samedi 5 novembre 2022

Météo improbable pour ce dernier 200 de Novembre

 

Prologue


C'était risqué de mettre ce brevet si tard à l'agenda, le CVRQ avait pris une chance. 

Mais dame nature a décidé de nous donner un bon coup de main. Avec plus de 20 degrés annoncés en journée, ce phénomène météo incroyable a permis de booster les inscriptions. 

Résultat, presqu'une quarantaine de cyclos sont partants pour cet ultime évènement, c'est foldingo !

Last but not least, comme on dit in english ! 


Conditions parfaites pour ce 200 du 5 novembre


Samedi 5 Novembre, sur la ligne de départ


Le point de rencontre est situé à Candiac, en remplacement de St Lambert. Cet endroit inédit permet de sortir plus vite de la banlieue rive-sud, offrant une trentaine de kilomètres supplémentaires pour explorer le fin fond de la Montérégie. 

Il fait encore noir quand je me pointe sur le tarmac du Walmard. L'ami Marcus est déjà là, dans les starting-blocks pour la distribution des copies, il est accompagné de son légendaire Romain.

Dans la noirceur au Walmard de Candiac 

Au final, ce sont 36 participants qui se présentent au départ. Des femmes en masse, en fait 6, et des hommes bien sûr, pas d'animaux recensés ! 

Les femmes s'amusent au départ

Des néophytes et des vétérans, des québécois, des frenchies et d'autres, des vélos classiques et des vélo...mobiles. En somme, presqu'un mini départ de PBP, de quoi rendre heureux les organisateurs.

Vélos classiques et mobiles sont au RV

Le rassemblement s'effectue dans le brouhaha et la bonne humeur. Marcus and I rappelons les principes d'un brevet et les consignes de sécurité. 

Marcus raconte ses souvenirs de vacances

Nous insistons sur le point épineux du voir et être vu, c'est à dire l'importance des lumières et des vêtements réfléchissants en condition nocturne. 

Même Carl porte une chasuble de sécurité ;-)

Vers 7h07, nous prenons la photo de groupe, collé-serré. Tout ce beau monde a du mal rentrer dans le kodak. Pas grave, l'important c'est de participer, comme disait le baron !

Comment qu'on fait pour tous rentrer dans la boite ?

Puis, c'est parti pour une nouvelle journée d'aventure sous le signe de la fiesta du vélo. On roule sur le dernier 200 de la saison du CVRQ.

24 des participants sur les 36 au total



À l'aube naissante, en route pour St Urbain 1er ... contrôle


Km 0, à cette heure qui est sept heures, il fait encore nuit. Pour un 200 km, c'est assez spécial ! Point météo, 11 degrés au thermomètre et un fort vent de sud bien installé, nous décoiffant déjà les moustaches. Va falloir rester groupé si on ne veut pas se bouffer des rafales sur plus de 100 bornes ! Malheur aux retardataires, l'idée est d'attraper le bon wagon.

Km 7, à la fin du rang St André, c'est la débandade, la bonne trentaine de cyclos s'éparpillent dans la nature. Il y a des groupes de différentes vitesses, ceci expliquant cela. Les speedy sont en tête, ensuite moi dans une gang du milieu, enfin ceussent qui ont voulu démarrer tranquillou, dont les vélomobiles. Du côté de St Mathieu, je rejoins un peloton en formation.

Peloton allumé à l'aube d'une belle journée

Km 16, vers St Michel, nos GPS s'affolent. Certains suivent les bonnes flèches vers le sud, d'autres remontent plein nord. C'est effectivement la route du retour, mais cela leur ferait un brevet de 30 km, non homologué par le CVRQ, hihi ! Carl et les rapidos vont faire un détour de plusieurs kilomètres avant de se remettre dans le droit chemin.

Ouf, nous sommes sur la bonne route

Km 18, après quelques hésitations, des coups de freins et des demi-tours, tout rentre dans l'ordre. Note au comité des parcours, éviter de prendre plusieurs fois la même route sur un itinéraire, c'est la confusion assurée !

Km 24, nous déambulons dans le réseau des pistes cyclables de St Rémi. À gauche, à droite, faut être vigilant dans les changements de direction. 

Tranquillou sur les pistes de St Rémi

Km 29, nous empruntons le rang St Antoine, rebaptisé rang St Yvon, en souvenir d'un premier octobre, à la tombée ... d'un soir. 

La gente féminine est bien présente

Km 37, la 205 est rattrapée. Encore un coup d'accélérateur puis nous voici au village papal, le fameux St Urbain, le bien numéroté. Premier, comme premier ckeckpoint de ce 200.

Arrivée du groupe des rapidos à St Urbain

Le dépanneur du village est pris d'assaut vers 8h30. Chacun fait sa petite affaire, ravitaillement, déshabillage, toilettes, signature de carte, photos, discussion. En une douzaine de minutes, il faut être prêt pour un nouveau départ. 

Loïc et Martin se dorent la pilule au soleil

Je fais connaissance avec quelques nouvelles têtes féminines. Louise est française, elle porte presque le même nom de famille que moi, version slave, Philipp...ovtich. Je trouve cela assez rigolo, étant moi-même introduit dans la communauté russe, par la mère de mon fiston.

Les filles jasent tandis que Marcus signe des autographes

Dans le désordre le plus total, chacun reprend le large sans prévenir. Il aurait fallu sonner le rassemblement pour une reprise collective. Certains attardés ne seront pas revus de la journée, comme Gaby et Simon notamment. 

Hurry up Ralph, ça repart ! Bye Bye Gaby !


Vive le vent, vive le vent d'automne, vers Huntingdon


Km 39, je dois piquer un bon sprint pour effectuer la jonction avec quelques cyclos. Nous reformons un mini peloton, digne de ce nom.

Nouveau départ tonitruant

Km 47, nous effleurons Ste Martine, attrapant sa piste cyclable au passage. Les  filles mènent la cadence malgré un violent vent de face. Un groupe d'une douzaine d'unités s'est reconstitué, nous filons vers le sud en rang serré.

Les filles aux avant postes sur la piste de Ste Martine

Km 52, nous quittons la paisible piste pour traverser la 138, puis la rivière Châteauguay que nous allons suivre sur une trentaine de kilomètres.

Km 60, Allan's Corner, lieu historique de la Bataille de Châteauguay.  Ça continue de pousser fort, roue dans roue. Je m'accroche avec l'énergie du désespoir. Certains se font largués par l'arrière. C'est le cas de Gilles et d'une fille dont le prénom m'échappe. 

À chacun sa bataille, la nôtre est contre le vent

Km 66, nous passons une première fois à Ormstown. On sort du village par des routes fort maganées. Je culpabilise de suivre mes compagnons et compagnonnes, sans pouvoir donner un relais à l'avant. J'ai déjà de la misère à suivre le rythme imposé, manquerai-je de jus ? Je m'alimente de quelques guimauves pour refaire le plein d'énergie. 

Je m'accroche en avalant des guimauves

Km 75, le groupe traverse la rivière. C'est le moment choisi pour passer à l'action. Je remonte le peloton puis me place devant les filles, Louise et Leslie, menant encore le paquet. Elles sont vraiment fortes ces deux là ! 

Louise et Leslie menant la danse, le sourire aux lèvres

Km 78, à 30 de moyenne, vent dans le pif, j'écrase les pédales, c'est du costaud. Mitch vient me donner un coup de main, ou plutôt quelques coups de manivelle. Il décroche deux kilomètres plus loin.

Km 82, Ouf ! Vers 9h15, nous atteignons le 2ème point de contrôle de Huntingdon. Ça va faire du bien de relaxer les jambonneaux. Emportées par leur élan, les filles de tête passent devant le Subway sans s'arrêter. Faut dire qu'il était bien caché celui-là. Je remercie les points d'intérêts inscrits sur mon GPS. 

Le Subway d'Huntingdon s'tait caché !

Jean et son compagnon du jour, Quentin, un frenchy fraichement débarqué de l'avion, repartent déjà. Il y a du monde dans la file du magasin, royaume du 6 et 12 pouces. Je décide donc de faire l'impasse sur l'achat d'un sandwich toute garni. 

File au comptoir, je passe mon tour

Je préfère aller vider ma vessie, mes intestins et finalement ma sacoche, d'un délicieux Jack au fromage, préparé chez moi, avec amour. Je prends le temps de me déshabiller et de réaliser quelques clichés d'ambiance. 

Les 2 légendes de la TCR

Au bout d'une demie heure, certains se décident à remettre les voiles. J'essaie de canaliser les troupes pour repartir ensemble. Je prends la conduite d'un petit groupe pour sortir du patelin. Un peu de 138 et nous revoici dans la pampa.

  

Débandade, crevaison et chevauchée en duo


Km 87, un bon vent de sud se fait toujours sentir. Notre forcing devrait bientôt achever, encore une dizaine de bornes à cravacher, il faut tenir. Assisté de Louise, je mène la danse.

Km 90, nous dépassons un tracteur volumineux. Une partie de la gang reste derrière cet abri providentiel pour se protéger d'Éole, toujours aussi furieux. Avec Marcus, nous stoppons pour faire de même, cela nous évitera de forcer pour rien. Mais je tarde à repartir et suis rapidement distancé. Je n'arrive pas à raccrocher au paquet, le vent me cloue littéralement sur place.

Littéralement scotché au bitume

Km 92, avec Olivier J, nous unissons nos efforts pour tenter une remontée. Par groupuscule, chacun s'échine contre les éléments. Il suffirait pourtant d'un arrêt collectif d'une quinzaine de secondes pour que tout le monde se regroupe et lutte ensemble. 

Km 95, un peu écœuré, je baisse le rythme. Bientôt, nous allons changer de direction, la route va s'orienter vers l'est, donc vent de côté. Nous aurons peut-être plus de chance de recoller aux troupes. 

Km 98, Olivier roule malheureusement sur un mini dos d'âne, écrasant son pneu sur la jante. C'est la crevaison instantanée. C'en est fini de notre séance de rattrapage. Je l'assiste donc dans sa réparation. 

Comble de malchance, ses tripes de rechange ne font pas la job. La première, colmatée de 6 patchs, ne se gonfle pas après remontage. La seconde possède une valve trop courte pour sa jante arrière, impossible d'y remettre de l'air. En bon samaritain, je lui refile une de mes chambres encore vierge dans son emballage, à 5$ chez MEC. Je pars toujours avec deux tripes neuves, pour éviter tout problème, comme celui rencontré.

Revue de tripes avec l'ami Olivier

Après vingt minutes d'effort et dans la bonne humeur, la roue est de nouveau opérationnelle. Nous continuons notre bonhomme de chemin. 

Km 106, nous rejoignons Powerscourt, son pont couvert est fort joli. Nous commençons notre remontée vers le nord. Ça devrait flyer avec ce bon vent à nos basques.

Attention pont couvert, baissez la tête !

Km 114, Olivier pédale à son rythme, devant, moi au mien, en arrière. On roule à 30 de moyenne sans forcer outre mesure. Une erreur de navigation de mon compagnon me fait repasser en tête. Je caracole en grimpant et dévalant le léger relief de la région. 

Sur les routes paisibles du fin fond de la Montérégie

Km 120, la chaleur a monté de quelques degrés. Le ciel est d'un bleu azur magnifique. La campagne s'offre à nous sous cette belle météo. C'est inespéré en ce début novembre. Même si les arbres ont perdu leurs feuilles et leurs couleurs, c'est bien agréable. 

Température estivale en plein automne

Km 129, peu avant midi, le 3ème checkpoint est atteint, à l'IGA d'Ormstown. Le groupe nous précédant a largement eu le temps de se sustenter, pendant notre longue période de réparation. Nous les apercevons s'éloigner pour le retour au bercail. 

Olivier n'a pas envie de s'appesantir trop longtemps ici. On se salue puis il reprend la route à la poursuite des autres randonneurs.

Mon partenaire ne casse pas la croûte avec moi, il se casse !

Pour ma part, je suis affamé, je n'ai pas assez mangé au contrôle précédent. C'est mon erreur et je le paye maintenant. Je file donc me chercher la classique collation adorée, soit un kit pita, raisins, fromage, patoche avec une salade de taboulé et canneberges, arrosé d'un pepsi, riche en sucre.

Je m'installe pour manger à la table des jeunes du brevet, ils ont la trentaine, c'est parfois difficile de leur donner un âge, surtout lorsqu'on vieillit ! Il y a des têtes connues comme Marie-Hélène, Fred D, Yanick, et les autres dont je connais moins les prénoms. 

Lunch avec les djeunes puis je repars

Vingt minutes plus tard, je remballe mon stock et lève le camp, aussi sec. 


I am a lonesome poor randonneur


Km 131, je me retrouve seul pour rejoindre le contrôle final, situé à 72 bornes de là. La distance est quand même copieuse, je pense faire un arrêt intermédiaire. 

Km 134, le peloton des jeunes me dépasse à plus de 40 à l'heure. Même pas capable de les accrocher sans faire monter le cardio dans le rouge. Je retourne vite à ma vitesse de croisière, pourtant fort honorable. 

J'ai vu passer le TGV Paris-Marseille

Km 136, le lieu-dit de Tullochgorum est atteint. Ce nom, à consonance latine, me fait penser à des légionnaires qui y auraient établi un camp romain. 

Km 145, les changements de direction sont fréquents. Des fois nord-est, des fois sud-est, parfois sud, ce qui fait fluctuer mon allure. Ce n'est pas encore le gros vent dans le dos escompté. Je maudis d'être un pauvre randonneur solitaire alors que je serai si bien en peloton, bien planqué derrière mes ami(e)s !

A lonesome poor randonneur

Km 155, St Chrysostome est choisi pour faire une petite halte avant la vraie remontée vers le nord. Une mini tartelette au sucre, arrosée d'un reste de pepsi me permet de remettre de l'énergie dans les muscles. Ça devrait être bon jusqu'au terminus. 

Dernière pause avant le terminus

Km 166, le ciel se couvre, il fait toujours plus de 20 degrés pour un 5 novembre. J'ai presque trop chaud, habillé en court, avec mon kit de schtroumpf du CVRQ. Les rangs et les champs se succèdent dans cette campagne très agricole de Montérégie. 

Km 172, Toujours personne en vue, ni devant, ni derrière d'ailleurs. Je sais qu'il doit rester quelques cyclos à mes trousses. Je jette un coup d'œil de temps en temps, mais telle Anne, je ne vois rien venir.

Spleen : quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle ...

Km 180, je dépasse St Michel à plus de 30 à l'heure, mon spinnaker a le vent en poupe. Je me sens bien, de mieux en mieux même. Je fonce la tête légère, heureux d'être là, bien vivant sur mon vélo, dans l'instant présent. Comme la vie peut être simple et agréable à la fois.

Km 184, je reprends le parcours du retour, source de confusion matinale. Chemin de la Petite Côte, je sors l'artillerie lourde. Je m'en donne à cœur Jouha ...

Le cœur joyeux, des messages dans la boite à mail ...

Km 195, je file vers St Mathieu. Ma roue arrière émet parfois un bruit lorsque je cesse de pédaler. Elle n'est pourtant pas voilée, elle ne frotte nulle part. C'est plutôt une sorte de vrombissement provenant soit des roulements annulaires, soit du corps de roue libre. C'est vrai que mon vélociste Primeau m'a prévenu de changer certaines pièces sur mon Piuma, il y a de cela quelques milliers de kilomètres !

Km 199, dernier rush intense sur le rang St André. Plein pot, full gaz, je mouline dans la semoule avec mon insuffisant 48x12. Tout le monde a d'ailleurs pété ses Personal Records sur ce segment Strava !

PR du rang St André explosés par la gang des djeunes

Km 202, sprint sur l'overpass de la 30, et hop, encore un brevet de 200 dans la musette. Il est 16h13, soit un temps de 9h13, moins 7 minutes de retard au départ. Mais c'est l'heure réelle qui compte, n'est-ce pas Carl ;-) 

Pas un chat, ni même un cyclo au Tim de Candiac, point final du brevet. Jean me rejoint alors qu'il s'en retourne à Brossard. Il me raconte sa journée avec son frenchy de fortune, 7h55 pour son duo. Il est encore en forme notre Jeannot, assisté d'un jeunot !

Terminus final au Tim de Candiac, je salue Jean



Épilogue


J'effectue les 500 derniers mètres me ramenant au stationnement du Walmart. Marcus et son Romain remballent les vélos. Le gros de la troupe a déjà crissé son camp. Je l'ai manqué de peu, parait-il. 

Les organisateurs sont super satisfaits de cette superbe journée de vélo, bénie par la déesse météo. C'était un pari ambitieux mais il a été gagné de belle manière.

Des organisateurs réjouis après cette magnifique journée

Quant à mon bilan personnel, malgré mon dernier 70 km en solitaire, il est aussi très positif.

J'ai roulé en groupe avec des randonneurs variés, femmes et hommes fort sympathiques, avec qui j'ai socialisé et échangé des points de vue divers et intéressants.

Nous avons uni nos efforts pour progresser en groupe, avec un bel esprit d'équipe, ce qui est toujours apprécié.

J'ai pédalé en duo avec mon ami, détenteur du Tour de France Randonneur, je lui ai même donné une de mes tripes, avec le plus grand des plaisirs !

J'ai terminé en solo, me concentrant sur l'effort, laissant mon esprit divagué au fil de mes pensées.

Bref, ce fut une excellente journée, à tout point de vue, à tout point de vie.

À l'année prochaine, pour la saison 2023. Ce sera le temps de préparer un autre PBP ...

Vive le CVRQ !


La saison 2023 du CVRQ s'annonce palpitante


samedi 1 octobre 2022

Un 300 automnal en bonne compagnie


Prologue

Le calendrier 2022 ne s'arrête plus aux sacro-saints Populaire et 200 km de Septembre. Le CVRQ a programmé 4 autres brevets jusque début Novembre, afin de prolonger la saison de randonnée, si miss météo le permet dans de bonnes conditions. 

Après le 200 Grevet, contraction de Gravel Brevet, proposé la semaine passée, en majorité roulé sur les chemins de l'Estrie, nous poursuivons cette semaine par un 300, allant visité les lignes de frontière avec nos cousins américains. 

Une quinzaine de noms s'affichent sur la liste des participants à cette escapade, s'annonçant sous les meilleures auspices pour la saison. Pas de pluie, peu de vent et une température acceptable devraient nous accompagner, et nous replonger dans une nouvelle aventure humaine. Youpi !

En route pour une nouvelle aventure !


Samedi 1er Octobre, sur la ligne de départ

Dur dur de se lever ce matin et de partir pédaler dans la fraiche noirceur. Notre planète entame son cycle découvrant l'hémisphère nord moins exposé aux rayons solaires. Bref, c'est l'automne ! Ce n'est pas le cas lorsque nous démarrons les brevets l'été. Même en partant vers 5h du matin, le jour est presque déjà levé. 

Nous avons donc prévenu nos membres d'être toujours bien équipés pour circuler dans l'obscurité. Cela veut dire, avoir un vélo muni de lumières avant et arrière, fiables et fixées solidement sur le vélo, porter une chasuble ou un baudrier réfléchissant pour être bien visible par les autres usagers de la route. Bref, bien voir et être vu !

Vers 5h30, j'arrive au stationnement de Voie Maritime de St Lambert, très peu éclairé à l'endroit de notre point de rassemblement. Marcus se pointe peu après, c'est lui le distributeur de cartes du jour. Les participants viennent rejoindre la communauté des passionnés de longue distance. Les voici, classés par catégorie. 

Marcus prêche la bonne parole 


Les néophytes sur 300 km : 

Philippe C, venu de Sherbrooke, équipé d'un vélo de triathlon, 1er brevet au CVRQ.

Ionut B, notre roumain de la gang. Même s'il a participé au dernier 400 du club, c'est son premier 300, 2ème brevet avec le CVRQ.

Loic A, notre frenchy du jour, il en faut toujours un. C'est un grand gaillard bien sympathique, il explore ses capacités sur des rides de plus en plus longues. 3ème brevet au CVRQ.

Alexandre D, un cyclo rapide, il aime pousser la machine. 3ème brevet au CVRQ.

Frédéric D, un autre cyclo speedy, il aime rouler le nez dans le guidon, genre à la Fred. 4ème brevet au CVRQ.

Les habitués de 2022 : 

Romain C, 5 participations cette année. Avé, Romain, ami de Marcus. J'aime cette joke, qui ne fait peut-être rire que moi ;-)

Jocelyn C, 7 participations cette année. Des hauts et des bas avec son état de forme, heureusement, cela semble s'arranger.

Martin H, 9 participations cette année. Il est hot, l'ami Martin !

Les vétérans, PBP finishers : 

Yvon C, 9 participations cette année. L'infatigable rouleur. Ce matin, il est encore venu de St Jean sur Richelieu, à vélo !

Jean R, 10 participations cette année. L'ancien président du CVRM aime toujours les brevets, même au CVRQ.

Marc B, 12 participations cette année. Notre créateur de parcours, dont celui que nous allons effectué aujourd'hui.

Olivier C, 12 participations cette année. Gros rouleur aussi, il revient de 3000 kms sur la TCR, avec son acolyte Marcus.

Pascal P, 15 participations cette année. C'est qui celui-là !

L'heure du départ approche. Marcus entame le briefing de bienvenue et la présentation de la sortie. Il rappelle aussi qu'il faut respecter le code de la route. Nous prenons la rituelle photo de groupe, puis nous décollons vers 6h06, avec un peu de retard. Mais comme un brevet n'est pas une course, pas de souci !

14 participants pour ce 300 automnal


Premiers tours de roue dans la noirceur

Km 0, départ groupé, ça part relax. Pas de Fred (P) pour s'échapper, mais un Fred (D) peut en cacher un autre. Séance papotage par petit groupe, nous sommes contents de nous retrouver pour ce 300 inédit de fin de saison. 

Victoria, Pelletier, le peloton fait ses stops aux premières lumières. Puis les autres sont allègrement grillées, en toute sécurité quand même !

Km 10, nous roulons sur Taschereau vers 6h30. Le jour se lève, la nuit pâlit. La Prairie puis Candiac sont traversés, pas un chat, ni un raton laveur dans les rues, la route est à nous. 

Au passage de l'overpass de la 930, Fred, Alex et Jean profitent de la vitesse de la descente pour s'enfuir dans la nature. Le reste du peloton s'arrête gentiment à la lumière du carrefour, nous laissons passer quelques autos. 


Lever de soleil, envie de pipi

Km 20, la campagne s'offre à nous par le rang St André. Le soleil darde ses premiers rayons. Bien couvert grâce à mon kit de Schtroumpf, amélioré de mon baudrier PBP, je n'ai pas froid, malgré les 4 degrés au compteur. Nous filons vers St Mathieu, la plupart d'entre nous ressent une envie de pisser, la fraicheur aidant à titiller notre petit oiseau. 

Horde ou harde de randonneurs au petit matin

Km 30, Yvon propose timidement une pause sanitaire collective mais ça continue de rouler. Alors, chacun s'arrête individuellement, lorsque l'envie devient trop pressante. 

Km 35, je dois mettre pied à terre pour vider ma vessie, pas capable de tenir plus longtemps. Jocelyn, puis Martin et Romain font de même, dans un endroit pro-pisse ! Cela m'ennuie de quitter le peloton principal filant à bonne allure, il va falloir appuyer sur les pédales pour recoller au paquet.

Maudite envie de pisser !


Premier ravito dans la bonne humeur

Km 40, peu après St Michel, l'ami Michel se joint à notre randonnée pour pédaler à nos côtés. Il se remet d'une Covid qui l'a mis bien à plat. Il ne se sentait pas prêt pour une ride de 300 bornes.

Km 50, notre gruppetto roule en mode rattrapage. Nous rejoignons d'autres attardés, comme Francis, puis Loïc, Marcus et Yvon. 

Km 53, le regroupement s'effectue au premier contrôle de Ste Clothilde de Châteauguay, au dépanneur de la place de l'église, il est aux alentours de 8h. 

Alex pose fièrement au dép de Ste Clothilde

Le commerce vient juste d'ouvrir, nous pouvons aller nous ravitailler en faisant pointer notre carte de route. Je me sers un café chaud à la machine, pas terrible d'ailleurs. Ça réchauffe tout de même le corps après notre départ aux aurores. Je vide ma sacoche en m'enfilant une demie-banane ainsi qu'une moitié de sandwich au pain Jack au fromage, un pur délice.

Pause collation discussion, Michel est venu nous saluer

La bande des 3 fuyards composée de Jean, Fred et Alex repart en éclaireur. Ils feront cavaliers seuls jusqu'à la fin du brevet. Bonne route les amis.

Pour les 11 autres, c'est dans la bonne humeur que nous nous restaurons et discutons. Une ambiance sympathique s'installe dans le groupe, une belle journée se profile. Ionut et moi profitons de l'instant pour prendre quelques clichés.

Stepette de bonne humeur pour Ionut et Martin


Courte étape jusqu'au rendez-vous des Amigos

Après 10 minutes de pause, nous remettons en route pour stopper aussitôt à la sortie du bled. Enfin une pause pipi collective. Le café et la fraicheur de l'air sollicitent vraiment nos  vessies.

Le festival de la vessie recommence

Km 70, nous circulons sur des petites routes très peu fréquentées avec quelques changements de direction. On longe la 209 sans jamais la prendre. Sur 30 bornes, nous ne rencontrons aucun village.

Phil est ben content de sa première ride au CVRQ

Km 85, un virage à gauche nous fait rattraper la montée Sharpe. Un timide faux-plat nous amène à Franklin, lieu de son célèbre dépanneur Amigos, moultes fois accosté. Ce sera  déjà notre deuxième point de contrôle, il est 9h45.

Au RV des Amigos, y a de la joie !

L'endroit est agréable pour une halte. Il y a des bancs, tables et fauteuils en bois pour accueillir la bande de randonneurs. Malheureusement, l'épicerie n'a pas été prévenue de notre arrivée. Il n'y a donc pas de sandwichs ou autres denrées intéressantes pour nos estomacs affamés, il faudra se contenter de peu. 

Le clan des anciens

Pour moi, ce sera noix de cajou avec coke, complété d'un demi sandwich et banane. On en profite pour retirer une couche de vêtements, quoique le fond de l'air reste frais. 

Séance de strip tease pour Romain

Une bonne vingtaine de minutes plus tard, nous voilà tous requinqués et prêt à rejoindre la prochaine balise, distante de 55 kms.

La rock star du CVRQ


En longeant la ligne dans le no man's land

Les 11 desperados quittent l'Amigos, pour se jeter dans la seule difficulté du brevet. J'ai nommé la montée Covey Hill. Celle-ci nous hisse à 250 mètres d'altitude avec un rapide passage à 10%. En haut de la bosse, c'est à droite vers Doréa. L'ami Michel nous quitte, il prend à gauche pour s'en retourner chez lui.

Km 92, une belle descente est dévalée sur la 209, j'effectue ma pointe de vitesse du jour, à 62 km-h, en position aéro-dynamite !

Km 100, le groupe se scinde en deux, 5 cyclos prennent la poudre d'escampette. Ce sont Olive, Jocelyn, Ionut, Philippe et Francis. Ils poursuivent un gars à vive allure, qu'ils croient être des nôtres. Et non, ce lièvre n'était pas un Randonneur du Québec !

Échappée à l'avant, le gruppetto s'organise

Km 110, pont couvert et Pain Couvert de Powescourt. Ma bande de 6 progresse sur près de 50 kms parallèles aux lignes américaines. Marc, Yvon, Martin, Romain, Loïc et bibi se payent une bonne tranche de pédalage, sans pour autant rattraper les échappés. Du coup, on lâche le morceau, pour procéder à une nouvelle pause sanitaire.

Km 131, Ste Agnès de Dundee, y a encore un peu de vie par ici. Nous continuons notre virée vers le far west, toujours peu gênés par le vent, ni les côtes. La moyenne est maintenue à 27, bien qu'on roule relax. 

Vers le far west du Québec 

Km 136, nous rattrapons le chemin de Dundee, alias le chemin du bout du Québec. Encore quelques coups de pédale et nous retrouvons nos amis au poste de douanes Canada-US. Photo pour la postérité et obligation du 3ème checkpoint, il est midi, docteur Schweitzer.

Photo contrôle à la douanes US

Au km 141, il n'y a pas de dépanneur, juste quelques pancartes et la porte des États Unis. La route 132 vient même mourir à cet endroit stratégique. Nous y faisons une pause symbolique, photos pour certains, pipi pour d'autres, grignotage et déshabillage. 

Martin pose, Ionut bricole !

Au bout de 10 minutes, le club des 11 amorce déjà la route du retour.


Vite un dépanneur, on a les crocs

La faim recommence à nous tenailler. Il est temps de retrouver la civilisation et un bon repas à avaler. Avec Marcus, nous avons repéré de quoi nous sustenter dans le village de Cazaville, distant de 17 bornes.

En route pour Cazaville, on a faim !

Km 158, nous voici à la Patate d'autrefois qui propose frites, hot-dogs et autres burgers. Certains, dont moi, ne sont pas enchantés par le menu. Nous pensions trouver une supérette proposant plus de variétés. En fait, il y a bien un Proxi et un Harnois à proxi-mité, mais nous ne l'apercevons pas, dommage pour nous.


Pas envie de chien-chaud frites, on fonce à l'IGA, vive la bouffe

Un groupe de dissidents se décide à rallier Huntingdon, à seulement 22 kms. C'est le prochain point de contrôle prévu dans un supermarché, réputé pour sa bonne bouffe. Ce sont donc Marcus, Yvon, Philippe et Francis qui restent sur place tandis que Martin, Olive, Jocelyn, Loïc, Ionut, Romain et bibi remettent les gaz.

Km 162, je prends le lead de la sympathique contestation. Nous délaissons la 132 pour recroiser la 138, un peu plus loin. Quelques bosselettes ici et là, nous forcent à nous lever de la selle pour passer en force. 

Km 172, Ionut prend un relais bien appuyé à 35 km-h, faisant monter le rythme ... cardiaque de tout le monde. Il nous fait travailler en intensité par intervalle, ce qui n'est pas toujours compatible avec la cadence à adopter en longue distance. Il est fort ce roumain, mais au bout de 7 bornes, il stoppe son one man show pour rentrer dans le rang. 

Il est fort notre roumain !

Km 181, nous longeons la rivière Châteauguay dans les faubourgs de Huntingdon. Virage à gauche, au bout de la rue Lake, l'IGA se présente, vive la bouffe ! 

À la recherche du IGA de Huntingdon, on a les crocs !

Il est 13h30 lorsque nous déposons les bécyks aux abords de l'épicerie, lieu du contrôle numéro 4, signature requise.

À nous les salades santé !

Je commence à connaitre les rayons intéressants proche de l'entrée et du prêt à manger. Je kidnappe une salade de taboulé, un kit pita, fromage, raisins, patoche, le tout arrosé d'un pepsi, pour avoir du peps, bien sûr ! 

Excellent lunch et discussion avec Loïc l'architecte

Nouvelle séance repas sur les tables à pique-nique, discussion, toilettes et crème de jour. 

Martin et Ionut bricolent encore

Alors que nous finissons notre collation, les 4 mangeurs de la Patate d'autrefois font leur apparition. Du coup, tout le monde repart de concert. Quelle synchronisme !

Marcus s'est régalé à la Patate d'Autrefois


Retrouvailles avec le fleuve et la piste du canal de Beauharnois

Km 195, malgré les 15 degrés, la fraicheur est toujours de mise. J'ai retiré mon coupe vent orange mais j'ai laissé mes manches, mes pattes longues et mon cache-cou qui me tiennent dans une chaleur douillette. 

On ne roulera pas tout nu aujourd'hui

Nous remontons vers le nord pour retrouver le fleuve à Plage St François. Le peloton roule en file indienne sur le chemin du Bord de l'eau. 

Peloton discipliné aux abord du St Laurent

Km 203, Bay des Brises, Hungry Bay, nous apercevons les belles grosses cabanes avec vue sur le St Laurent à l'embouchure du canal de Beauharnois. 

Là ou le canal de Beauharnois rejoint le fleuve

Nous nous arrêtons à la halte du canal pour admirer les eaux qui s'entrecroisent. Et encore pisser un coup ! 

Énième pause sanitaire, Romain médite : veni vidi vici !

Km 215, nous filons nord-est alors que le vent se remet de la partie cet après-midi, tel que prévu par miss météo. Les arbres commencent à perdre leurs feuilles mais ce n'est pas encore le festival des couleurs.

Pointe de vitesse sur la piste du canal

Les relais s'organisent pour avancer contre les éléments, la vitesse est toujours soutenue. En revanche l'asphalte laisse à désirer sur cette piste cyclable longue de 20 bornes. Une rénovation serait bienvenue.


Dernier ravito avant le coucher du soleil

Km 230, nous passons sous la 30 puis apercevons la fin du canal à la centrale hydro-électrique de notre compagnie d'état, mon employeur en passant. 

Rouge ou vert, faut se décider

Vers 16h15, nous débarquons à notre oasis de ravitaillement, la station service Sonic et son dépanneur Voisin.

Dernier ravito du 300 à Beauharnois

Chacun s'affaire pour remettre du fuel dans le réservoir. Pour bibi, c'est le même kit que tout à l'heure, je l'adore ce mélange pita-fromage-raisins-patoche, le tout arrosé d'un pepsi, riche en sucres rapides. 

Reprise d'énergie avant l'ultime étape de 76 bornes 

Pour d'autres, c'est plutôt chips salés, crottes de fromage ou chocolat. Le refill d'eau est effectué grâce à une grosse bonbonne collective. 

Toujours dans la bonne humeur !

C'est le dernier contrôle avant les 76 dernières bornes jusque St Lambert, on prend ça relax pendant une trentaine de minutes. Nous savons que nous allons rouler dans la noirceur pour le retour, le coucher de soleil est prévu dans moins de deux heures.   


Tombée ... de la nuit, du côté de St Rémi

Les troupes se préparent à porter l'estocade de ce 300. Marcus emmène le peloton pour sortir de Beauharnois. Par un petit chemin, nous franchissons la voie ferrée. Puis nous prenons la sympathique piste cyclable jusque Ste Martine. 

La sympathique piste de Ste Martine

Km 241, nous avons repris une direction vent dans le dos. Le groupe roule rapidement sans effort, ça papote à nouveau gaiement dans le peloton. Nous sommes contents d'engranger les kilomètres tout en se sentant encore en bonne forme. 

Km 252, St Urbain Premier, nom d'un pape, il me semble, est atteint aisément. Notre direction bifurque à nouveau vers le nord. Donc vent défavorable, abri conseillé, roue dans roue, peloton groupé et discipliné.

Km 260, Ionut repasse à l'avant pour nous offrir un relais bien appuyé, dont il a le secret. Il est fort ce roumain ! Tout le monde s'accroche et appuie sur les pédales. Il faut rester vigilant à haute vitesse, surtout avec la fatigue accumulée. 

Il y a quelques frictions à l'avant. La nuit tombe peu à peu. Vers 18h, nous nous arrêtons quelques minutes pour reprendre nos esprits, et nous équiper en conséquence. 

Tu t'es trompé de vélo Marcus, celui-là, c'est le mien

Km 265, nous contournons St Rémi par la piste cyclable. Je prends les commandes en suivant mon GPS car le groupe semble égaré. Nous ne faisons pas d'arrêt au Tim, ni au McDo, l'urgence est de renter au plus vite.


Un air de Fiona nous surprend by night

Km 270, je tire le paquet sur la longe piste quittant St Rémi, longeant la route 221. Les éoliennes du secteur tournent à plein régime, propulsé par un vent de nord-est maintenant bien installé. Nous subissons le contre-coup de Fiona, un ouragan destructeur en provenance de la Floride.

Km 277, nous poursuivons par le rang St Régis sud. À la lueur des loupiotes, nous nous échinons roue dans roue, luttant férocement contre les violentes rafales.

Km 282, en arrivant à St Constant, une zone de travaux nous force à mettre pied à terre. Le groupe se disloque, certains filent dans la garnotte, ce sont Yvon, Olive et Philippe. Les autres effectuent une énième escale technique. 


Retour au bercail par les pistes cyclables du fleuve

Par paquet, nous rattrapons la 209, pas mal achalandée et chaotique jusque Ste Catherine.

Km 288, nous revoici à proximité du fleuve, le retour se fait par les pistes cyclables.  Cela nous permet d'éviter le gros trafic du boulevard Taschereau. Les trois fuyards matinaux sont revenus par la mauvaise route d'après leur trace sur Strava. Attention les amis, il faut respecter le parcours établi.

Km 294, connaissant bien le tracé du secteur, j'emmène la bande composée de Jocelyn, Ionut, Loïc, Francis, Marc, Martin et Romain. Nous perdons ces 3 derniers dans le dédale des routes, ponctuées d'arrêts et de lumières. 

Km 300, dernier coups de pédales au bord de l'eau. Nous passons sous le majestueux pont Champlain, joliment éclairé, avec les lumières de Montréal en arrière plan. C'est vraiment nice ! 

Km 306, vers 20h, nous terminons notre balade nocturne par St Lambert et son dépanneur Marché express de l'Ultramar. C'est l'endroit attitré pour les arrivées de brevet sur la rive sud.

Retour nocturne à la case départ

Peu de temps après, nous sommes rejoints par les randonneurs dispersés dans la banlieue. La gang des 11 est à nouveau rassemblée. Nous sommes tous crédités d'un temps de 14h16, afin de confirmer la cohésion du groupe.

Terminus de St Lambert, tout le monde débarque


Épilogue

Je suis fier de notre prestation collective pour ce 300. Hormis les trois devant qui ont préféré rouler à leur rythme avec un temps respectable de 11h54, le groupe des onze a bien collaboré pour rentrer sain et sauf au bercail. 

Les 3 fuyards matinaux ont rejoint la base de jour

Un esprit de club serait-il en train de se mettre en place ? Nous le souhaitons fortement au CVRQ, afin de créer un sentiment d'appartenance. Nos membres seraient contents de revenir rouler ensemble pour accomplir nos sorties. C'est de bon augure pour la suite. À suivre. 

Bel esprit de club lors de ce brevet, bravo messieurs !

Le dernier brevet de la saison 2022 se profile à l'agenda. Il va se dérouler début Novembre, juste après l'Halloween. Il s'intitule le 200 des Morts, tout un programme, prévoyez votre costume de squelette ! 

Fantômes, araignées, la toile est mise pour le 5 novembre ...

Si la météo est encore avec nous, ce sera l'occasion de pédaler une dernière fois cette année au sein du Club Vélo des Randonneurs du Québec, dans la joie et la bonne humeur. 

Venez nombreux braver les frimas de l'automne, avant d'hiberner chez vous et de jouer au hamster !

Vive le CVRQ !

Francis, un randonneur heureux, habillé en français !