samedi 17 octobre 2026

200 Rive Sud, Flat, Cold, Wind, Youth, Han Solo !


Prologue


Je poursuis ma collection de 200 !

Ce sera mon neuvième sur onze possibles cette année, sans compter les 200 sous zéro auxquels je ne participe pas, pas folle la guêpe !

Plus on avance dans la saison automnale, moins la météo risque d'être favorable. C'est justement cela, le challenge ! Les 200 bornes ne sont plus la difficulté, le froid et le vent s'invitent au party, ajoutant une difficulté supplémentaire à l'épreuve. 

Justement ce samedi, il est annoncé une température fraiche de zéro degré au départ, culminant à huit degrés en cours de journée. Et la brise va tournoyer autour des 20 km/h avec des rafales à 35 km/h, youhou, attachez vos tuques !

Voilà un bon défi pour ce brevet Rive Sud du samedi.

D'autant que la veille ne sera pas de tout repos, puisque c'est la fête de ma douce, avec visite de la ville et des restos en grande pompe, vraiment pas la meilleure activité pour se ménager les guiboles et l'estomac !


Du froid, du vent mais aussi du soleil et de la bonne humeur



Parcours

St Lambert - St Bruno - Chambly - Tim 104 (CP1) - L'Acadie - Napierville - St Édouard - Tim St Henri (CP2) - Ste Martine - Tim St Constant (CP3) - La Prairie - St Philippe - Carignan - St Lambert (CF)


Richie, Yvon, Marcus toujours au RV



Météo

Ciel bleu avec quelques passages nuageux. Vent assez fort de 15 à 25 km/h de Nord-Ouest. Température fraiche entre 0 et 10 degrés, sortir bien couvert !


Deux comiques à l'orée de la leur carrière 



Date et lieu

Samedi 17 Octobre à 7h, départ de la Voie Maritime de St Lambert.



Participants

20 : Loïc A, Gabriel A, Marc B, Lancelin B, Guillermo C, Olivier C, Yvon C, Richard C, Emmanuel G, Maelle G, Benoit J, Sebastian K, Bertrand L, Michel L, Pascal P, Maxence S, Christine T, William-Henri TD, Thomas V, Daniel V.


Gaby, Olive, Daniel et Christine, des randonneurs assidus



Sur la ligne de départ


Météo oblige, j'ai mis trois couches sur le dos pour éviter de geler. Mitaines, cache-cou, cagoule, sur chaussures, le kit hivernal quoi ! 

Plus d'une vingtaine d'inscrits en théorie, pour ce 200 annoncé pas facile, trois ne viendront pas, sept recrues qui se décomposent comme suit. Deux gars venus de Québec et Matane, un autre duo me faisant penser aux Denis Drolet, la fille d'Emmanuel G dans la jeune vingtaine et enfin deux couraillons inscrits dernière minute, en préparation à un 800 km en Argentine ! 

Il y a aussi une douzaine d'assidus et irréductibles randonneurs, comme Marc, Olive, Michel L, Loïc, Richie, Daniel V, Yvon, Sebastian, Gaby, Christine et moi-même ! Ceux-là sont des passionnés des brevets. 

Explication aux nouveaux, tandis que le soleil se lève doucement sur la métropole. Briefing, photos et c'est parti pour 7h pétantes. Pas de pitié pour les retardataires. Nous laissons Emmanuel et sa fille, encore en phase de préparation. 


Avé RQ ! Ceusse qui vont souffrir de froid te salue !




Étape 1, St Lambert - Tim 104, 43 km


Départ par le même parcours que la sortie de 100 km de la semaine passée, c'est à dire direction plein Est. Le temps d'allumer mon GPS avec le tracé approprié, que ma gang de fous furieux a déjà pris 200 mètres d'avance. Sur le chemin Tiffin, c'est pas mal dur à rattraper, surtout que c'est parti sur les chapeaux de roue. 

Km 4, un peu de garnotte sur la Route Verte. Il a plu la veille en masse, le terrain est encore imbibé d'eau. Je dois faire gaffe avec mes tits pneus de 25, comparés à la majorité qui roule avec des largeurs supérieurs sur leur vélo mi-route mi-gravel.

Km 6, je papote avec Marcus, au sujet de nos vies persos, de la gestion du club. Pas assez concentré sur ma route sur ce chemin piégeux, je roule sur une grosse roche. La roue avant passe par dessus mais celle arrière n'apprécie pas du tout le choc, provoquant un pincement de tripe ! C'est aussi avec un pincement au cœur que je constate la crevaison instantanée. Bye bye peloton, qui file droit devant, me laissant seul avec mon flat et mon désespoir.

Pas le choix que de mettre immédiatement à l'ouvrage, pour réparer vite fait, bien fait. Je retourne mon Puma sur la selle et le guidon, je sors promptement le matose du mécano. Les chiens du coin ne tardent pas à me repérer, je dois dégager dans un endroit moins menaçant. 

Ceusse qu'on avait laissés derrière, me dépassent par duo. D'abord Maxence et Lancelin, puis William et Thomas, mes fameux Denis Drolet, enfin la famille Germaine, fully equiped and running ! 

En une dizaine de minutes chrono, le pneu est remis en état de marche. Me voilà dernier du peloton, pas très bon pour le moral, surtout en début de brevet ! Comme elle est ouverte, je pars à la chasse aux autres participants, franchement motivé.

Km 10, Éole va m'aider pour les vingt premiers kilomètres. Je longe YHU, maintenant dénommé MET, le nouvel aéroport de St Hubert ou de la métropole de Montréal. Des avions porteurs de Porter vrombissent bruyamment, s'apprêtant à décoller. Pour moi, ce sera dans un gros mois, vacances vélo prévues aux iles Canaries avec la miss, youpi !

Je continue par St Bruno, passage par les nombreuses pistes cyclables du secteur. Mais qui a donc fait ce parcours, avec toutes ces routes ou on doit ralentir ! C'est Bibi bien sûr, ou avais-je la tête ! 

Km 22, St Basile, toujours pas de randonneurs dans le collimateur. J'oblique vers l'Ouest, soleil et vent dans la tronche ! 

Traversée de Chambly, et au km 32, je rejoins enfin mon duo de comiques, Will et Thom Drolet. Je les salue mais ne reste pas à leur allure, trop lents pour Captain Audax, minimum 23 à l'heure requis. Faut pas déconner quand même !!!

Jusqu'au km 40, on circule sur la route pourrie de Salaberry. Point positif, le vent est repassé en notre faveur. Je longeant les méandres de la rivière Acadie, le premier contrôle n'est plus très loin, 

Voilà l'intersection avec la 104, assez passagère merci, et son fameux Tim, que je fréquente assez souvent lors de mes balades locales. 

CP1 au Tim Horton, km 43, il est 9h09, pause 22 minutes. 

Seul Maxence est encore là. Un petit échange de paroles et il repart en compagnie de Lancelin, déjà lancé. Tout le reste de la troupe a déjà foutu le camp vers la prochain destination. 

Le premier groupe au premier CP

Je décide donc de prendre mon temps, rien ne sert de courir maintenant. Je n'ai pas la puissance d'un Frédéric Perman pour rattraper ma gang de randonneurs chevronnés. 

Commande d'un Timatin œuf bacon sur muffin anglais, avec petit café régulier et roussette au miel. Il était temps d'avaler quelque chose, j'avais les crocs après cet imprévu matinal. 

Les Denis Drolet arrivent et cassent la croute. William-Henri et sa compagne Morgane, ont déjà participé à un 200 des 2 Traversiers en 2023, qu'ils avaient terminés en 14 heures, malheureusement hors délai pour être homologués. Will espère effacer cet affront dès aujourd'hui !

Thomas et William, des bonnes bouilles sympathiques

Passage aux toilettes pour délestage complet des intestins, ça va beaucoup mieux. De retour dehors, je me réajuste chaudement. En fait, je laisserai mes trois couches toute la journée, préférant être au chaud, même si mouillé à l'intérieur. 

Me voilà on the road again, let's go !



Étape 2, Tim 104 - Tim St Henri, 47 km, total 90 km 


Ma drôle de paire de chevelus a reclippé avant moi, pendant que je me réharnachais. Je  me retrouve bloqué à la lumière de la 104. 

Plein Sud maintenant sur le chemin du Grand Pré, bien asphalté avec une tite bande cyclable, pas trop achalandé d'autos en ce samedi automnal. 

Je me rapproche vitesse grand V des deux compères. Je me laisse drafter un peu puis je dépasse. J'ai récupéré de l'énergie et me sens d'attaque à continuer solo sur un tempo plus rapido. 

Km 50, village de l'Acadie, l'église, sa halte en face, pas d'arrêt aujourd'hui. Puis à gauche sur le chemin des Patriotes, parallèle à la 219. 

Je poursuis ma balade, I am a lonesome poor cowboy, anyway, not any choice ! C'est dans ces moments que j'apprécie de la bonne musique entre mes oreilles, ce qui provoque des sécrétions d'hormones du bonheur, bénéfiques à l'effort que je produis. 

Je salue le vignoble du Mas des Patriotes, les bornes défilent, pas trop dur pour l'instant. Ça va se corser dans pas long, après Napierville dès le km 66, d'après mes prévisions.

Sur la route 221, le parcours s'oriente plein Ouest puis Nord-Ouest, les pires directions pour progresser contre le vent. L'allure se fait ressentir. Un insignifiant faux plat et me voilà à 18 à l'heure. Il va falloir prendre son mal en patience. 

Km 71, bye le grand axe, je déambule à nouveau dans les rangs, voici St Jean puis celui des Sloan. C'est très tranquille, je progresse vers St Édouard et son pitoyable Brosco alias G-Economize de légende, quasiment le seul commerce du village.

Km 80, pas d'arrêt au dépanneur mais plutôt un tit pipi à l'église, histoire de relâcher la tension prostatienne et musculaire, pas mal intense depuis quelques miles.  

Décontracté et un tantinet requinqué, je me relance, façon de parler, dans le faux plat vers St Rémi ... à 15 à l'heure ! Et personne devant pour me protéger. Le vélo, école de persévérance et de résilience, cela n'a jamais été aussi vrai. En résumé, y en aura pas de facile et y aura de meilleurs moments. 

Km 84, légère courbe vers le Sud, afin de changer le mal de place, le second checkpoint n'est plus très loin. Le décompte kilométrique a commencé, histoire de me motiver. Chaque borne dépassée est une victoire !

Traversée de St Michel, quelques gros culs me frôlent de près, l'accotement étant assez mince, il est vrai.  

St Rémi est en vue, beaucoup d'efforts sont dépensés pour l'atteindre. Cependant, le moral est bon et les jambes tournent bien. 

CP2  du Tim de St Rémi, km 90, il est presque midi, pause 40 minutes.

Comme au dernier CP, je rencontre Maxence en attente de son pote Lancelin. J'aurais du croiser ce dernier sur la route, mais que nenni, je ne l'ai pas aperçu. Il a dû stopper quelque part et je lui suis passé devant sans m'en apercevoir. Max lui donne encore un peu de temps, puis il va repartir.

Je sélectionne ma pitance, un bon bol de chili chaud, avec pain au beurre, trop dur pour être tartiné. Avec un coke et une autre roussette, ça devrait m'apporter quelques glucides réconfortantes. 

Chili bien chaud pour chiller

Tandis que je grignote, Lancelin apparait dans le décor. Il se prend un wrap qu'il dévore en ma compagnie, nous faisons connaissance. Il me fait penser à mon fiston Jacques-Antoine, celui-ci vivant en Belgique, même forme de visage, même look, même gouaille de français ! 

Lancelin, prénom original, est au Québec depuis quelques années. Il vit à Matane, région de Gaspésie, qu'il adore. Il aime la nature sauvage, ce qui change avec ce qu'il voit aujourd'hui, beaucoup de trafic, me dit-il. Avec son chum Max, ils se sont lancés le défi de rouler ce 200 à Montréal, résultat d'une recherche sur l'IA, la techno a parfois du bon, comme le nom de famille de Lancelin !

Il a contracté une crampe depuis ce matin, il n'a pas de lumière pour la nuit qui va arriver tôt en ce jour de mi-octobre. Mais il a un cœur gros comme ça, du haut de ses 25 ans, et l'insouciance de sa jeunesse. C'est beau de voir ça ! Terminera-t-il le brevet, réponse dans quelques heures.

Lancelin Bon de Matane, le clone de mon fiston

La paire des DD arrive à son tour. Nouveau brin de jasette avec eux, je leur fais remarquer leur ressemblance avec les comiques québécois, ce n'est pas la première fois qu'on leur signale. Will est très jovial et souriant, tandis que Thomas est plutôt bougonneur, mais sympa tout de même. 

C'est rafraichissant de parler avec cette génération de trentenaires, avec la vie devant eux. 

Bon, ce n'est pas avec toute cette socialisation que je vais faire tourner mes roues. Je me fais donc violence, et récupère ma monture qui m'attend accotée au Tim. Mon pneu arrière regonflé avec ma mini pompe ce matin, a l'air ... de tenir le coup ! 

Le soleil sort le bout du nez, ses faibles rayons me caressant les joues, c'est le moment ou je me remets en route. 



Étape 3, Tim St Henri - Tim St Constant, 50 km, total 140 km 


Sortie du bled par la 219, je réchauffe la machine.  

En jasant ce matin avec Richie, celui-ci m'a mentionné qu'il y avait un bout de route en travaux entre St Rémi et Ste Martine. Persuadé que c'est le segment indiqué en pointillé sur Ride with GPS, je décide de faire le tour par la 209 puis la 205. En fait, c'est le tracé initial réalisé l'an passé, Marcus l'a changé dernière minute, sans m'en faire part, le petit vlimeux ! 

Pour faire une histoire courte, il n'y aura aucune construction à cet endroit, le hic étant localisé à Ste Martine, avec un morceau de piste en réfection, justement évité par le tracé du brevet. 

Du coup, me voilà parti sur la belle 209, vent de côté, bien propulsé sur sa bande cyclable, excellent pour digérer en toute quiétude. 

Km 101, virage à droite sur la 205, au niveau de la Pataterie. J'en profite pour mettre les lunettes de soleil, Galarneau devenant trop ardent pour mes yeux fragiles de sexygénaires ! 

J'attaque une longue ligne droite vallonée. C'est bien mieux ainsi, le vent de face se faisant moins sentir. 

Je traverse St Urbain Premier, ou les fanas d'Halloween ont mis le paquet sur la décoration ! Il y a même un détecteur de présence qui déclenche une bande son inquiétante à mon passage, j'ai presque peur !

Scène de peur à St Urbain

Cinq bornes plus loin, je retrouve le parcours officiel rejoignant Ste Martine. Je constate en effet que la piste au niveau de la Halte de la Gare est barrée. Pause pipi tout de même. 

Je dépasse l'IGA, ou Maelle la fille d'Emmanuel, devra abandonner à cause d'un genou douloureux. Bravo à elle, les conditions venteuses sont effectivement difficiles pour un premier 200.

Au km 115, je regagne la piste du Roussillon, à l'endroit ou les travaux finissent, une chance ! Un beau ruban d'asphalte de seize bornes va se glisser sous mes pneus, balayé latéralement par Eole, qui s'en donne à cœur joie sur cette portion champêtre découverte. 

On traverse des haltes équipées de kit de réparation pour vélo et station de gonflage, ou j'aurais pu remettre de l'air dans ma chambre. Le temps que l'idée me monte au cerveau, j'ai largement dépassé le spot. Trop tard, Edouard !

Les éoliennes tournoient allègrement à mon passage, comme pour me saluer, tels les moulins de Don Quichotte de la Mancha !

Km 132, St Régis Sud m'emmène à présent vers la civilisation de St Constant. Trois bornes plus loin, un gardien des cônes oranges me demande de faire le tour par l'Est par la montée Régis.

Qu'à cela ne tienne, tous les chemins mènent au Tim Horton, c'est bien connu. 

CP3 du Tim de St Constant, km 140, il est 15h10, pause 30 minutes. 

J'accoste mon bécyk dans la sacro-sainte institution des familles et des retraités, fort achalandée en ce samedi de magasinage. Y a peu de monde au comptoir, je me dépêche de commander mon tit café un un avec deux beignes bien sucrés. 

Une fois de plus, je rejoins Maxence à sa table pour tailler le bout de gras, autre référence à Don Quichotte ... Le gars au beau vélo carbone S-Works, attend son pote Lancelin, encore perdu dans la pampa, mais il n 'est pas pressé. 

Max me fait part de son projet vélo Québec-Matane, 400 bornes en 16 heures. Il me parle aussi d'une possible TCR, Trans Continental Race ! Wow, sait-il dans quoi il s'embarque, un raid d'environ 4000 kilos, juste un zéro de plus que son Québec-Matane ! 

Je lui propose plutôt un petit PBP en 2027, ce serait un bon palier de progression, avant de traverser le continent européen. Français, originaire de Bourges, dans le Cher, il va y réfléchir. 

Maxence de Québec attend son pote

Quelques cyclos et cyclotes habillés en couleur pastel, viennent également se réchauffer dans ce temple du kawa aseptisé. C'est vrai que le mercure est encore bien bas en cette heure de la journée. 

On jase, on jase et une demie heure est facilement passée. Je salue Max, et peut-être à bientôt, lui qui roule à vive allure sur son rapide destrier. 

Quant à moi, je dit hue à Rossinante, encore un clin d'œil à qui vous savez !


 

Étape 4, Tim St Constant - St Lambert, 60 km, total 200 km 


Regonflé en sucre one more Tim, je repars vent en poupe, sur la piste cyclable longeant le fleuve, que je connais par cœur. En effet, mon condo est à moins d'une heure de pédalage, j'ai pourtant encore soixante kilomètres à accomplir. Autant dire que je vais faire quelques détours avant d'interpréter le home sweet home ! 

Km 146, quittant l'eau, le parcours s'insinue dans La Prairie, par un dédale de cordons cyclables, traversant parcs et cités résidentielles. Diantre, qui a donc fait ce tracé en forme de labyrinthe. Je crois me souvenir ...

Km 152, je retrouve enfin la cambrousse, après le franchissement de la 30, direction St Philippe. Le vent est toujours mon allier quand je repique vers le Sud aux alentours de 16h30. Le soleil commence à perdre de sa luminosité, les ombres s'agrandissent sur les bas côtés. Encore deux heures de jour, et je serai plongé dans l'obscurité. Le final risque de se rouler aux loupiotes. 

Km 160, St Philippe, dernier stop propice au ravito. Refill d'eau dans le bidon, tortillons de fromage salé, et un Pepsi pour le sucré. 

Encore quelques kilomètres à traverser la campagne montérégienne, au coucher du soleil, avec la métropole en toile de fond, en totale harmonie physique et mentale sur mon bécyk à pédales. En un mot, c'est le bonheur à son paroxysme. Je savoure ces moments de solitude bienfaisante. 

Km 172, pause photo avant que l'astre solaire ne passe derrière l'horizon, juste pour ne pas oublier cet instant de joie de vivre, et le garder dans ma collection de milliers de souvenirs issus de mes aventures à vélo.

Au crépuscule du jour, je rentre au bercail

Km 180, le soleil s'est couché lorsque j'atteins Carignan. Dernière pause sur une table avant le rush final, je grignote mes tourillons en avalant quelques gorgées de Pepsi. La température se rafraichit mais je ne ressens toujours pas le froid, trop bien habillé de la même panoplie de la journée, merci à mon équipementier !

La fin de la ride est une formalité sur la Route Verte dans la forêt. Le vent de Nord-Ouest a plié bagage, c'est donc sans difficulté que je déroule la dernière ligne droite de dix bornes de piste traversant St Hubert jusqu'au boulevard Edouard puis Churchill, à la lueur des lampions. 

J'arrive sur Victoria en passant le km 200. Le Esso du contrôle final se situe à un kilomètre sur ma droite. Mais je préfère rentrer direct chez moi à deux bornes d'ici, je vire donc à bâbord. 

Il est presque 20h, j'ai le sentiment du devoir accompli, pas la peine de forcer mon talent. De toute façon, il ne doit plus y avoir de randonneurs au checkpoint. Tout le monde a dû rallier le final, être douché, à dévorer un bon repas !

Les premiers à l'arrivée

Mes quatre recrues du jour finiront une heure trente après moi, et groupées en plus de ça ! Bravo à eux, à ces jeunes remplis de volonté et de persévérance. Bel esprit d'équipe, mention spéciale à Max, Lancelin, William et Thomas ! 



Statistiques


Résultat des 20 participants:


8h11 - Richard C, Sebastian K, Daniel V.

9h15 - Loïc A, Bertrand L.

9h30 - Gabriel A.

9h59 - Marc B, Guillermo C, Olivier C, Yvon C, Benoit J, Christine T.

10h17 - Michel L.

11h10 - Emmanuel G.

11h57 - Pascal P.

13h14 - Lancelin B, Maxence S, William-Henri TD, Thomas V.


Abandon de Maelle G au km 113.



Épilogue


Chaque brevet apporte son lot d'aventures.

Ce matin, je n'avais pas prévu de crever six kilomètres après le départ, largué par mes potes, me retrouvant livré à moi-même pour le reste de la journée. 

Il faut s'adapter aux circonstances, et gérer le moment présent. 

J'ai pourtant vécu une belle journée, côtoyant à chaque contrôle, cette bande de jeunes. Ils font tellement plaisir à voir aller. 

C'est certainement la relève de notre sport. Je m'aperçois qu'ils sont animés par la même motivation que j'avais à leur âge. 

Le vélo est une belle école de volonté, de camaraderie, de découverte des lieux de nature, de découverte des autres et de soi-même. 

Tout compte fait, j'ai bien envie de me faire tatouer un vélo sur le cœur, depuis le temps que ça me tente.

À la prochaine, pour écrire un nouveau chapitre des aventures de Captain Audax !


Vive le CVRQ !


samedi 19 septembre 2026

200 des Pommes, un peloton de rêve

 

Prologue


Un autre brevet de 200 se profile au calendrier. 

C'est celui des Pommes, dont il me reste un excellent souvenir en 2025. 

Comme je les collectionne cette année, je l'ai bien sûr coché à mon agenda.

Il y a encore une belle liste d'inscrits sur la page web du CVRQ, cela incite à pédaler en bonne compagnie, alors que la météo devrait s'annoncer fort propice.

Et puis, c'est bientôt l'automne. Les pommes tombent des arbres, d'excellents fruits pour concocter des produits gastronomiques, comme le jus, le cidre, les tartes, les beignes ...

Menoum menoum ! On va se régaler les yeux, les jambes, et surtout l'estomac. 

À samedi pour brûler des calories avant de les reprendre instantanément !


Le 200 des Pommes me pâme de joie !



Parcours

St Lambert - Chambly - St Jean Baptiste (CP1) - St Damase - St Pie - Granby (CP2) - Farnham - Mont St Grégoire (CP3) - Marieville - St Lambert (CF)


Chaude ambiance dans une frette atmosphère



Météo

Ciel bleu avec quelques nuages passagers. Vent faible de 5 à 15 km/h de Nord-Est. Température fraiche entre 7 et 15 degrés, faut mettre ses petites laines !


Captain Audax accueille les participants dans la bonne humeur



Date et lieu

Samedi 19 Septembre à 7h, départ de la Voie Maritime de St Lambert.


Les montréalais déboulent sur le tarmac de la VM



Participants

24 : Danny A, Jim A, Oscar A, Gabriel A, Gérald B, Marc B, Olivier C, Yvon C, Richard C, Romain C, Martin D, Frédéric D, Nicolas F, Edgar H, Michel J, Sebastian K, Michel L, Yves LT, Frédéric P, David P, Pascal P, Michel P, Sébastien P, Frédéric R.


Tous heureux de se retrouver pour ce RV automnal



Sur la ligne de départ


Fait frette à matin, seulement 7 degrés au thermomètre, on a ressorti tout l'attirail pour se protéger de la fraicheur, manches, leggings, cache-cou ou buff, gants longs, coupe-vent ou veste. Grrr, la planète repart dans son cycle vers le froid. 

Je suis le distributeur de cartes. 27 inscrits dont 3 recrues qui ne viendront pas. Un certain Mark Titleman qui a mis son nom à quelques brevets et qui n'a jamais fait acte de présence, serait-ce un robot virtuel sur le net ?

Deux revenants depuis quelques années, Edgar Harvey, 76 ans, ancien rouleur au CVRM, ayant participé à un PBP, et son chum David. 

On parle des Championnats du Monde UCI qui auront lieu à Montréal, toute la semaine prochaine. Wow, quel superbe évènement et quelle belle visibilité pour le vélo au Québec.

Regroupement des troupes, briefing léger, photo les bras en l'air, genre statue de la liberté, et c'est un GO pour 7h02.


La bande de joyeux drilles au départ



Étape 1, St Lambert - St Jean Baptiste, 50 km


Un beau groupe s'élance dans St Lambert, ça papote comme d'habitude. Même l'ami Fred P reste avec nous quelques minutes pour discuter, avant de prendre son envol. 

Le gros paquet s'écrème au fil des lumières de la banlieue. Pas trop le goût de compter ou de mémoriser qui roule avec qui, je lâche prise de ce côté. Je socialise aussi, pour le moment avec Romain, drummer comme moi, on aime discuter de musique. 

Victoria et Lapinière sont roulés. Nous circulons à deux de front, y a pas tellement de trafic à cette heure, profitons en. 

Quartier Dix 30, lieu de départ de la course Élite hommes et femmes la prochaine fin de semaine, j'y serai ! Puis la campagne s'offre à nous. 

Km 12, après l'overpass de la 30, sur Grande Allée, le bitume a été refait, wow ! Merci le passage des Championnats du Monde, cette route s'en souviendra ! Nous déroulons un véritable billard, quel plaisir. 

Le vent de Nord-Est n'est pas très fort, bien calé dans les roues, ça roule au poil dans Carignan. 

L'asphalte a été refait par endroit, merci les Championnats du Monde

Km 17, on tourne à gauche sur Salaberry, puis à droite, Grande Ligne. Malheureusement, notre rêve d'asphalte paradisiaque s'arrête là. On retrouve notre champ de mines habituel, et la mauvaise réputation des routes québécoises. 

Nous rattrapons Gaby, semblant peiner sur son vélo. Il a été victime d'un problème cardiaque lors de son dernier 1200 en Espagne. Alors, doucement l'ami. 

Km 22, le feu tricolore de la bretelle des autoroutes 10 et 35 disperse encore le peloton, maintenant éclaté en petits groupes, façon puzzle. 

Nous longeons l'autostrade, puis filons à Richelieu par le boulevard industriel. La moyenne est bonne, le rythme est vif, je me sens bien en jambes. 

Km 29, traversée de la rivière, puis à bâbord toute. À cet endroit, le cours d'eau s'accélère, propice à y mettre une centrale Hydro-Québec. 

Une lumière blafarde, effleurant les eaux, m'interpelle en ce matin frisquet. C'est l'instant poétique. 

Revenons à nos moutons, en troupeau ! 

Les relais se succèdent à l'avant. Notre Danny de Bécancour, bien campé sur ses barres aéro, tire le groupe à bonne allure. Il est relayé par Marc, Olive et Michel, qui mettent la main à la patte ! 

En fonction des locomotives, la vitesse diffère. Pour certains, je dois serrer les dents pour rester dans les roues. 

Le Mont St Hilaire se profile à l'horizon. Nous allons bientôt gravir un de ses versants. 

Peloton imposant en formation pour gravir le Mont St Hilaire 

Le faux plat commence au km 40. Houla, les cuisses me rappellent à l'ordre, les biscottos sont en surchauffe. Je laisse donc aller le groupe, sachant que je pourrais le rattraper au prochain contrôle, dans dix bornes. 

Yvon et Mitch sont aussi largués, ils grimpent à leur rythme. Le peloton a ressorti son théorème de base, c'est suit ou lâche !

Arrêt rapide pour repositionner mon bib Van Rysel de chez Décathlon à 75$, il possède un bon chamois mais un mauvais maintien autour de la taille. Il faut remettre les couilles à la bonne place ... désolé !

Km 44, j'attaque solo le chemin de la Montagne. Pas de randonneur, ni devant, ni derrière, car il y a encore quelques unités après moi. 

C'est toujours agréable de cycler parmi les vergers. J'évite d'ailleurs de justesse, de m'encastrer dans une pancarte ventant les produits de la maison Petit et Fils ! 

Après la montée, c'est la belle descente par le chemin Rouville vers St Jean Baptiste, ça sent la pause imminente. 

CP1 au Marché Tradition, km 50, il est 9h, pause 15 minutes. 

Je retrouve ma gang presque au complet, exception faite de quelques rapidos, Fred P et Fred D, Seb K et Richard C. 

Arrivée au Marché Tradition ensoleillé de St Jean Baptiste

Belle tablée de randonneurs prenant leur collation au soleil, joli spot que ce dépanneur. Photos de la scène, donc. 

Belles tablées de randonneurs au ravito

Je me dépêche de faire mes trucs avant que ça redémarre. Changement de lunettes, pipi, retrait de couches. Mais il fait encore frette, 10 degrés à l'ombre.

Passage à l'épicerie pour me prendre un sandwich jambon et un coke, j'ai les crocs et j'ai besoin d'énergie. Papotage et repas vite pris en bonne compagnie. 

Ça jase, ça bouffe, ça médite

Certains arrivent au checkpoint et repartent aussitôt. C'est le cas de Michel J et Gaby. Jim et son fils Oscar prennent le temps de se sustenter. Le duo Edgar et David est déjà ed...garé dans la pampa. 

Le duo familial père et fils, Jim et Oscar

Au bout d'un quart d'heure, une éternité, branle-bas de combat, remise en selle. C'est reparti pour la deuxième étape. 

L'heure de repartir a sonné au clocher



Étape 2, St Jean Baptiste - Granby, 48 km, total 98 km 


Sortie du village en douceur. Puis le train d'une dizaine de cyclos re décolle sur les chapeaux de roues. 

Nous faisons des zigzags dans la plaine montérégienne. 

Parfois avec des segments Nord-Est avec vent de face, faut accrocher les wagons, dépendamment des leaders. Parfois avec vent de côté, on souffle un peu. HIIT assuré ! 

Le train pour Granby est en marche

Km 60, on rattrape Gaby, ayant zappé le contrôle précédent pour prendre de l'avance. Même chose pour Michel J, qu'on rejoint plus loin. Celui-ci reste dans les roues, bien décidé à profiter de la draft providentielle ! 

Km 70, du côté de St Pie, nous longeons la charmante rivière Yamaska, avec vue sur le mont du même nom. Nous nous en approchons à bonne allure, pour aller escalader un de ses contreforts. 

Le mont Yamaska est en vue

Km 76, bifurcation à gauche sur le rang de la Montagne. C'est tout dire, ça va grimper ! 

Va-t-il me rester assez de puissance dans les jarrets pour suivre mes compagnons, pas décidés pentoute à baisser le rythme. 

Dès le premier faux plat, Michel J et moi nous faisons décramponner. Étonnamment, j'ai encore assez de jus pour écraser les pédales, et me remettre dans le sillage de mes acolytes. Ce n'est pas facile, mais à force de volonté, notre duo arrive à faire la jonction sur les hauteurs de la pente.

Youpi, on peut profiter de la descente sur St Paul d'Abbotsford, km 82. 

Nous rattrapons la route des Champs menant à Granby, distant de 16 kilomètres. Dès le début de la piste, ma belle bande de déchainés me laisse sur place, la force dans les guiboles me lâchant désespérément. 

Tant pis, je vais me refaire une santé, en voyant le peloton s'éloigner. Quand les muscles piquent, c'est qu'ils manquent de fuel. Je grignote donc quelques pâtes de fruit et autres bouchées chocolatées entreposées dans ma sacoche. 

Je me retrouve solo, à méditer sur mon sort. Le ruban d'asphalte monte doucement mais sûrement, la moyenne n'est plus aussi rapide que tout à l'heure. Pas de souci, je rejoindrai le groupe au prochain contrôle. 

Km 93, fin de cette route bucolique, j'arrive à Granby. J'en termine avec l'épuisante rue Cowie, et son interminable pente douce, entrecoupée de lumières, stop and go ! 

Enfin le fast-food salvateur, je vais pouvoir recharger les batteries.  

CP2 au McDo de Granby, km 98, il est 11h15, 25 minutes de pause. 

Y a encore ben du monde sur les tables à se sustenter.

On reprend de l'énergie au WacDo de Granby

J'en profite pour me délester des gants longs, coupe-vent, pattes longues. Il fait bon au soleil, c'est le bonheur. 

Je file me chercher un trio McValeur à 5$, une vraie aubaine par les temps qui courent ! De plus, personne en attente, je suis vite servi et pars me restaurer avec mes compères. 

D'autres retardataires arrivent encore, largués dans les coups de bordure, me confie Jim !

D'autres randonneurs arrivent au CP2

Les guêpes apprécient aussi notre joyeux festin. C'est une sinécure, la présence de ces bestioles ailées, cet été. Faut faire gaffe à ne pas en gober une, par inadvertance. Souvenir d'une piqûre douloureuse lors du récent 200 Lac St Louis. 

Joyeux festin en bonne compagnie avec nos amies les guêpes

Jasettes diverses, le temps s'accélère. Il faut repartir vers de nouveaux kilomètres, nous sommes à mi-chemin. 

Rapide rhabillage, reclippage et GO pour la prochaine destination, les vergers de Mont St Grégoire. 



Étape 3, Granby - Mont St Grégoire, 61 km, total 159 km 


Nous filons maintenant vers l'Ouest, Éole nous sera favorable jusqu'au retour. 

Cerise sur le gâteau, nous dévalons en pente inclinée sur la Montérégiade, dix bornes de pur bonheur. Digestion tranquille de notre repas, à l'ombre des arbres, le chant des roues libres est bien agréable. 

Km 109, interruption de la belle piste. Y aurait-il de la gravelle après, à explorer prochainement avec ma nouvelle douce. 

On retrouve donc les petits rangs de campagne, Roy, Choinière, Casimir. Nous déambulons dans la pampa, emmenés par nos suprêmes leaders, nous ménageant gentiment dans ces segments faciles. À quoi sert de courir, après tout ! 

Km 125, retour sur la Montérégiade pour rejoindre Farnham. Traversée du patelin en travaux, festival des cônes oranges.

On reprend une route en cambrousse, encore une trentaine de bornes pour atteindre le prochain arrêt.

Km 140, halte décrétée pour pause pipi, fait plutôt rare au club. D'habitude, c'est pédale ou pisse !

Pause pipi dans la pampa

Nous prenons ça relax, avec la treizaine de desperados du vélo, en mission sur ce 200. 

On y retrouve Marc et Olive, Yvon, les 2 Michel, notre Dany locomotive, la famille Angelillo père et fils, Jim et Oscar, puis Martin et Romain, enfin les 3 frenchies, Nico, Gérald et Bibi. Il y a souvent au moins un coq gaulois, représentant de l'hexagone au sein de nos activités clubesques. 

Ça roule facile tout en discutant

Pour faire défiler plus vite les kilomètres, ça discute dans les rangs. De bons mots par-ci par-là, avec Gérald et Nico, mes compatriotes. Aussi avec Oscar, le jeunot de la bande, 16 ans au compteur ! Mitch me fait remarquer que Captain Audax est plutôt en forme aujourd'hui. Merci amigo, je suis plutôt fier de faire partie de ce groupe de rêve.

Nous en finissons avec la très longue montée Versailles de douze bornes, nous menant directement à notre troisième oasis fruité du brevet. 

L'interminable montée Versailles avec le mont St Grégoire en point de mire

CP3 du Verger Charbonneau de Mont St Grégoire, km 159, il est 13h50, 30 minutes de pause. 

Viens t'amuser au verger Charbonneau !

Nous accostons dans cet endroit de dégustation des produits de la Pomme. Beaucoup de monde car très touristique. 

Le trio Seb K, Fred D et Richie au ravito 

Certains cyclos se mettent dans la file pour acheter une boite de beignes ou une bouteille de jus de pommes. 

On fait la file pour gouter aux délicieux beignes

Nous dégustons tout cela sur des tables sous les arbres, toujours accompagnés de nos amies les guêpes. 

Le quatuor Fred R, Michel P, Seb P et Yves au ravito

Chacun a ramené sa boite, y en a ben trop ! Nous aurions dû offrir un ensemble pour le groupe, offert par le CVRQ, à réfléchir pour la prochaine fois.

Orgie des produits de la Pomme, sucre à gogo

Merci à Nico et Gérald de m'avoir partagé leurs sucreries.

Oscar et Gérald font le plein de calories

On se rassasie de glucose, à s'en faire péter notre diabète. Nous n'aurons pas assez de la quarantaine de kilomètres restants pour brûler toutes ces calories. 

Après une demi-heure de farniente, ne rien faire en italien, nous reharnachons nos montures pour l'ultime tronçon de la ride. C'est le retour au bercail. 



Étape 4, Mont St Grégoire - St Lambert, 41 km, total 200 km 


La bande des treize mercenaires s'extirpe de cette manifestation touristique animée parmi les vergers. Virage à gauche, nous attaquons la seule côtelette du secteur, soit une montée de 200 mètres avec un D+ de 10 mètres !  

Puis c'est l'agréable descente en sous-bois sur un bel asphalte, un délice aux pommes ! 

S'en suivent sept bornes à la queue leu leu, sur une route relativement passante, sûrement à cause de l'accès fréquenté aux vergers. 

TGV au décollage

On file bien calés les uns derrière les autres, en slalomant parmi les craques de la chaussée, à 30 à l'heure. 

Km 170, re voilà la route des Champs, nouvelle pause pipi, pour les vessies et les prostates sensibles, après avoir ingurgité de bonnes bolées de jus ! 

Nouvelle pause pipi sur la route des Champs

Ce n'est qu'une formalité pour rejoindre Richelieu, puis traverser Chambly, toujours bien achalandé la fin de semaine. 

Km 182, travaux sur Kimber au niveau de la voie ferrée. On doit faire demi tour et reprendre ... le bon tracé ! Ah ces leaders, parfois ils ne regardent plus leur GPS, et roulent sur pilote automatique. 

Route barrée, on fonce au lieu de prendre à droite

On achève la besogne avec le bout de la piste cyclable, direction plein Sud par Édouard et Churchill. Enfin, une dernière ligne droite sur Victoria pour rallier le Esso du checkpoint d'arrivée.

CP final de St Lambert, km 200, il est 16h09, bravo les amis, good job !

Rapide photo finish de notre gruppetto de 13 unités sur 24 partants. Chacun s'en retourne chez eux. Seuls, Gérald et moi pausons un peu avant de nous dire au revoir. 


Arrivée des treize desperados, Captain Audax est aux anges



Statistiques


Résultat des 24 participants:

7h08 - Frédéric P

8h18 - Richard C, Frédéric D, Sebastian K

8h51 - Yves LT, Michel P, Frédéric R

9h06 - Danny A, Jim A, Oscar A, Gérald B, Marc B, Olivier C, Yvon C, Romain C, Martin D, Nicolas F, Michel J, Michel L, Pascal P

10h47 - Gabriel A

Abandon de Sébastien P au km 170, en fait, il a rejoint sa douce !

Abandon de Edgar et David au km 98, manque de motivation !



Épilogue


Ce fut encore une belle journée de pédalage, par une météo un peu fraiche, mais idéale pour rouler sans trop transpirer.

Je me suis fait violence pour rester dans le groupe, un peu rapide par moment, mais mes efforts ont été récompensés.

Mon grand plaisir a été de pouvoir terminer tous ensemble.

Treize randonneurs dans le même temps, c'est plutôt rare dans notre organisation. 

L'an passé, j'avais terminé ce même brevet en compagnie de cinq frenchies, une autre première dans mes randonnées.

Arrivée des six frenchies en 2025

Merci aux capitaines de route, pour avoir régulé l'allure.

Merci aux checkpoints, pour pouvoir rattraper quand on est attardé !

Mon seul bémol dans ce brevet, sera la participation nulle de la gente féminine. 

Nous avons encore des croutes à manger pour obtenir la parité !


Vive le CVRQ !