrait aider jusqu'au premier checkpoint. Je guide le club des cinq sur Riverside, puis dans les rues de St Lambert, sous sa luxuriante canopée, abritant les bobos de mon quartier ! 

Discussion avec Seb, tant qu'il est encore à nos côtés. Il m'a vu à la brasserie St Ambroise, un soir de cette semaine. Il me faisait des signes pour m’interpeller, je ne l'ai pas remarqué, sûrement un peu paqueté que j’étais !

Dans le trafic matinal, nous atteignons le Dix-30, la campagne n'est plus bien loin. Seb s'enfuie déjà, propulsé par le courant d'air favorable. Notre bande de quatre est constituée, le groupe s’organise.

En file indienne sur Grande Allée, j'imprime le rythme. Ça roule tout seul, l'air me caresse le visage pas rasé, la vie est belle sur une selle, à plus de trente à l'heure ! 

Après vingt bornes, en arrivant sur Salaberry, Jacky demande s'il peut prendre un relais. Bien sûr amigo, fais toi plaisir, la route est toute à toi ! Voilà notre recrue, sur son vélo Felt offert à sa retraite, aux commandes de notre gruppetto, il réalise un rêve ! 

Direction plein sud vers le golf de Pinegrove, endroit souvent fréquenté car apprécié, pour admirer les bolides de la jet set montréalaise dans le stationnement. Il y a des sous au Québec, certains sont moins malheureux que d'autres, me semble ! 

Traversée de la 104, Olive reprend le lead. Il emmène la bande à vive allure, nous nous accrochons à son porte bagage. Nicolas suit en queue de peloton, en faisant l'élastique. Je le surveille dans mon rétro pour ne pas qu'il décroche. Tout semble bien aller. 

À l'Acadie, à mi-chemin du contrôle, je propose une pause santé et rafraichissement à la halte de l'église. Tous acceptent sans hésitation. On en profite pour faire les niveaux de liquide, in et out ! 

Nous faisons davantage connaissance avec Jacky, ex professeur à Ottawa, il est venu s'installer à Montréal quand ses enfants ont pris leur envol. C'est quand même plus animé, nous raconte-t-il. 

Halte sanitaire à l'Acadie

Nicolas est un peu plus discret. Il nous parle cependant de sa participation la semaine passée à une épreuve de gravel en Beauce, le 100 km de Buckland, avec 2000 mètres de D+. Il est donc affuté pour aujourd'hui, ou ça roule bien mieux que dans les chemins.

Échanger lors d'un brevet, c'est un beau moment

Nous repartons par le chemin des Patriotes. La locom-Olive a repris sa place et sa vitesse de croisière. Peu de résistance à l'air, ça avance vite, les bornes défilent. Même pas essoufflés, nous papotons. 

Km 48, Napierville est atteint, nous passons au ralenti dans le patelin. À sa sortie, on reprend notre bon rythme sur un bel asphalte. Croche bâbord puis tribord, nous terminons les cinq bornes sur la 221 Sud. En tête, je maintiens un train soutenu, mené depuis le départ, à 27 de moyenne. Les jambes semblent tenir encore bons. On verra pour la suite.

Il est 11h36, nous voici au premier contrôle de Lacolle, à quelques encablures de la frontière US. Pas pire, bitte ! Comme dirait les allemands. En passant, pas de trace de Seb, il a déjà décampé. 

Ravito varié pour les quatre pistoleros. Je vais au Marché Jacques me chercher une salade de riz-crevettes avec sandwich au jambon déconstruit, arrosé d'un gros Coke. Jacky et Nico ramènent des viennoiseries de chez Miche 42, boulangerie artisanale. Quant à Olive, il sort les vivres de son sac, y a pas de petites économies !

CP de Lacolle, parc de la mairie

Tout le monde se rassemble à l'ombre, sur un banc du parc de la mairie. On casse la croûte en se racontant des histoires de vélos, étonnant, non ! Olivier nous narre son aventure au Alpi 4000 en Italie. Il a brisé son vélo Marinoni tout neuf contre un poteau. Pauvre de lui, ce n’est pas rigolo ! 

Olive nous confie ses aventures en Italie

Une demi-heure plus tard, nous nous taisons et reclippons.  

 


Étape 2, Lacolle - St Édouard, 37 km, total 101 km 


Nous roulons à peine quelques centaines de mètres pour nous arrêter aussitôt à la halte toilette de la piste du Sentier du Paysan. Refill en eau fraiche dans les bidons, nous sommes parés pour la chaleur. Quoique de ce côté, ce n'est pas la grosse canicule, juste une chaude journée d'été sans trop d'humidité. 

Nous pédalons les premiers kilomètres dans la fraicheur de l'ombre des arbres bordant la piste, c'est bien agréable. Olive est reparti sur son rythme implacable. Sauf que le vent fait de la résistance et qu'il faut envoyer les watts pour le suivre. 

Mes jambonneaux n'ont pas le goût de repartir full pin. Je me retrouve donc un peu détaché, accompagné de Nicolas, semblant aussi trainer de la patte. Quant à Jacky, il a la frite ! Il colle Olivier à la culotte, et le suit comme son ombre !

Après quinze bornes tranquilles sur ce Sentier du Paysan, Nous retrouvons la route des autos sur le chemin St Pierre. Avec Nicolas, on pousse la machine pour recoller aux deux fugitifs. 

Km 83, un petit faux plat me fait à nouveau décrocher du pack. Pourtant, je ne roule pas si lentement, avec Éole en opposition. Mais Olive écrasant les pédales machinalement, je ne peux suivre la gang scotchée à ses basques.

Sur le rang Pinsonnault, regroupement des effectifs, merci les gars. Dès qu'on repart, mes compagnons reprennent le large illico. Je les laisse filer, ayant juste envie de rouler à mon rythme pour profiter du paysage, plutôt que d'essayer de suivre dans la douleur, et donc sans plaisir ! 

On rejoint St Patrice de Sherrington, plus qu'une douzaine de kilomètres jusqu'au CP2. Olive et Jacky s'éloignent à l'horizon. J'emmène Nicolas qui finit par me larguer sur le rang Contant. 

Je rallie St Édouard et son contrôle, tranquille, mollo, pommes chips et tout ! Les guiboles sont légèrement entamées, sûrement l'effort soutenu du matin qui me rattrape.

Il est 13h41, cent bornes au compteur. L’ex Brosco, ex G-Economize a encore été transformé. Maintenant c’est mi resto pizzeria, mi réaménagement du dépanneur ! Le comble, c’est qu’il n’y a toujours pas grand-chose à bouffer dans leur stock. Je m’en sors avec un litre de Perrier saveur fruit de la passion pour seulement 1,83 dollars, une véritable affaire !

Pause hydratation, comme au soccer de la FIFA, et alimentation avec ce qui reste dans ma réserve, un demi sandwich jambon avec quelques noix de cajou, jetés en masse dans ma tite sacoche proche du guidon. On parle des Championnats du Monde de Cyclisme à Montréal en Septembre prochain. Jacky et moi s’y sommes inscrits en tant que bénévoles. On a du temps lorsqu’on est retraité ou futur retraité. Cela va être tout un spectacle fabuleux, de voir tous ces athlètes de haut niveau pendant une semaine !

Jacky papote avec Olive, pas très passionnant ?

Trente minutes se sont encore écoulées avant de remonter en selle. Hue cocotte !!!

 


Étape 3, St Édouard - St Lambert, 39 km, total 163 km  

J’emmène le gruppetto des quatre mousquetaires … pour moins d’un kilomètre. Je me fais doubler vite fait bien fait, à une vitesse supérieure à la mienne. Je n’insiste pas et laisse aller, pas envie de me passer la rate au court bouillon.

Le duo Olive-Jacky s’éloigne rapidement, tandis que Nico navigue à vue devant moi. Comme le vent est légèrement de face, je roule dans ma zone de confort, à 23 à l’heure. J’aime cette route zigzagant parmi dans les champs rejoignant St Mathieu, avec très peu de trafic et un bon bitume.

Le village est rejoint, j’en sors par la montée Monette, perturbée par une zone de cônes oranges. Heureusement, bifurcation à gauche sur le rang St André, dernier segment dans la pampa, avant de retrouver les zones habitées.

Je déboule sur Candiac, passant devant le Tim. Nicolas s’y est arrêté, croyant que c’était une pause pour le brevet, tel que mentionné comme point d’intérêt sur le parcours, donc sur le GPS. Je ne le vois pas, je lui repasse devant sans le savoir.

Les pistes cyclables de banlieue défilent gentiment, rejoignant Taschereau. Sa large bande cyclable de cinq kilomètres, même avec son intense circulation, ne m’incommode pas. Puis voici Provencher, Rome et la finale sous le pont Champlain. Un nouveau belvédère avec une arche, a été érigé sur les bords du Saint Laurent, juste en face de la rive de Montréal. Cela matérialise l’emplacement de l’ancien pont, pour garder une trace historique. Aussi, pause autoportrait !

L'aventurier de l'arche retrouvée

Je termine tranquillement dans les rues bien connues de St Lambert, je lève les bras en touchant au but, à la station Esso, ultime checkpoint.

La paire J-O est déjà arrivée, comme prévu, mais seulement depuis cinq minutes, j’en suis surpris. D’autant que Nicolas n’est pas là, il va nous rejoindre quelques minutes plus tard. Tout compte fait, je n’étais pas si tortue que cela !

Récompense bien méritée avec un magnum vanille-fraise et une eau pétillante fraiche. Nous débriefons sur notre journée, fort agréable et en bonne compagnie.

Photo d’arrivée avec nos quatre faces réjouies, tout le monde sera crédité d’un temps sous les 7 heures !

 

Gruppetto réjoui à l'arrivée



Statistiques

 

Résultat des 5 participants:

Sebastian en 5h35

Olivier C, Jacky L en 6h52

Pascal P en 6h57

Nicolas L en 6h59

 


Épilogue

 

Une super sortie pour entretenir le tonus musculaire !

Les recrues ont été enchantées de l’accueil qu’on leur a réservés, en compagnie d’Olivier, un des piliers du club, avec plein d’expériences à raconter, somme toute, un vrai bon gars.

D’ailleurs, Jacky est déjà inscrit pour le 200 des 2 Traversiers du 25 juillet. Et Nicolas est vraiment tenté par le 200 Grevet en Estrie de fin de saison.

Un bon indicateur pour la santé de notre organisation.


Vive le CVRQ !


samedi 4 juillet 2026

200 Nordet, belle ambiance, beau parcours, final Cath...astrophique, prise 2

 

Prologue


Ça fait un bout que je n’ai pas posé mes roues au départ d’un brevet du CVRQ !

Depuis le 9 mai exactement, dernier 200 de la CH, avant mon départ en Europe pour un mois, ou j’ai pu visiter de beaux paysages, et surtout retrouver enfants, fratrie et patrie, pour de joyeuses agapes à n’en plus finir.  

Durant mon road trip, j’ai aussi accessoirement roulé à vélo, avec un beau bécyk de gravelle, acheté pour quelques deniers chez Décathlon.

Que voulez-vous, on ne peut empêcher un randonneur de randonner !

Juste pour le plaisir de poser ses fesses sur une selle, et d’admirer le joli spectacle défilant sous ses yeux.

Chasser le naturel, il revient a galop ! 


On n'empêche pas un randonneur du Québec de randonner !


C’est donc en m’alignant sur le brevet du Nordet, un pas facile, avec ses 2200 mètres de D+, que je reprends mes activités clubesques.

Il y avait bien d’autres possibilités à mon retour au Québec, comme les 300-400-600 Solstice ou le Gros 1000, mais la météo était soit défavorable, soit le défi était trop grand pour ma pauvre carcasse diminuée !

Pour ce samedi, les conditions sont très favorables, avec la canicule se dissipant pour une chaleur beaucoup plus supportable, un vent aidant au retour, et surtout une belle liste de participants que j’ai hâte de côtoyer à nouveau !

 

Ce deux fois cent bornes très vallonnées, suivi d’un Populaire la semaine d’après, devraient être parfait pour effectuer mon Montréal-Québec annuel du 18 juillet, mon top distance de l’année !

Mes excuses aux randonneurs chevronnés qui vont bien rire en lisant ces mots, mais chacun s’organise avec ses maux !!!


 

Parcours

St Jérôme - Ste Adèle - Val David - Ste Agathe - St Faustin (CP1) - Lac-Supérieur -   Lac-Pimbina - St Donat (CP2) - Lantier - Ste Lucie - Ste Marguerite (CP3) - St Hippolyte -  St Jérôme (CF)


Distribution des copies par Carl et Kathia



Météo

Temps beau et ensoleillé, plus de canicule, youpi, idéal pour rouler. Température entre 18 et 28 degrés, vent de Nord-Ouest de 5 km/h à 15 km/h. Beaucoup de bébittes lorsqu'on roule pas vite, ou lorsqu'on s'arrête. 


Encore des frenchies au recrutement !



Date et lieu

Samedi 4 Juillet à 7h, départ de la stationnement de la gare de St Jérôme.


Le photographe et son sujet



Participants

28 : Gabriel A, Nicolas B, Liam B, Olivier C, Mathieu D, Martin D, Nicolas F, Carl F, Laurent F, Mike G, Martin H, David HD, Michel J, Michel L, Nathalie L, Ralph L, Zaher M, Chloé P, Catherine P, Frédéric P, Pascal P, Simon S, Kathia S, Christine T, Nicolas T, Raphael U, Julien V, Daniel V.


Ambiance de départ, on se tient a courant sous le pylone



Sur la ligne de départ


Vers 6h, je me stationne le premier à la gare de St Jérôme, j’ouvre le bal des arrivants. 

Le deuxième est Gaby, est-il tombé du lit ? Puis la grosse vingtaine de cyclos se pointe tour à tour. Aujourd’hui, nous aurons droit à un photographe professionnel sur le parcours, assisté de Jo, notre ex-président. L’idée est d’alimenter notre site web et nos réseaux sociaux de belles images de notre pratique.

On dénombre 28 participants, dont 3 recrues, frenchies de surcroît, Mathieu D, Laurent F et Raphael U.

Carl le distributeur, rejoint le tarmac plus tardivement, Kathia l’aide à effectuer sa job de distribution, en expliquant aux nouveaux, comment fonctionne le déroulement d’un brevet avec ses checkpoints, ou il faut pointer son heure de passage, bla bla bla.

Bien écouter madame la Présidente 

Vers 7h, au km 0 de la Piste du Train Du Nord, il est l’heure de prendre la pose, pas encore la pause ! De belles têtes de vainqueurs il y aura sur le cliché, hâte de le voir.

Fin de l’intermède, c’est parti pour une chaude journée d’aventures !



Étape 1, St Jérôme - St Faustin, 71 km


Après le cliché de départ, pris sous toutes les coutures, bras baissés, bras levés, quelle idée,  comme les stars de la route ont été croqués, place au spectacle ! 

Je commence dans un groupe de tête, bien que déjà quelques rapidos ont filé devant. Le photographe nous double en trombe sur son vélo de ville, pédalant à toute vitesse avec ses gougounes ! Il prend de l'avance pour mieux nous saisir un peu plus loin ! Pour ma part, ce sera la dernière fois de la journée que je le verrai. Le suivi photographique sera pour les plus véloces, pas de chance pour le gruppetto ! 

Le photographe à l'ouvrage

Un petit groupe s'organise, composé de David et Ralph, les 2 anglos qui speak ensemble, suivi de Laurent la recrue, avec qui je fais connaissance. Michel L revient de sa campagne d'Italie, tout comme Olivier et Fred, il papote avec Nathalie. 

Un photographe amateur en plein exercice

Michel J me présente son nouveau vélo plus adapté à ses besoins, avec quelques soucis récemment avec sa selle neuve ! Christine est toute heureuse de rouler avec le CVRQ, elle a enfin trouvé des amis avec qui elle peut rouler très longtemps ! Enfin, mes partenaires habituelles, Gaby, Nicolas F et Catherine ferment la marche. Il manque Nicolas B à l'appel, il s'était inscrit mais je ne l'ai pas vu a départ. Il nous rejoindra plus tard.

Ça roule, ça jase sur le PTDN

Vers le km 30, dès que le chemin de garnotte s'élève plus sévèrement, les plus excités se détachent, abandonnant les retardés à leur sort, en l'occurrence Cath, Nico F et Bibi ! Nous préférons rouler à notre rythme, et surtout en rapport avec notre volume d'entrainement. À ce stade de la saison, certains ont accumulés quelques longs brevets, ce qui n'est pas le cas de notre trio de choc ! D'autre part, Nicolas doit y aller mollo avec son genou, ayant eu quelques douleurs lors de son dernier brevet. 

Le deuxième groupe d'après Radio Brevet

Tant qu'à être en petit comité on se permet une pause pipi au café de la gare de St Morin, place visitée cet hiver, en ski de fond ! Il reste une trentaine de bornes à faire, autant les rouler relax. 

Nous continuons sur un bel asphalte, traversant Val David, lieu de villégiature apprécié, notamment par moi cet hiver, ou j'y avais loué un chalet suisse pendant le temps des fêtes, que de beaux souvenirs ! 

À partir de Ste Agathe, la piste longe pas mal l'A15, autoroute des Laurentides, la Transcanadienne, qui redevient la route 117 par la suite. Le paysage est moins bucolique mais je suis surpris que ce tronçon est à présent asphalté, et il le restera jusque St Faustin. À mon dernier passage, il y a deux ans, c'était encore de la gravelle un peu usante, notamment dans ce faux plat montant. 

Pour corser un peu notre progression, un vent de nord-ouest s'invite à notre randonnée. Nous alternons les relais avec Nico, protégeant ainsi notre féminine Cath, qui n'a pas trop de milage dans les jambes, m'a-t-elle confié au départ. 

Vers 10h30, le contrôle du km 71 approche, c'est la belle descente sur St Faustin, en dépassant deux patrouilleurs du PTDN. D'ailleurs, en arrivant à l'épicerie du checkpoint ou des randonneurs sont encore présents, Michel L, victime d'une chute, a été secouru par ses même patrouilleurs à vélo ! Bandé copieusement, il a du abandonné et rentré en taxi, pas de chance Mitch !

Bad luck pour Mitch, soigné par la patrouille !

Assis à l'unique table de pique-nique, nous y retrouvons Ralph, Olive et Gaby, nous contant la mésaventure de Michel. La discussion est animée et semble conviviale. Avec mes compères, nous allons chercher de quoi nous ravitailler au Marché du Lac-Carré, club sandwich et dessert bien sucré au caramel, recommandé par Gabriel, le tout arrosé d'un coke. 

Ravito animé à St Faustin

Nous récupérons la table, alors que le trio R-O-G repart vers les sommets du brevet. Alors que nous finissons de nous sustenter copieusement, voilà Nicolas B ! 

Le dernier gruppetto sur cette table

Il s'est trompé de gare au départ, ceci expliquant son retard. Malheureusement, nous ne pouvons l'attendre, alors qu'il prend son quart d'heure de ravito-récup. S'il roule assez vite vers la prochaine étape, nous l'attendrons à St Donat.

Après trente minutes de pause, nous reclippons pour l'étape de montagnette ! 



Étape 2, St Faustin - St Donat, 47 km, total 118 km 


Alors que nous voyons défiler toute une cohorte de cyclistes du club Vélo-Passion, nous gravissons un petit coup de cul, avant de redescendre à toute vitesse vers Lac-Rossignol, Lac-Français et Lac-Supérieur. 

Je mène la cadence mais je dois m'arrêter pour replacer mon nouveau cuissard Décathlon, acheté récemment. Celui-ci est très bien pour le chamois et protège bien mes foufounes. Il est cependant mal ajusté, c'est pourquoi je dois remettre mes coucougnettes à l'intérieur de la zone de confort ! 

Durant cet intermède, Nico et Cath me sont passés devant. Je les ai en point de mire dans l'ascension du col du Nordet, s'effectuant en deux grimpettes entrecoupées d'un replat. Je ne suis pas rapide en ascension mais les jambes tournent bien, sans trop d'effort musculaire. Je ne force donc pas, laissant Cath légèrement devant moi.

Tout en haut, je m'arrête pour la photo avec la nouvelle pancarte du col, pour les rares sommets matérialisés au Québec ! 

Gai luron posant fièrement devant une pancarte de col

J'attaque la descente, reprenant Cath quelques kilomètres plus loin. Pour rallier Lac-Pimbina distant de 15 bornes, il faut encore franchir un toboggan de côtelettes successives. 

Quelques minutes auparavant, Kathia et Zaher franchissent le col

Nicolas F est maintenant hors de portée. Je rejoins avec surprise, l'ami Gaby dans son style de grimpeur assez particulier. Que fais-tu, lui souffle-je en le dépassant, le sortant brutalement de sa méditation ascensionnelle ! Malade, me répond-il ! Je sais qu'il a eu des soucis de santé récemment, et qu'il se remet tranquillement. 

À l'intersection avec la 125, j'attends Cath et Gaby pour dérouler ensemble les huit prochaines bornes nous menant au checkpoint de St Donat. 

Nous retrouvons une circulation dense et un afflux de touristes, notamment en motos, se pavanant sur les terrasses. Il y a même un beau grand lac tout proche invitant à la baignade. Michel J nous l'a rappelé ce matin au départ, en distribuant gentiment des cartes plastifiées, nous mentionnant le lieu et le kilométrage dans le parcours. Merci amigo ! 

Merci Michel pour tes cartes de visite des lacs

Vers 13h30, à l'approche de l'IGA, vive la bouffe, je vois repartir Olive et Ralph, en fin de pause. À nous de récupérer la table de pique nique pour le lunch. Nico F est déjà là avec sa pitance, il avait pris une certaine avance. Il s'est ramené des sushis, bonne idée que je vais répéter dans ma recherche de nourriture. C'est le mets idéal, de petites bouchées appétissantes et énergétiques. À condition d'aimer les sushis !

Tour du magasin, en prenant en plus de quoi picorer, comme une barquette assortie de fromage, raisin, noix, craquelins, le tout complété par un coke, because j'ai pas trouvé l'eau pétillante !

On mange des sushis à St Donat

Tout en jasant et boustifaillant, on voit arriver Nico B. Cette fois-ci, on va l'attendre, tel que promis à St Faustin. Son alimentation est particulière, un gros paquet de chips, arrosé d'une grosse bouteille de soda, qu'il déverse dans son Camelback, pas une bonne idée ! Encore moins bonne idée en y ajoutant des pastilles d'électrolytes, ce qui a pour effet de faire mousser le tout, dégoulinant hors du sac ! 

Le nouveau vélo de Nico B

Nous ne voyons pas le temps passer ! Déjà 45 minutes que nous chillons, alors vite, en selle. Le club des cinq se remet alors sur le chemin de la route ! 



Étape 3, St Donat - Ste Marguerite, 45 km, total 163 km  


Je me fais larguer en remettant ma musique dans les oreilles, problème de bluetooth, rapidement réglé. Je reprends les devants, grâce à un petit shortcut, en évitant l'attente pour la 329 ! 

Avec Nico B, on gravit la côtelette à la sortie de St Donat. Puis c'est parti sur cette route avec de jolis points de vue sur les monts environnants, mais elle est sérieusement dangereuse. L'accotement y est pas mal dégradé, et parfois très étroit. Alors, avec une circulation assez dense, il faut faire vraiment gaffe. 

On a bien essayé de trouver des compromis dans ce coin du Québec avec Marcus du comité Brevet, mais force est de constater qu'il n'y a pas d'autres routes dignes de ce nom dans le secteur. Nous essaierons encore !

Les montées et descentes se succèdent, les forces en présence s'établissent. Les deux Nico caracolent en tête, je joue la jonction entre eux et les autres. Cath peine de plus en plus dans chaque côte, se plaignant de son popotin commençant à la faire souffrir. Pas assez d'heure de selle ou mauvais cuissard ? Peut-être le même problème que Fred son mari, pendant son Alpi 4000 ! Pour lui, c'était sûrement le contraire, trop de kilométrage difficile par une terrible canicule ! Quant à Gaby, il navigue en arrière, ce qui est davantage normal, je ne m'inquiète pas. 

Au km 135, Marcus a effectué un changement au parcours, histoire d'éviter un peu la 329, bonne intention. J'attends Cath à l'intersection, les deux Nico sont déjà hors de vue. 

Au début, tout va bien, joli coin de nature avec une route bien asphaltée. Mais soudain, c'est de la grosse garnotte pour un bon kilomètre. 

Cath en pleine garnotte

Un redoutable piège à crevaison, si on oublie de soulager les pneus, soumis à rude épreuve. Ouf, le bout est atteint, on repasse sur le bitume, avec une belle montée en perspective, que je m'empresse de gravir. 

Cependant, un 4 par 4 me double, m'avertissant que ma partenaire marche à côté de son vélo, avec un flat ! Je fais donc demi-tour, redescendant vers Gaby, qui me répète la même chose, Cath a crevé ! Il n'est pas disposé à lui donner un coup de main, alors Captain Audax se dévoue. On ne laisse pas une des nôtres, seule dans la cambrousse ! 

Je rejoins Catherine, on s'installe à l'ombre pour effectuer la réparation. J'ai du mal à remettre le pneu sur la jante, mais dans un dernier cri de rage, tout rentre dans l'ordre ! Pendant la quinzaine de minutes de dépannage, une nuée de bibittes s'en donne à cœur joie, me dévorant le steak sur toutes les parties découvertes !

Enfin, on repart, ayant perdu tout espoir de retrouver nos compagnons. Nous reprenons la 329 pour embarquer aussitôt sur le chemin des Hauteurs. Ma féminine a de plus en plus de mal dans les montées, elle semble à bout de force. Je dois l'attendre, pour être certain qu'elle ne s'égare pas sur un chemin parallèle, histoire vécue en Juin 2022, sur cette même route ! 

On dépasse Ste Lucie, pas d'arrêt au lac, tel que proposé par Michel J. Anyway, notre temps est désormais compté, la baignade n'est plus envisagée.

Peu à peu, on grignote les kilomètres nous conduisant au troisième checkpoint de Ste Marguerite. Cath a déjà décidé de son abandon. Elle va téléphoner à Fred pour qu'il vienne la chercher. Il est 17h15, celui-ci a terminé le brevet depuis déjà deux heures ! Il doit être en train de picoler quelques bibines à la brasserie Dieu du Ciel, située à l'arrivée ! 

Nos trois comparses ont déjà quitté le CP et repris le large. Dommage me voilà solo, à présent. Aussi, je me presse de ravitailler en boisson et nourriture, pour la suite de la randonnée. Refill des bidons en eau avec thé glacé, quelques morceaux d'ananas frais avec un reste de sandwich de St Faustin, font l'affaire. Cath dévore une crème glacée en attendant son prince charmant, il sera là une heure plus tard. 

Very good l'ananas, not bad aussi pour Cath

Bien reboosté, je dis au revoir à Cath, rassemble mes énergies et repars comme un seul homme, pour le dernier segment de ce 200, le couteau entre les dents !



Étape 4, Ste Marguerite - St Jérôme, 47 km, total 210 km 


Il me reste 47 bornes à effectuer, je devrais arriver avant la nuit ! Anyway, il le faut, car je n'ai pas apporté de lumière avant, je n'avais pas prévu ce scénario ! 

Oups, à la sortie du bled de Ste Marguerite, je roule au ralenti dans un coup de cul bien raide. Je me souviens que la fin de ce brevet Nordet n'est pas une balade de santé. Va falloir enchainer les grimpettes sournoises, parfois à plus de 13%. 

Je suis complètement relax à présent. Plus besoin d'attendre quiconque, je peux rouler à mon rythme. Je profite du moment en cette fin de journée. La chaleur se dissipe, les ombres s'allongent, il fait moins chaud, mais les bibittes sont toujours vivantes ! 

Sur le chemin des Hauteurs, les brèves et abruptes escalades, suivies de belles descentes, se succèdent. Étonnamment, je n'ai mal nulle part, ni aux jambes car les muscles répondent à merveille, ni aux fesses car le cuissard Van Rysel fait sa job ! Badigeonné de crème de jour, cependant ! 

Km 178 à St Hippolyte, je pensais faire une petite halte boisson, mais comme ça monte dans le patelin, je continue sur ma belle lancée.

Un peu plus loin, enfin la fin du chemin des Hauteurs ... et des côtes, pense-je. Sur le chemin Connelly, arrête tes conneries, il n'en est rien ! Ça continue de monter descendre, en bordure de lac, avec de ben grosses cabanes tout autour. Wow, un joli endroit pour vivre ! 

En arrivant sur le chemin Abercrombie, une mauvaise surprise m'attend. Pont barré à trois kilomètres ! Il faut aller voir si ça passe, car bien souvent, une petite passerelle permet d'enjamber l'obstacle. 

Je me pointe au hameau de Lac-Bertrand, sur les lieux du crime. Effectivement, ça ne passe pas. Sauf dans la rivière ! Certains randonneurs téméraires s'y sont aventurés, tel les Simon ou Carl, entrainant leurs coéquipiers dans ce bain de pied improvisé ! 

Quelques téméraires s'essayent au franchissement d'obstacle

J'ai la chance d'apercevoir des locaux sur l'autre rive. Ils me disent que je peux prendre un chemin de gravelle et traverser à un autre endroit, un détour de seulement 300 mètres ! Anyway, je l'avais visualisé sur mon GPS. D'autres randonneurs auront fait le long détour de 12 km ! Moralité, c'est toujours mieux de consulter la map avant de s'engager sur un détour fait pour les autos, se fichant pas mal du kilométrage supplémentaire.

Motivé par ma réussite au passage du pont, et par la dernière douzaine de bornes à effectuer, je pédale allègrement sur les pistes cyclables des faubourgs de St Jérôme. Ultime arrêt lorsque j'atteins la PTDN, au lieu de jonction du parcours de ce matin.

Une dernière bouchée, une dernière gorgée et je finis mes 211 bornes dans l'allégresse, franchissant la porte du km 0 à 19h59 ! Yes ! Photo du gruppetto !

Retour au km 0 après 211 kms

Je ne ferai pas un tour par la micro-brasserie, ou d'autres randonneurs doivent encore être présents. Juste envie de ranger mon vélo, retirer mon cuissard et maillot pour une rechange plus cool, et rentrer chez moi avant la nuit ! Un dernier message à Cath pour lui demander si elle a été récupérée, la réponse est oui ! 

Tout rentre dans l'ordre, fin du brevet !


 

Statistiques


Résultat des 28 participants:


Carl F, Martin H en 7h42

Fred P en 8h10

Chloé P, Julien P en 8h45

Daniel V en 9h38

Mike G en 9h48

Martin D, Zaher M, Simon S en 9h50

Mathieu D, Christine T, Nicolas T, Raphael U en 10h00

Liam B en 10h21

Laurent F en 10h55

David HD en 11h02

Olivier C, Michel J, Ralph L en 12h15

Gabriel A, Nicolas B, Nicolas F en 12h30

Pascal P en 12h59


Michel L a abandonné sur chute au km 66, merci la patrouille du PTDN !

Catherine P a abandonné au km 163, mal aux fesses et pas assez entrainée.


Résultat non reçu pour Nathalie L, Kathia S.



Épilogue


Ce fut une jolie journée d'effort avec une belle partie de manivelles pour tout ce dénivelé monté et descendu. C'est ce que le peuple des randonneurs demandait, mission accomplie. 

Mon seul regret est de n'avoir pu terminer avec notre petit groupe de cinq, c'est tellement plus sympa de partager ensemble, ce sentiment de réussite d'un brevet. 

Petite morale de l'histoire, c'est qu'il faut être bien entrainé pour ne pas trop souffrir dans ce genre de parcours, pas si long, mais côteux et chaud à souhait. N'est-ce pas ma fidèle partenaire Cath ?! On a encore frôlé la cath...astrophe !

J'espère que les clichés du photographe professionnel montreront de beaux moments de notre discipline. Et qu'on y verra peut-être ma face ! En tout cas, au moins au km 0 ...


Vive le CVRQ !