samedi 26 avril 2014

Ouverture de la saison 2014

Réveil de bonne heure, 6h45 le cadran sonne, c'est le premier brevet de l'année, le populaire de 147 km, beaucoup de flotte annoncée par la météo et effectivement le temps est déjà à la pluie avec 90% de PDP prévus. Déjeuner, habillement en long, je suis prêt à affronter l'humidité, vélo sur l'auto et je me rends au RV de la voie maritime pour 8h30.

Je suis un peu en avance, Fred et Cath Perman sont arrivés de bonne heure, eux aussi. Il y a même un vélo couché en forme de cigare rouge, celui d'Alain Cuillerier qui va nous accompagner ou plutôt va foncer devant, nous ne le verrons qu'au départ. Les participants arrivent peu à peu malgré ce temps pourri, nous serons 22 braves au départ à notre étonnement général, il y a une grosse envie de faire du vélo en ce moment, après cet hiver qui tarde à tirer sa révérence, c'est indéniable. Beaucoup de têtes connues, Yves, Marie-Claude, Marc, Martin Bergeron, bien sûr Jean et son ami Martin Dugré, les inséparables, aussi les français Rémi Bouderlique qui a amené une amie et un ami, Olivier et Emmanuel aussi frenchy et bien d'autres, voir la photo du site CVRM ou mon blog i love vélo sur blogspot fraîchement créé qui va relater toutes mes aventures de cyclos, peut être que vous êtes déjà en train de le lire ;-) Pour 9h, Jean prend la traditionnelle photo davant départ avec toute la gang sous la pluie, belle bande de mongols tous joyeux, prêts à se faire rincer all day long, vraiment malades ces cyclos.


Les groupes se forment en traversant les faubourgs de la rive sud, les plus rapides sont déjà devant, les Fred, Sylvain Grenier lorganisateur de lultra Défi 1000 km du Saguenay et dautres dont on ne m'a pas communiqué le nom dans mon oreillette ! Notre grupetto se compose de Yves, Marc qui roule sur son vieux Marinoni de 1982, Martin avec son Marinoni vintage aussi mais en fixie, il est fort ce bougre, nos féminines MC et Cath et puis moi. Le vent et la pluie semblent nous dégouter à faire cette balade mais nous resserrons nos rangs et faisons face à ladversité. Faut dire que ce sont essentiellement Martin et Marc qui assurent les relais, les autres accrochent les wagons comme ils peuvent, moi y compris car jai encore les kilomètres des jours précédents dans les pattes, ces 3 jours à arpenter les routes pentues et tout aussi pluvieuses des montagnes vertes et blanches aux États, en compagnie de ma dulcinée dont je tairais le nom. Au km 40, Jean et Martin nous rattrapent, ce qui grossit notre effectif, nous effectuons alors des relais chacun notre tour, la pluie ne cesse pas, même si elle nest pas trop forte, nous en boufferons toute la journée. Enfin nous rejoignons le premier contrôle de St Paul de lile aux Noix, au km 63. Nous nous engouffrons dans le dépanneur asiatique espérant trouver chaleur et réconfort alimentaire mais il nest pas très achalandé le bougre et je devrais me contenter de friandises sucrées. Chacun essaie de se réchauffer comme il peut le temps de larrêt, je préfère rester dans mon jus, au moins je nai pas froid.

Nous reprenons la route après une vingtaine de minutes, cest dur de se remettre à la température ambiante mais heureusement, le vent devient favorable car nous remontons vers le nord. Nous déambulons à gauche et à droite dans la campagne menant au 2éme contrôle. Martin fait quelques vidéos de nos carcasses détrempées, on soccupe comme on peut. Les filles et Yves trainent un peu derrière alors que Marc et Martin roulent un ton au dessus et voudraient bien prendre le large mais solidaires quils sont, ils se plient à la règle des moins 1 voire moins 2 pour permettre aux autres de suivre. Le Pétro Pass et ses fauteuils en cuir sont enfin atteints au km 100, quelques cyclos sont encore là. Jean, Martin, David, Emmanuel et dautres nouveaux. Nos faces sont couvertes de boue, surtout celles des femmes qui se font croquer le portrait au grand plaisir des photographes. Nouvelle pause sucre et grignotes en tout genre, ainsi que recherche de chaleur et de sec, mais cest peine perdue. Les vieux briscards de Jean et Martin ont trouvé une sécheuse dans le truck stop pour y mettre leurs vêtements de vélo et ils pourront ainsi repartir au sec, mais pas pour longtemps, hé hé ! Texto de Marielle qui sinquiète pour nous et nous encourage, je la rassure et lui envoie des photos des cyclos transis, elle a bien fait de ne pas venir, elle naurait pas cessé de se plaindre de ces pénibles conditions.


Le dernier tronçon de retour sannonce évidement sous la pluie. Les plus rapides filent devant et Marc et Martin en profitent pour s'échapper avec Jean et compagnie. J'aurais bien voulu les suivre, j'en avais la force mais je reste en compagnie des femmes et de Yves, nous rentrerons tranquillou. Au km 110, un grand boum se fait entendre, cest Yves qui a explosé son pneu arrière sur les arêtes dun caillou dressé en travers de sa route. Nous réparons dans la bonne humeur, son Conti 4000 Sport pas mal neuf pourtant, a subi une entaille, aussi on préfère repartir avec un Gatorskin flambant neuf que javais emporté dans ma sacoche, heureusement quil y a des bourricots pour transporter du matériel de rechange, enfin je me comprends. Frigorifiés au bout, nous remontons péniblement le pneu sur sa jante et dévalons vitesse grand V jusquau prochain village et la chaleur de son dépanneur, MC ayant lancée un SOS de froidure extrême. Nous faisons donc halte dans les toilettes de St Mathieu, le temps de récupérer quelques degrés dans nos carcasses. Puis je mène le train jusque St Philippe, la Prairie, nous enfilons Taschereau, Provencher et enfin le dépanneur Uniprix, terme du brevet, 142 bornes au GPS en 7h18, c'est pas notre meilleur temps mais les conditions n'étaient pas top pour une performance, de plus je pense qu'il y a encore quelques braves après nous.

Retour mollo au stationnement de la voie maritime, Fred nous prend en photo, il attend sa femme depuis 2 heures 30, heureusement qu'il était au chaud dans son char. Congratulations de notre gruppetto et dispersion, je m'en retourne à mon condo. Douche, rangement du matose, de la lessive en perspective et Véro et mon fiston arrivent vers 18h30. On grignote avec Alex en regardant la fin du vidéo Un monstre à Paris, joli film avec humour et poésie, production française avec chansons de M et Vanessa Paradis. Fin de soirée lessive, repos sur mon canapé dépliable car je suis un peu nase, mais sti que c'est beau la vie ! 

samedi 7 septembre 2013

Dernier brevet de la saison

Réveil donc à 5h30, je me lève le premier comme d'hab, j'ouvre le chemin de la douche et du petit déjeuner, Marioule suit péniblement, elle a toujours du mal avec les levers matinaux, d'autant qu'elle est pas au top à cause de ses mensualités ! Préparation physique, mentale et logistique et nous voilà partis sur la piste cyclable pour rejoindre la voie maritime. Le temps est gris et maussade mais la météo s'est nettement améliorée depuis hier car la pluie n'est plus au programme de la journée. Nous retrouvons une bonne vingtaine de cyclos, ça fait plaisir de voir tant de monde, si ça pouvait être comme ça à tous les brevets, on a le droit de rêver. La gang de la semaine passée se reforme, Yves, Marie Claude, Catherine et moi, ainsi que de nouveaux joueurs, comme Marielle et Marc. 

À 7h, Jean donne quelques explications sur le déroulement du brevet et du coup, nous partons avec 5 minutes de retard. Peloton groupé puis perdu puis regroupé aux alentours de Taschereau, nous roulons compact jusqu'au 1er contrôle, surtout que le vent est défavorable, ça ne fait pas de mal de se protéger, les plus costauds mènent la danse et je vais faire un tour devant de temps en temps. St Cyprien et son Shell dépanneur, pause santé, bouffe et photos et nous repartons dans la bonne ambiance. Fred ne roule pas aujourd'hui, il se repose et en profite pour coacher sa femme et les autres avec sa voiture d'assistance. C'est reparti en direction de la Covey Hill, d'abord toujours en peloton, mais quand les difficultés commencent, les plus forts filent devant. Nous restons la gang convenue au départ, Yves et moi emmenont nos 3 féminines. Marielle a envie de toilettes alors elle file devant, Marie Claude a l'air plutôt nase, elle se traîne péniblement a l'arrière, et Catherine navigue au milieu. Chacun monte à son rythme la difficulté du jour et le regroupement s'effectue en haut de la bosse. Descente grisante sur St Antoine l'Abbé et sa boulangerie Chartrand. Longue pause repas à s'empiffrer de soupe, pâtisserie et autre limonade maison, on n'est pas pressé, la performance passera après. 

On repart pour la 2ème portion du parcours, vent arrière avec quelques côtelettes, ça passe plutôt bien même si MC et Cath sert un peu les dents, pour les autres, le rythme est plutôt facile. Dernier contrôle de St Cyprien et son Pétro Pass avec fauteuils en cuir, regroupement avec Jean et d'autres, nous faisons encore une pause assez longue, on prend des photos avec Fred. Dernier tronçon de 40 bornes effectué par relais de Marc, Yves et moi, ça roule aux toasts surtout que le vent nous pousse. Nous pouvons faire un temps inférieur à 10 heures alors je pousse un peu sur le champignon, surtout que la fille de 16 ans triathlète a ses heures veut nous griller la politesse en s'étant fait trainer gentiment pendant 30 kms. Objectif atteint, nous pointons pour 16h47, le gruppetto se congratule pour cette belle ride d'équipe. 

Photos puis dispersion, retour au condo pour Marielle et moi, douche, texto à Véro pour lui dire qu"elle peut venir pour 18h comme prévu. Nous regardons un peu la téloche en attendant qu'elle arrive un peu plus tard avec Alex. Souper pizza et pâtes, film Nuit au musée 2 sur TVA puis dodo pour tous après cette journée de moulinette.

samedi 31 août 2013

Le brevet pop de fin de saison

Malgré les prédictions météo désastreuses de la veille, le temps s'avère plus clément en se levant ce matin, et le miracle durera toute la journée car aucune goutte de pluie ne viendra entacher notre belle ride entre amis. Retour donc sur la rive sud en solo, la miss Ducas restant sur ses positions attentistes, puis préparation de brevetiste entre 7h30 et 8h30. 

RV sur le parking de la voie maritime avec les participants, distribution des cartes par Jean et nous voila partis pour de nouvelles aventures. Il y a Yves bien sur, et également Catherine qui accompagne son mari Fred, et aussi Marie Claude Dumais qui retente le défi malgré son semi échec du début de saison ou elle avait lâché prise après une vingtaine de kms mais l'avait tout de même terminé en solo. Cette fois ci, Yves et moi prendront les féminines sous nos ailes de capitaine de route. En plus de Jean et Fred, il y aussi Emmanuel le français et 2 autres autres hispaniques qui ne resteront pas longtemps dans nos roues, faute de forme, c'est la dure loi des brevets, faut être un minimum préparé, ce qu'ont bien comprises Cath et MC. Les relais vont bon train avec mon neuro Yves et c'est facilement vent favorable que nous atteignons le contrôle de St Paul de l'île aux noix, ou nous cassons la croûte, sandwich, croustilles et coke sera mon festin. 

Quand nous repartons, nos 2 espingouins arrivent seulement, au moins ils ne se sont pas perdus ! Quelques photos souvenirs et 40 km à faire jusqu'au Pétro Pass de st Cyprien et ses fauteuils en cuir, notre groupe de 4 y arrive sans encombre, bravo les amis. Dernière ligne droite jusque St Lambert, Yves et moi assurons la bataille contre le vent, somme toute léger car nous en avons pas trop chié. 6h26 pour accomplir les 145 kilos, pas mal la compagnie. 

Retour au condo, je poste les photos sur Face de bouc puis je m'en retourne à Verdun ou je retrouve ma cocoon qui se mord les doigts de n'être pas venue mais elle prévoit de rouler demain sur la rive nord pour se défouler. Souper pâtes pour prendre des réserves, surtout pour elle, car pour moi c'est fait. Soirée Vuelta, repos et dodo tôt.

samedi 20 juillet 2013

Un duo de mongols pour ce 2ème 300 km

Jour J du brevet de 300 du CVRM, lever a 4h30 pour être prêt au départ de mon condo a 5h30.

Voici les faits saillants de notre périple de 300 bornes mémorables:

Km -3. Sur Victoria en route pour le départ du brevet, je décide de faire clignoter ma loupiote arrière mais celle-ci ne s'allume pas. Après démontage des batteries, rien n'y fait alors je fouille dans ma sacoche pour prendre ma lumière de backup mais celle-ci refuse de fonctionner aussi, les piles ont coulé à l'intérieur. Moralité de l'histoire, réviser tout son matériel 24 heures à l'avance ! Il me reste ma lumière de casque mais il faudra que je trouve une solution pour cette nuit.

Km 0. Salutations des présents: Yves Ferland mon pote de cœur, candidat au PBP 2015 et mon probable becyk partner pour les saisons 2014-2015, Clément Côté mon partenaire sympa du 300 de 2012, Philippe Lebeuf, 2 français du club des Bikurious, Antoine et James, et enfin Martin Bouchard, y a toujours un Martin dans les brevets ! Jean est toujours fidèle au poste pour nous distribuer nos précieux sésames et prendre le sacro saint cliché de départ, merci Jean, que ferions-nous sans toi ? Celui-ci ne cyclera pas aujourd'hui car il est de mariage. 

Km 15. Le peloton des 7 cyclos a démarré sur les chapeaux de roue, à plus de 30 de moyenne, on a beau avoir le vent dans le dos, je trouve l'allure un peu élevée à mon goût. On ne peut même pas jaser sans s'essouffler alors je jette l'éponge et décroche du groupe, d'un commun accord avec Yves qui constate que ses pulsations atteignent les 160 !

Km 25. Le binôme infernal a repris un rythme humain, c'est à dire 27 avec vent dans le dos, la jasette va bon train ! Les nuages noirs se rassemblent autour de nous et semblent nous dire: rendez-vous, vous êtes cernés! Mais nous tiendrons bon jusqu'au contrôle.

Km 55: Contrôle 1 de Ste Césaire à l'Ultramar, faut il le préciser car c'est toujours au même endroit et c'est toujours à la même place que je pose mon destrier. La pluie si menaçante se met enfin à tomber en fines gouttelettes, youpi ! Clément et Philippe sont les seuls survivants du groupe des rapides qui sont déjà répartis, nez dans le guidon. Ils sont arrivés depuis quelques minutes et se demandent s'ils vont nous attendre mais nous leur conseillons d'y aller car nous prenons une petite pause de 10 minutes.

Km 60. La pluie s'est intensifiée et nous stoppons sous un arbre au bord de la piste cyclable pour enfiler nos K Way ! Oups, mon imper est arraché au niveau de la fermeture scratch, Yves essaie de m'arranger ça avec du tape d’électricien, ça ne tiendra malheureusement pas, trop humide notre affaire.

Km 62. Travaux sur la piste cyclable, Yves en profite pour échapper ses lunettes qui valsent sur la route. Plus de peur que de mal, elles ne finissent pas écrasées sous ses roues, telle une mouffette aplatie sur le bord des routes.

Km 81. Halte au vélo gare de Granby pour acquérir une lumière arrière afin de palier a mes 2 défectueuses. Je ne rachète pas d'imper, j'essaierai de le réparer chez moi, quelques agrafes feront certainement l'affaire.

Km 100. Les bosses font leur apparition, d'abord celles de Saxby corner puis celles de Bromont, elles ne sont pas bien méchantes et nous font même rigoler après avoir vécu tous les 2, le toboggan infernal du 600 : serions nous devenus de vieux briscards? Cependant, faut toujours rester humble et respecter chaque bosse, on n'est pas a l'abri d'un coup de pompe.

Km 115. Contrôle 2 à l'IGA de Lac Brôme, vive la bouffe ! Aucune trace de nos compagnons, nous fermons la marche. Tour du magasin pour quelques mets sympas et énergétiques, salade de pâtes, une pâtisserie aux fruits et un Perrier. Nous lunchons à l'intérieur car dehors ça pluviotte mais dedans ça caille, maudite clim! Nous repartons 30 minutes plus tard et j'oublie involontairement mon Camelbak sur le dossier d'une chaise.

Km 119. Quand je veux prendre une gorgée de liquide, plus de pipette proche de mes lèvres! Taboire, c'est le cas de le dire, je suis bon pour un aller-retour à l'IGA ! Ben bien sur, on n'a que ça à faire, petite rallonge au compteur de 8 bornes. Bonne nouvelle dans tout ça, la pluie est finie et le soleil ne nous quittera plus jusque l'arrivée.

Km 130. Nous déroulons la belle route 243 avec son super dépanneur fusée au Bolton Pass puis sa succession de petites côtelettes amuse gueules ! Une Volvo bleue nous escorte depuis peu, la dame nous prend même en photo, c'est quoi ce cirque ? C'est juste Josée une amie de Yves qui avait promis de le saluer sur la route.

Km 145. Nous faisons une pause banane à Mansonville, histoire de jaser avec Josée et de s'échanger quelques becs.

Km 155. Vallée de la Missisquoi, léger vent défavorable, échange de relais pour nous protéger. Je chante la musique de mon iPod, plein de tubes de mon époque qui est aussi celle de mon chum, alors nous chantons ensemble toute notre joie de vivre et notre bonheur d'être là à cycler comme des malades, sti que c'est beau la vie ! On pédale intense depuis le début de lannée et on en redemande encore, faut y être givré !

Km 162. On a besoin de tout notre souffle pour escalader la belle Scénic qui dresse sa croupe juste devant nos roues. Chacun à notre rythme, nous caressons ses flancs, effleurons ses côtes pour enfin atteindre le sommet et son 7éme ciel au paroxysme de notre effort. Bref, on a monté un raidillon culminant à 354 mètres !

Km 180. Le contrôle 2 au Subway de Sutton est rejoint après un joli sprint sur la 139 vent arrière, on n'a pas tout compris là ! Clément et Philippe sont sur le point de repartir, crotte, flûte, chier, nous nous ne roulerons pas encore ensemble, c'eût été de bonne augure de rester en gang, vu les rafales de vent qui nous attendent. Ils ont eu des problèmes de crevaison tous les 2, pourtant ils roulent sur des Conti Gator, incompréhensible ? On recharge les réservoirs, les estomacs, les accus et c'est réparti mon kiwi.

Km 190. Fraîchement requinqués, ça roule aux toasts jusqu'au croisement de la 104. Ensuite la galère commence, faut appuyer un peu plus sérieusement sur les pédales pour se traîner lamentablement à 23 a l'heure, plein gaz vers Cowan la barbare.

Km 210. Pause bienvenue à l'Ultramar de Dunham pour reprendre notre souffle et avaler une crème glacée, des croustilles et un coke, c'est n'importe quoi mais j'aime ça. Le vent commençait à m'assécher les lèvres et le gosier alors je compense !

Km 225. Notre pédalage de forcenés se poursuit dans la plaine ventée des villages en Ham et non sans âmes. Je sais pas pourquoi mais je peine toujours dans cette portion, pas assez de côtes peut-être. Mon Yvounet et moi, on se relaie comme on peut pour pas trop en chier, mais on en chie quand même.

Km 245. Nouvelle pause énergétique sous un arbre pour reprendre des forces. Les bibittes du coin se sont rassemblées pour me souhaiter la bienvenue et elles semblent bouder Yves, le chanceux. On décampe vite fait de ce charmant endroit pour rejoindre Farnham par la voie de contournement. Dernier rush intense jusque Ste Césaire, j'ai faim, vite à la bouffe !!!

Km 268. Contrôle 3 de Ste Césaire. Toujours content de retrouver ce bon vieux Tim, un ami de toujours sur nos brevets. Mais celui de Ste Césaire a une saveur particulière, celui de la fameuse fin des haricots, dans la soupe bien sûr ! Un yogourt, un beigne et ça devrait bien aller pour le retour, pas vrai mon Yves ! Dernier message sur FB pour signaler notre position et rassurer nos fans ! La noirceur est tombée et c'est l'heure de notre transformation en papillon de nuit. Un cowboy de St. Tite m'apostrophe mais je comprends que dalle a ce qu'il essaye de me dire. Yves, toujours aimable en toute circonstance, vient à ma rescousse et lui explique le pourquoi du comment de notre déguisement.

Km 285. En ce samedi soir d'été, cette route est souvent fréquentée par des connards bourrés qui nous balancent leurs gobelets de smoothie vide, faut bien que la jeunesse s'amuse ! Le vent d'ouest est passablement tombé et nous roulons en trombe sur la 112. À cette allure, on ne tarde pas à voir les lumières de Chambly, ça sent les écuries !

Km 295. On se voyait déjà arrivés mais le sort en a décidé autrement. En descendant le toboggan surplombant le Richelieu, Yves explose son pneu arrière sur un bout de ferraille, ben fallait bien que ça arrive un jour ou plutôt une nuit ! On se range sur le côté et à la lueur des loupiottes, nous réparons une fois. Boum ! Puis une 2éme fois. Déjà 30 minutes quon y est ! Au moment de repartir, le GPS de Yves sest fait la malle, cest malin ! On déclenche le plan OrSec mais le fameux Garmin sest sacrément bien caché, Yves abandonne les recherches. Je reviendrai demain matin sur les lieux du crime et à la lumière du jour, je devrais bien le retrouver.

Km 300. On est reparti dans le noir à fond les ballons, je narrête pas de penser à ce foutu GPS ainsi quaux crevaisons. Putain, 3 Gator ont rendu l’âme aujourdhui, cest pas possible ! Et moi qui nest pas crevé, cest quoi la différence ? Euréka, je viens de piger Roger, cest parce que jai des Gator Hard Shell et les autres chaussent des Gator Skin ! Et oui les potes, mes pneus sont un peu plus lourd de 50 grammes à cause dune bande anti crevaison supplémentaire mais celle-ci a fait la différence aujourdhui ! Dailleurs, je nai pas eu un seul flat de toute ma saison cyclo et je touche du bois !

Km 310. Les faubourgs de St Hubert sont franchis, nous attaquons la dernière ligne droite de Lapinière puis Victoria. Il est proche de minuit, adieu le temps à battre du dernier 300, mais ça on le savait depuis le début, on ne peut pas samuser, musarder et compétitionner en même temps !

Km 318. Nous garons nos montures devant le Couche Tard, ça cest sûr, vu lheure que la demoiselle inscrit sur nos cartons, minuit et 3 minutes ! La bonne nouvelle dans tout ça, cest que mon pote retrouve son astrolabe électronique aussi appelé GPS, dans le double fond de sa sacoche, tout un magicien celui-là ! On en a bien ri, surtout après lavoir retrouvé. Cest lheure des adieux, bye bye à mon partenaire de cette folle épopée. Lui rejoint le stationnement et moi mon condo distant de 4 bornes.


Km 322. Arrivé chez moi, je me fais sermonner daplomb par ma blonde au téléphone car elle sinquiétait de notre retard à partir de Chambly. Tu parles dune fin de soirée ! Bon ben, bonne douche, un petit résumé de Tour de France à la téloche et à la prochaine pour de nouvelles aventures !

samedi 29 juin 2013

La revanche de Waterloo : 2ème 400 km

Réveil 3h30, heure normale pour un brevet, douche, déjeuner, préparation et je laisse la parole a notre reporter local.

Les faits saillants du brevet de 400 km

Km 0. 6 partants au départ, Fred Perman, Marcel Marion, Patrick Castellon, Martin Bergeron, Bernard Croteau qui arrive en retard et moi-même. Jean nous tire le portrait et donne le coup denvoi à 5h. La météo sannonce clémente sans trop de pluie.

Km 1. 4 filent en tête, je suis déjà seul, 1 derrière, cest Bernard qui part avec un quart dheure de retard.

Km 15. Je quitte la banlieue au soleil levant. Je déroule le tapis de Grande Allée, maintes fois parcourue.

Km 28. Chambly est atteint, vent légèrement défavorable, je ne roule pas très fort, mes jambes sont un peu lourdes. La journée va être longue, heureusement que jai de la bonne musique dans mon iPod.

Km 48. Pause banane au casse croûte du village de Mont St Grégoire. Ma moyenne est à 24. Envoi message sur Facebook, un noyau de supporters va encore mencourager.

Km 68. Bernard me rattrape, il nest pas en forme, il ne monte pas dans les pulsations et ça linquiète. Nous discutons et roulons ensemble une vingtaine de kms. Je roule dans sa roue par moment et cela fait remonter ma moyenne.

Km 88. St Armand, je fais une halte de 5 minutes pour délasser mes jambes, Bernard continue seul. Les côtes font leur apparition avec la Pigeon Hill. Le ciel est couvert mais lhumidité se fait bien sentir.

Km 105. Contrôle 1 à Frelighsburg, 9h30. Patrick et Martin repartent du dépanneur, Fred et Marcel sont déjà loin. Je rejoins Bernard qui pense abandonner, il va bifurquer à Abercorn pour atteindre Sutton ou des amis lattendent. Reprise d’énergie avec tranche de cake, Perrier et crème glacée. Je retire une épaisseur sous mon maillot et remets de la crème dans mon cuissard. Pas de réseau ici, donc pas de message FB.

Km 130. Les côtes de Joy Hill et Scénic sont passées à la moulinette, ma pratique de mardi dernier dans le secteur a été bénéfique. Les jambes sont revenues. Mais ou étaient-elles parties ? Je file dans la vallée de la Missisquoi avec un vent favorable. Beaucoup de cyclos par ici.

Km 148. Mansonville, pause sandwich et boisson, ça commence à chauffer, il est presque midi. Animation de la fête du Canada, musique au kiosque du village. Message sur FB car Marielle sinquiète !

Km 178. Les côtes se succèdent et la partie la plus dure du parcours est bientôt passée. Il fait presque 30 degrés et le soleil est de sortie alors je fais attention à bien mhydrater, jai en tête la déshydratation du dernier 400.

Km 195. Halte à la station-dépanneur du Lac Brôme pour un lait au chocolat et une crème glacée, histoire de remettre du gaz dans le réservoir. Sur la route 215 de Sutton, je croise Patrick et Martin sur le chemin du retour, ils ont environ 1h30 davance et je men fous. Le ciel se noircit et quelques gouttes me tombent dessus.

Km 211. Contrôle 2 à Sutton, 15h40. Pause repas au Subway climatisé. Une soupe, un 6 pouces steakfromage salade cornichons - mayonnaise légère, un yogourt, ça fait du bien. Recharge de mon GPS, message FB et je repars requinqué 30 minutes plus tard.

Km 235. Jaime rouler sur le chemin Brôme, joli panarama des monts environnants. La chaleur de la journée sestompe avec mes craintes de coup de barre. Je flye motivé pour rejoindre le prochain contrôle.

Km 249. Contrôle 3 à Waterloo, 18h. Je suis bien en forme et labandon du 400 du 1er juin nest plus quun mauvais souvenir. Je fais le plein de liquide dans mes réserves pour la suite. Jingurgite un gros magnum aux amandes accompagné de quelques chips, faut y aller aux envies ! Message FB pour annoncer Waterloo, la revanche !

Km 266. Eastman est atteint sous une légère pluie qui me rafraîchit. Je ne m’équipe pas car ça semble être des averses locales. À partir de maintenant, je découvre la route de jour car lors de mon 400 de 2012, javais attaqué cette partie vers 22h30 avec mes lumières.

Km 285. Le superbe et vallonné chemin Bonnalie est parcouru sur route mouillée. Je mets le cap plein ouest sur la 220, retour à la maison. Pause avec les restes du 6 pouces et quelques croustilles arrosés de coke, faut continuer dalimenter la machine. Photo dun arc en ciel dans le crépuscule, amis de la poésie bonsoir !

Km 303. Les derniers raidillons du brevet sont franchis. Une course contre la montre sest engagée, je veux dépasser Warden et arriver sur la 112 avant le coucher du soleil. Mission accomplie vers 21h, jinstalle ma lumière avant pour la douce descente vers Granby.

Km 315. Halte au Subway climatisé de Granby, ça caille ! Une soupe, un yogourt, on narrête pas de bouffer pendant ces brevets ! Je repars vers 22h en me rhabillant légèrement car il fait 15 degrés. Je branche mon GPS sur ma batterie auxiliaire strappée au cadre.

Km 330. À la lueur de ma loupiote 500 lumens, je déroule la piste cyclable de la route des Champs. Japerçois les campings éclairés et les feux de joie des campeurs, cest magique ! Cependant un lapin apeuré surgit devant ma roue et j’évite la chute de justesse, ouf ! Faut rester vigilant.

Km 345. Contrôle 4 à St Césaire, 23h30. Dernière pause repas au Tim Horton. Ça sent la fin des haricots, surtout ceux dans ma soupe au bœuf. Café et croissant en dessert, histoire de se tenir éveillé pour la dernière ligne droite. Message sur FB pour dire que jarrive.

Km 365. Les jambes tournent rondement telles une horloge suisse. Ça roule aux toasts sur la 112 étonnamment désertée en cette nuit de samedi. Le vent est tombé mais je me prends une bonne averse en arrivant sur Richelieu, histoire de rentrer mouillé, tabarnouche !

Km 380. Les faubourgs de St Hubert sont atteints, il na pas plu ici. En scrutant mon GPS, je maperçois que je peux terminer en moins de 21 heures. Alors sprint massif jusqu’à larrivée, je survole les craques de Lapinière, heureusement quil ny a plus de lapin !

Km 392. Contrôle 5 à St Lambert, 1h55. Au Tim Horton de Brossard, le gars signe ma carte de route et me demande si je veux manger quelque chose : no way, jarrête de faire souffrir mon estomac !

Km 393. Arrivée au condo, me voilà satisfait. Encore un brevet de bouclé, tout sest bien passé, aucune douleur particulière, je tiens la forme. Je vais me coucher après une bonne douche et un résumé télé de la 1ére étape du Tour de France en Corse. Que voulez-vous, jaime ça le vélo !

Pascal Philippe,
Super randonneur 2013, détenteur des brevets 200, 300, 400, 600 km !