samedi 1 octobre 2022

Un 300 automnal en bonne compagnie


Prologue

Le calendrier 2022 ne s'arrête plus aux sacro-saints Populaire et 200 km de Septembre. Le CVRQ a programmé 4 autres brevets jusque début Novembre, afin de prolonger la saison de randonnée, si miss météo le permet dans de bonnes conditions. 

Après le 200 Grevet, contraction de Gravel Brevet, proposé la semaine passée, en majorité roulé sur les chemins de l'Estrie, nous poursuivons cette semaine par un 300, allant visité les lignes de frontière avec nos cousins américains. 

Une quinzaine de noms s'affichent sur la liste des participants à cette escapade, s'annonçant sous les meilleures auspices pour la saison. Pas de pluie, peu de vent et une température acceptable devraient nous accompagner, et nous replonger dans une nouvelle aventure humaine. Youpi !

En route pour une nouvelle aventure !


Samedi 1er Octobre, sur la ligne de départ

Dur dur de se lever ce matin et de partir pédaler dans la fraiche noirceur. Notre planète entame son cycle découvrant l'hémisphère nord moins exposé aux rayons solaires. Bref, c'est l'automne ! Ce n'est pas le cas lorsque nous démarrons les brevets l'été. Même en partant vers 5h du matin, le jour est presque déjà levé. 

Nous avons donc prévenu nos membres d'être toujours bien équipés pour circuler dans l'obscurité. Cela veut dire, avoir un vélo muni de lumières avant et arrière, fiables et fixées solidement sur le vélo, porter une chasuble ou un baudrier réfléchissant pour être bien visible par les autres usagers de la route. Bref, bien voir et être vu !

Vers 5h30, j'arrive au stationnement de Voie Maritime de St Lambert, très peu éclairé à l'endroit de notre point de rassemblement. Marcus se pointe peu après, c'est lui le distributeur de cartes du jour. Les participants viennent rejoindre la communauté des passionnés de longue distance. Les voici, classés par catégorie. 

Marcus prêche la bonne parole 


Les néophytes sur 300 km : 

Philippe C, venu de Sherbrooke, équipé d'un vélo de triathlon, 1er brevet au CVRQ.

Ionut B, notre roumain de la gang. Même s'il a participé au dernier 400 du club, c'est son premier 300, 2ème brevet avec le CVRQ.

Loic A, notre frenchy du jour, il en faut toujours un. C'est un grand gaillard bien sympathique, il explore ses capacités sur des rides de plus en plus longues. 3ème brevet au CVRQ.

Alexandre D, un cyclo rapide, il aime pousser la machine. 3ème brevet au CVRQ.

Frédéric D, un autre cyclo speedy, il aime rouler le nez dans le guidon, genre à la Fred. 4ème brevet au CVRQ.

Les habitués de 2022 : 

Romain C, 5 participations cette année. Avé, Romain, ami de Marcus. J'aime cette joke, qui ne fait peut-être rire que moi ;-)

Jocelyn C, 7 participations cette année. Des hauts et des bas avec son état de forme, heureusement, cela semble s'arranger.

Martin H, 9 participations cette année. Il est hot, l'ami Martin !

Les vétérans, PBP finishers : 

Yvon C, 9 participations cette année. L'infatigable rouleur. Ce matin, il est encore venu de St Jean sur Richelieu, à vélo !

Jean R, 10 participations cette année. L'ancien président du CVRM aime toujours les brevets, même au CVRQ.

Marc B, 12 participations cette année. Notre créateur de parcours, dont celui que nous allons effectué aujourd'hui.

Olivier C, 12 participations cette année. Gros rouleur aussi, il revient de 3000 kms sur la TCR, avec son acolyte Marcus.

Pascal P, 15 participations cette année. C'est qui celui-là !

L'heure du départ approche. Marcus entame le briefing de bienvenue et la présentation de la sortie. Il rappelle aussi qu'il faut respecter le code de la route. Nous prenons la rituelle photo de groupe, puis nous décollons vers 6h06, avec un peu de retard. Mais comme un brevet n'est pas une course, pas de souci !

14 participants pour ce 300 automnal


Premiers tours de roue dans la noirceur

Km 0, départ groupé, ça part relax. Pas de Fred (P) pour s'échapper, mais un Fred (D) peut en cacher un autre. Séance papotage par petit groupe, nous sommes contents de nous retrouver pour ce 300 inédit de fin de saison. 

Victoria, Pelletier, le peloton fait ses stops aux premières lumières. Puis les autres sont allègrement grillées, en toute sécurité quand même !

Km 10, nous roulons sur Taschereau vers 6h30. Le jour se lève, la nuit pâlit. La Prairie puis Candiac sont traversés, pas un chat, ni un raton laveur dans les rues, la route est à nous. 

Au passage de l'overpass de la 930, Fred, Alex et Jean profitent de la vitesse de la descente pour s'enfuir dans la nature. Le reste du peloton s'arrête gentiment à la lumière du carrefour, nous laissons passer quelques autos. 


Lever de soleil, envie de pipi

Km 20, la campagne s'offre à nous par le rang St André. Le soleil darde ses premiers rayons. Bien couvert grâce à mon kit de Schtroumpf, amélioré de mon baudrier PBP, je n'ai pas froid, malgré les 4 degrés au compteur. Nous filons vers St Mathieu, la plupart d'entre nous ressent une envie de pisser, la fraicheur aidant à titiller notre petit oiseau. 

Horde ou harde de randonneurs au petit matin

Km 30, Yvon propose timidement une pause sanitaire collective mais ça continue de rouler. Alors, chacun s'arrête individuellement, lorsque l'envie devient trop pressante. 

Km 35, je dois mettre pied à terre pour vider ma vessie, pas capable de tenir plus longtemps. Jocelyn, puis Martin et Romain font de même, dans un endroit pro-pisse ! Cela m'ennuie de quitter le peloton principal filant à bonne allure, il va falloir appuyer sur les pédales pour recoller au paquet.

Maudite envie de pisser !


Premier ravito dans la bonne humeur

Km 40, peu après St Michel, l'ami Michel se joint à notre randonnée pour pédaler à nos côtés. Il se remet d'une Covid qui l'a mis bien à plat. Il ne se sentait pas prêt pour une ride de 300 bornes.

Km 50, notre gruppetto roule en mode rattrapage. Nous rejoignons d'autres attardés, comme Francis, puis Loïc, Marcus et Yvon. 

Km 53, le regroupement s'effectue au premier contrôle de Ste Clothilde de Châteauguay, au dépanneur de la place de l'église, il est aux alentours de 8h. 

Alex pose fièrement au dép de Ste Clothilde

Le commerce vient juste d'ouvrir, nous pouvons aller nous ravitailler en faisant pointer notre carte de route. Je me sers un café chaud à la machine, pas terrible d'ailleurs. Ça réchauffe tout de même le corps après notre départ aux aurores. Je vide ma sacoche en m'enfilant une demie-banane ainsi qu'une moitié de sandwich au pain Jack au fromage, un pur délice.

Pause collation discussion, Michel est venu nous saluer

La bande des 3 fuyards composée de Jean, Fred et Alex repart en éclaireur. Ils feront cavaliers seuls jusqu'à la fin du brevet. Bonne route les amis.

Pour les 11 autres, c'est dans la bonne humeur que nous nous restaurons et discutons. Une ambiance sympathique s'installe dans le groupe, une belle journée se profile. Ionut et moi profitons de l'instant pour prendre quelques clichés.

Stepette de bonne humeur pour Ionut et Martin


Courte étape jusqu'au rendez-vous des Amigos

Après 10 minutes de pause, nous remettons en route pour stopper aussitôt à la sortie du bled. Enfin une pause pipi collective. Le café et la fraicheur de l'air sollicitent vraiment nos  vessies.

Le festival de la vessie recommence

Km 70, nous circulons sur des petites routes très peu fréquentées avec quelques changements de direction. On longe la 209 sans jamais la prendre. Sur 30 bornes, nous ne rencontrons aucun village.

Phil est ben content de sa première ride au CVRQ

Km 85, un virage à gauche nous fait rattraper la montée Sharpe. Un timide faux-plat nous amène à Franklin, lieu de son célèbre dépanneur Amigos, moultes fois accosté. Ce sera  déjà notre deuxième point de contrôle, il est 9h45.

Au RV des Amigos, y a de la joie !

L'endroit est agréable pour une halte. Il y a des bancs, tables et fauteuils en bois pour accueillir la bande de randonneurs. Malheureusement, l'épicerie n'a pas été prévenue de notre arrivée. Il n'y a donc pas de sandwichs ou autres denrées intéressantes pour nos estomacs affamés, il faudra se contenter de peu. 

Le clan des anciens

Pour moi, ce sera noix de cajou avec coke, complété d'un demi sandwich et banane. On en profite pour retirer une couche de vêtements, quoique le fond de l'air reste frais. 

Séance de strip tease pour Romain

Une bonne vingtaine de minutes plus tard, nous voilà tous requinqués et prêt à rejoindre la prochaine balise, distante de 55 kms.

La rock star du CVRQ


En longeant la ligne dans le no man's land

Les 11 desperados quittent l'Amigos, pour se jeter dans la seule difficulté du brevet. J'ai nommé la montée Covey Hill. Celle-ci nous hisse à 250 mètres d'altitude avec un rapide passage à 10%. En haut de la bosse, c'est à droite vers Doréa. L'ami Michel nous quitte, il prend à gauche pour s'en retourner chez lui.

Km 92, une belle descente est dévalée sur la 209, j'effectue ma pointe de vitesse du jour, à 62 km-h, en position aéro-dynamite !

Km 100, le groupe se scinde en deux, 5 cyclos prennent la poudre d'escampette. Ce sont Olive, Jocelyn, Ionut, Philippe et Francis. Ils poursuivent un gars à vive allure, qu'ils croient être des nôtres. Et non, ce lièvre n'était pas un Randonneur du Québec !

Échappée à l'avant, le gruppetto s'organise

Km 110, pont couvert et Pain Couvert de Powescourt. Ma bande de 6 progresse sur près de 50 kms parallèles aux lignes américaines. Marc, Yvon, Martin, Romain, Loïc et bibi se payent une bonne tranche de pédalage, sans pour autant rattraper les échappés. Du coup, on lâche le morceau, pour procéder à une nouvelle pause sanitaire.

Km 131, Ste Agnès de Dundee, y a encore un peu de vie par ici. Nous continuons notre virée vers le far west, toujours peu gênés par le vent, ni les côtes. La moyenne est maintenue à 27, bien qu'on roule relax. 

Vers le far west du Québec 

Km 136, nous rattrapons le chemin de Dundee, alias le chemin du bout du Québec. Encore quelques coups de pédale et nous retrouvons nos amis au poste de douanes Canada-US. Photo pour la postérité et obligation du 3ème checkpoint, il est midi, docteur Schweitzer.

Photo contrôle à la douanes US

Au km 141, il n'y a pas de dépanneur, juste quelques pancartes et la porte des États Unis. La route 132 vient même mourir à cet endroit stratégique. Nous y faisons une pause symbolique, photos pour certains, pipi pour d'autres, grignotage et déshabillage. 

Martin pose, Ionut bricole !

Au bout de 10 minutes, le club des 11 amorce déjà la route du retour.


Vite un dépanneur, on a les crocs

La faim recommence à nous tenailler. Il est temps de retrouver la civilisation et un bon repas à avaler. Avec Marcus, nous avons repéré de quoi nous sustenter dans le village de Cazaville, distant de 17 bornes.

En route pour Cazaville, on a faim !

Km 158, nous voici à la Patate d'autrefois qui propose frites, hot-dogs et autres burgers. Certains, dont moi, ne sont pas enchantés par le menu. Nous pensions trouver une supérette proposant plus de variétés. En fait, il y a bien un Proxi et un Harnois à proxi-mité, mais nous ne l'apercevons pas, dommage pour nous.


Pas envie de chien-chaud frites, on fonce à l'IGA, vive la bouffe

Un groupe de dissidents se décide à rallier Huntingdon, à seulement 22 kms. C'est le prochain point de contrôle prévu dans un supermarché, réputé pour sa bonne bouffe. Ce sont donc Marcus, Yvon, Philippe et Francis qui restent sur place tandis que Martin, Olive, Jocelyn, Loïc, Ionut, Romain et bibi remettent les gaz.

Km 162, je prends le lead de la sympathique contestation. Nous délaissons la 132 pour recroiser la 138, un peu plus loin. Quelques bosselettes ici et là, nous forcent à nous lever de la selle pour passer en force. 

Km 172, Ionut prend un relais bien appuyé à 35 km-h, faisant monter le rythme ... cardiaque de tout le monde. Il nous fait travailler en intensité par intervalle, ce qui n'est pas toujours compatible avec la cadence à adopter en longue distance. Il est fort ce roumain, mais au bout de 7 bornes, il stoppe son one man show pour rentrer dans le rang. 

Il est fort notre roumain !

Km 181, nous longeons la rivière Châteauguay dans les faubourgs de Huntingdon. Virage à gauche, au bout de la rue Lake, l'IGA se présente, vive la bouffe ! 

À la recherche du IGA de Huntingdon, on a les crocs !

Il est 13h30 lorsque nous déposons les bécyks aux abords de l'épicerie, lieu du contrôle numéro 4, signature requise.

À nous les salades santé !

Je commence à connaitre les rayons intéressants proche de l'entrée et du prêt à manger. Je kidnappe une salade de taboulé, un kit pita, fromage, raisins, patoche, le tout arrosé d'un pepsi, pour avoir du peps, bien sûr ! 

Excellent lunch et discussion avec Loïc l'architecte

Nouvelle séance repas sur les tables à pique-nique, discussion, toilettes et crème de jour. 

Martin et Ionut bricolent encore

Alors que nous finissons notre collation, les 4 mangeurs de la Patate d'autrefois font leur apparition. Du coup, tout le monde repart de concert. Quelle synchronisme !

Marcus s'est régalé à la Patate d'Autrefois


Retrouvailles avec le fleuve et la piste du canal de Beauharnois

Km 195, malgré les 15 degrés, la fraicheur est toujours de mise. J'ai retiré mon coupe vent orange mais j'ai laissé mes manches, mes pattes longues et mon cache-cou qui me tiennent dans une chaleur douillette. 

On ne roulera pas tout nu aujourd'hui

Nous remontons vers le nord pour retrouver le fleuve à Plage St François. Le peloton roule en file indienne sur le chemin du Bord de l'eau. 

Peloton discipliné aux abord du St Laurent

Km 203, Bay des Brises, Hungry Bay, nous apercevons les belles grosses cabanes avec vue sur le St Laurent à l'embouchure du canal de Beauharnois. 

Là ou le canal de Beauharnois rejoint le fleuve

Nous nous arrêtons à la halte du canal pour admirer les eaux qui s'entrecroisent. Et encore pisser un coup ! 

Énième pause sanitaire, Romain médite : veni vidi vici !

Km 215, nous filons nord-est alors que le vent se remet de la partie cet après-midi, tel que prévu par miss météo. Les arbres commencent à perdre leurs feuilles mais ce n'est pas encore le festival des couleurs.

Pointe de vitesse sur la piste du canal

Les relais s'organisent pour avancer contre les éléments, la vitesse est toujours soutenue. En revanche l'asphalte laisse à désirer sur cette piste cyclable longue de 20 bornes. Une rénovation serait bienvenue.


Dernier ravito avant le coucher du soleil

Km 230, nous passons sous la 30 puis apercevons la fin du canal à la centrale hydro-électrique de notre compagnie d'état, mon employeur en passant. 

Rouge ou vert, faut se décider

Vers 16h15, nous débarquons à notre oasis de ravitaillement, la station service Sonic et son dépanneur Voisin.

Dernier ravito du 300 à Beauharnois

Chacun s'affaire pour remettre du fuel dans le réservoir. Pour bibi, c'est le même kit que tout à l'heure, je l'adore ce mélange pita-fromage-raisins-patoche, le tout arrosé d'un pepsi, riche en sucres rapides. 

Reprise d'énergie avant l'ultime étape de 76 bornes 

Pour d'autres, c'est plutôt chips salés, crottes de fromage ou chocolat. Le refill d'eau est effectué grâce à une grosse bonbonne collective. 

Toujours dans la bonne humeur !

C'est le dernier contrôle avant les 76 dernières bornes jusque St Lambert, on prend ça relax pendant une trentaine de minutes. Nous savons que nous allons rouler dans la noirceur pour le retour, le coucher de soleil est prévu dans moins de deux heures.   


Tombée ... de la nuit, du côté de St Rémi

Les troupes se préparent à porter l'estocade de ce 300. Marcus emmène le peloton pour sortir de Beauharnois. Par un petit chemin, nous franchissons la voie ferrée. Puis nous prenons la sympathique piste cyclable jusque Ste Martine. 

La sympathique piste de Ste Martine

Km 241, nous avons repris une direction vent dans le dos. Le groupe roule rapidement sans effort, ça papote à nouveau gaiement dans le peloton. Nous sommes contents d'engranger les kilomètres tout en se sentant encore en bonne forme. 

Km 252, St Urbain Premier, nom d'un pape, il me semble, est atteint aisément. Notre direction bifurque à nouveau vers le nord. Donc vent défavorable, abri conseillé, roue dans roue, peloton groupé et discipliné.

Km 260, Ionut repasse à l'avant pour nous offrir un relais bien appuyé, dont il a le secret. Il est fort ce roumain ! Tout le monde s'accroche et appuie sur les pédales. Il faut rester vigilant à haute vitesse, surtout avec la fatigue accumulée. 

Il y a quelques frictions à l'avant. La nuit tombe peu à peu. Vers 18h, nous nous arrêtons quelques minutes pour reprendre nos esprits, et nous équiper en conséquence. 

Tu t'es trompé de vélo Marcus, celui-là, c'est le mien

Km 265, nous contournons St Rémi par la piste cyclable. Je prends les commandes en suivant mon GPS car le groupe semble égaré. Nous ne faisons pas d'arrêt au Tim, ni au McDo, l'urgence est de renter au plus vite.


Un air de Fiona nous surprend by night

Km 270, je tire le paquet sur la longe piste quittant St Rémi, longeant la route 221. Les éoliennes du secteur tournent à plein régime, propulsé par un vent de nord-est maintenant bien installé. Nous subissons le contre-coup de Fiona, un ouragan destructeur en provenance de la Floride.

Km 277, nous poursuivons par le rang St Régis sud. À la lueur des loupiotes, nous nous échinons roue dans roue, luttant férocement contre les violentes rafales.

Km 282, en arrivant à St Constant, une zone de travaux nous force à mettre pied à terre. Le groupe se disloque, certains filent dans la garnotte, ce sont Yvon, Olive et Philippe. Les autres effectuent une énième escale technique. 


Retour au bercail par les pistes cyclables du fleuve

Par paquet, nous rattrapons la 209, pas mal achalandée et chaotique jusque Ste Catherine.

Km 288, nous revoici à proximité du fleuve, le retour se fait par les pistes cyclables.  Cela nous permet d'éviter le gros trafic du boulevard Taschereau. Les trois fuyards matinaux sont revenus par la mauvaise route d'après leur trace sur Strava. Attention les amis, il faut respecter le parcours établi.

Km 294, connaissant bien le tracé du secteur, j'emmène la bande composée de Jocelyn, Ionut, Loïc, Francis, Marc, Martin et Romain. Nous perdons ces 3 derniers dans le dédale des routes, ponctuées d'arrêts et de lumières. 

Km 300, dernier coups de pédales au bord de l'eau. Nous passons sous le majestueux pont Champlain, joliment éclairé, avec les lumières de Montréal en arrière plan. C'est vraiment nice ! 

Km 306, vers 20h, nous terminons notre balade nocturne par St Lambert et son dépanneur Marché express de l'Ultramar. C'est l'endroit attitré pour les arrivées de brevet sur la rive sud.

Retour nocturne à la case départ

Peu de temps après, nous sommes rejoints par les randonneurs dispersés dans la banlieue. La gang des 11 est à nouveau rassemblée. Nous sommes tous crédités d'un temps de 14h16, afin de confirmer la cohésion du groupe.

Terminus de St Lambert, tout le monde débarque


Épilogue

Je suis fier de notre prestation collective pour ce 300. Hormis les trois devant qui ont préféré rouler à leur rythme avec un temps respectable de 11h54, le groupe des onze a bien collaboré pour rentrer sain et sauf au bercail. 

Les 3 fuyards matinaux ont rejoint la base de jour

Un esprit de club serait-il en train de se mettre en place ? Nous le souhaitons fortement au CVRQ, afin de créer un sentiment d'appartenance. Nos membres seraient contents de revenir rouler ensemble pour accomplir nos sorties. C'est de bon augure pour la suite. À suivre. 

Bel esprit de club lors de ce brevet, bravo messieurs !

Le dernier brevet de la saison 2022 se profile à l'agenda. Il va se dérouler début Novembre, juste après l'Halloween. Il s'intitule le 200 des Morts, tout un programme, prévoyez votre costume de squelette ! 

Fantômes, araignées, la toile est mise pour le 5 novembre ...

Si la météo est encore avec nous, ce sera l'occasion de pédaler une dernière fois cette année au sein du Club Vélo des Randonneurs du Québec, dans la joie et la bonne humeur. 

Venez nombreux braver les frimas de l'automne, avant d'hiberner chez vous et de jouer au hamster !

Vive le CVRQ !

Francis, un randonneur heureux, habillé en français !


samedi 10 septembre 2022

200 du Nordet - prise 2 - une journée parfaite

 

Prologue

C'est le dernier 200 de fin de saison, je me dois d'y participer. Même si cette année au CVRQ, nous avons voulu prolonger le calendrier des sorties, ce 200 est devenu pour moi, un rituel. Depuis Septembre 2011, j'essaie de ne pas le manquer. C'est en effet, lors de ce fameux brevet, que j'ai repris goût à la longue distance, avec le PBP en point de mire.

En début de semaine, la liste d'inscrits était, encore une fois, peu étoffée. Je m'aperçois que les participants attendent le dernier moment pour se décider. Questions de météo, d'affluence à savoir qui vient ou ne vient pas, disponibilité à l'agenda personnel, chacun a sans doute ses raisons. 

Toujours est-il qu'au vendredi soir 21h, heure limite d'inscription sur notre site, il y a 13 noms sur la liste de départ. Comme la journée s'annonce étonnamment belle et chaude pour un mois de Septembre, j'ai bien hâte d'y aller pour enfourcher mon vélo, affublé de mon superbe chandail bleu et blanc du Club Vélo Randonneurs du Québec. 

Et roule petit bolide !

12éme année au brevet de 200 de fin de saison


Samedi 10 Septembre, rendez-vous à St Jérôme

Aujourd'hui, c'est du km 0 de la Piste du Train du Nord que nous avons rendez-vous. Lorsque j'arrive le premier sur le stationnement, il y a déjà de l'animation chez les amateurs de vélo. Cet endroit est un point stratégique pour le départ des randonnées cyclistes. Un kiosque attend les participants, les autos chargées de bécyks affluent sur le parking, alors qu'il n'est que 6h15. 

C'est aussi à partir d'ici, que doit se dérouler ce matin, le retour d'Hugo Lambert, un de nos amis randonneurs, qui termine sa traversée du Canada. Il a roulé quelques 4000 kilomètres au profit d'une bonne cause, une forme rare de la sclérose en plaques, maladie dont sa mère est décédée. Une bande d'amis doit l'accompagner jusqu'à sa destination finale, l'Université de Montréal. Mauvais timing pour moi et ceux qui feront le brevet. Dommage et chapeau l'ami Hugo !

Tandis que je sirote mon café en engloutissant une brioche à la cannelle, Fred P arrive. C'est lui le distributeur des cartes de brevet du jour, mais il n'est pas en tenue de combat. Il me dit ne pas être en forme ces derniers temps, il préfère se reposer quelques jours. 

Fred et Ralph n'ont plus 20 ans !

Triste coïncidence, un autre Fred, D celui-là, a envoyé un courriel tôt ce matin au club, pour annoncer son désistement pour cause d'indigestion. Ce n'est pas la journée des Fred !

Puis les randonneurs se présentent à leur tour, les voici :

Jim A et Sam M, arrivés ensemble. Beau maillot de Jim et beau vélo de Sam.

Sam et Jim ou Sim et Jam ?

Gabriel A, avec son maillot du LEL 2022, qu'il est très fier d'avoir complété, dans les délais.

Gaby n'a pas assez de sou pour s'offrir un maillot CVRQ

Ralph L, beau maillot, c'est un retour après quelques ennuis de santé.

Michel L, beau maillot, ça lui va si bien, avec ses jambes bien musclées, mettant le bib en valeur.

Mitch, le top model du CVRQ

Martin H, maillot rose clair, pas celui du Giro.

Jocelyn C, maillot Rapha, soldé à 50%, à cause des couleurs, pas très vendeur !

Jocelyn connait bien les promo Rapha

Loïc A, maillot Lemay, de sa compagnie dans lequel il travaille, je suppose.

Gaétan D, maillot noir, veste jaune, pour être bien vu, excellent pour la sécurité.

Enfin, Olivier C, qui arrive à la bourre, au moment de la photo de groupe. Beau maillot quand même !

Nous sommes donc onze partants, prêts à s'élancer. 

Fred prend un magnifique kodak pour la postérité, autant qu'il se rende utile ! Olive ne prend pas la pose puisqu'il termine de se préparer. Mitch et Ralph vont l'attendre, bel esprit d'équipe.  

Presque 11 randonneurs au départ dont quelques Schtroumpfs

C'est la deuxième fois que nous effectuons ce parcours, nouveauté CVRQ de 2022. En Juin dernier, je l'avais terminé avec Cath, après une épique épopée pour le retour, à lire ici.

C'est aussi une belle journée, une de plus, pour effectuer une randonnée. En 14 participations aux brevets pour moi cette année, je ne me souviens pas être parti une seule fois sous la pluie. Exceptionnel ! Peut-être aussi parce que je choisis mes batailles !


Étape 1, de St Jérôme à St Faustin, 71 km

Le brevet commence dès le km 0 du PTDN, matérialisé par une arche que l'on franchit. C'est très pratique pour compter les kilomètres. Il suffit de suivre les balises numérotées plantées tous les 1000 mètres !  

Les aventuriers de l'arche retrouvée

Comme la piste emprunte une ancienne voie de chemin de fer remontant vers les Laurentides, la pente est douce, en moyenne entre 1 à 2%. De plus, le revêtement est constitué en majorité de terre battue ou fine gravelle, assez agréable à rouler. Sur les 70 premières bornes, nous n'aurons que 20 kilomètres d'asphalte.

On va bouffer de la garnotte sur 70 bornes

Les gares d'antan défilent sous nos yeux, toujours présentes et bien rénovées. Km 14, voilà Prévost. 

Gare de Prévost, ou est Kevin Kevin ?

Km 20, c'est Piedmont. Jusque là, le peloton roule groupé, les trois retardataires nous ont rattrapé. 

Gare de Piedmont, je prends mon pied !

Km 25, voici Mont Rolland, son café fermé et ses toilettes. J'y provoque un arrêt pour cause sanitaire. Tout le monde arrête, sauf Ralph qui préfère prendre de l'avance. 

Pause sanitaire à la gare de Mont Rolland, alors les WC, c'est par là

La gare de Val Morin est atteinte au km 39. On roule fort dans les faux plats because Martin et Jocelyn mènent la danse aux avant-postes. 

Bonne cadence dans les sous-bois, on suit le Schtroumpf costaud !

Nous retrouvons l'asphalte, c'est apprécié car moins forçant sur les pédales.

Asphalte retrouvée et 10 km-h ? Mon œil !

Km 43, voilà Val David, c'est un village très attrayant, été comme hiver. J'en ai d'excellents souvenirs en toute saison. Cependant, le rythme du groupe s'accélère. Comme je n'ai pas envie de m'éclater la rate au court bouillon, je décroche, en compagnie de Gaby.

Largués par la meute déchainée

Km 52, la gravelle revient sous nos roues, avec quelques sections sablonneuses, il faut faire attention. Heureusement que le temps est sec, ce serait plus acrobatique en cas de météo pluvieuse. Note au comité Brevet, il faudrait peut-être trouver une variante par la route.

Km 60, la piste longe la 117, prolongement de l'autoroute 15. Je ne m'en étais pas aperçu quand j'y étais passé en Juin dernier. Nous roulions probablement le nez dans le guidon. Aujourd'hui, j'y vais mollo, je prends le temps d'admirer le paysage.

Le PTDN longe la 117

Nous terminons l'ascension du PTDN en passant au point culminant vers 430 mètres, étant partis ce matin de St Jérôme, aux environs de 100 mètres.

Km 70, ça redescend par une agréable route en sous-bois, quelques arbres ont déjà leurs couleurs d'automne. 

Les dernières bornes de gravelle

Vers 10h, nous atteignons le premier checkpoint du Marché Lac Carré. Les dépanneurs se font rare dans le secteur, il est mieux de ne pas les manquer.  

Halte dépanneur à St Faustin

Regroupement général des onze randonneurs. Déjeuner à l'ombre sur des tables avec chaises confortables, pourquoi s'en priver. Quelle formidable organisation,  vive le CVRQ. 

Le CVRQ en pleine action

Pas trop éreinté par ces trois heures d'effort matinal, je n'ai pas l'intention de m'arrêter longtemps. Je me sens bien en jambes, j'ai envie de faire un meilleur chrono que la dernière fois. Les 12h30 réalisées devraient être faciles à battre. 

Aussi, je fonce à l'épicerie faire pointer ma carte en me ramenant un coke. Pour vider ma sacoche avant les côtes, je dévore une demie banane et un sandwich pain Jack au nutella, une pur délice. 

Bon, on prend combien de sacs chacun ?

Entre temps, quelques amis ont déjà pris la poudre d'escampette, ce sont Jim, Sam, Martin et Gaétan. Sitôt ma collation engloutie, je me remets en selle, dans la roue de Ralph. Olive, Mitch et Loïc font de même. Jocelyn et Gaby sont encore en pause, ils constituent l'arrière garde. 

Jocelyn promène sa baguette, Gaby boit son pastis


Étape 2, de St Faustin à St Donat, 47 km, total 118 km

Je repars bien motivé à la poursuite de Ralph, que je ne rattrape pas d'ailleurs. Il a l'air en forme le bougre, c'est tant mieux pour lui. Bonne descente sur le Chemin du Lac Supérieur, faut éviter les quelques trous, très dangereux à haute vitesse. 

Huit kilomètres plus loin, on embarque sur le Chemin du Nordet. Olive, Mitch et Loic me dépassent. À 10h30, il ne fait pas trop chaud, il y a très peu humidité. Un vent de sud-ouest nous pousse gentiment dans le dos. C'est le moment idéal pour trente bornes de montagnes russes, sur une route dédiée aux cyclistes.

Les côtelettes, c'est à droite !

Comme je suis seul, je prends ça relax, sans trop m'endormir pour autant. Les montées s'enchainent sur mon Garmin, jusqu'à la fameuse ascension du Col du Nordet, km 90.

Pas de doute, on est bien dans les bosses

Au sommet, je décide d'immortaliser l'instant devant la minuscule croix du plus haut point du brevet, altitude 592 mètres. Jocelyn me rejoint, ainsi qu'un autre gars au maillot bleu, genre CVRQ.

Jocelyn arrive au sommet

Sauf que c'est écrit Inéos, ah, le faux-frère. Celui-ci propose gentiment de nous photographier devant le trophée durement mérité, merci l'ami !

Col du Nordet, altitude 592 m, check !

En compagnie de Jocelyn, je poursuis le programme de haute montagne. Mon compagnon file dans les descentes. Son truc est de continuer de pédaler en tirant gros. J'essaie de l'accoter mais il est rapide, le Joce. J'atteins ma vitesse maximum avec un spectaculaire 72 km/h au compteur. Le bitume défile très vite sous nos roues. 

Tout ce qui monte doit redescendre, en théorie

Je le rattrape tout de même dans les bosses car celui-ci semble avoir quelques soucis avec son dérailleur arrière. Sa chaine se coince entre la cassette et la roue, une vis de butée devant mal faire le travail. L'intersection avec la 125 se profile déjà. 

Finito la route du Nordet

Il nous reste huit bornes pour accéder au deuxième contrôle du brevet. L'IGA de St Donat, km 118, est atteint pour 12h30. 

L'IGA, c'est par là

Regroupement général à nouveau, il ne manque que Gaby qui ne tarde pas à pointer le bout de son ventre, après cette section vallonée.

Regroupement des troupes

Nous prenons notre lunch sur des tables-bancs à moitié à l'ombre. Même s'il ne fait pas trop chaud, mieux vaut ne pas jouer avec les dangereux rayons UV du soleil. 

Un trio en délire

Je me rebooste en dégustant un sandwich jambon arrosé d'un coke, avec une crème brûlée comme dessert. Discussion, photos avec la gang, c'est le quart d'heure social. 

Déguster, discuter, déconner, les joies des brevets !

Certains remettent en route, Martin, Sam et Jim d'abord. Puis ce sont Ralph, Mitch, Olive et Loïc. Les 4 derniers, Gaétan, Jocelyn, Gaby et Bibi, finissent leur lunch et repartent ensemble. Serait-ce le gruppetto Audax ? À suivre !


Étape 3, de St Donat à Ste Marguerite, 43 km, total 161 km

Bien requinqués en énergie, nous filons vers le sud, avec un léger vent dans le pif. Dès qu'on quitte la 125 pour attraper la 329, un petit raidillon nous fait perdre Gaby. Gaétan est en feu, il a pris les commandes. Jocelyn et moi tentons de boucher le trou.

Sur vingt bornes, on joue à saute-collines sur cette route assez passagère, bien refaite par endroit. De jolis monts et lacs s'offrent au panorama, le lac de St Donat notamment, et le village de Jasper ... in Québec ! Je laisse Jocelyn s'échiner à l'avant, tandis que Gaétan disparait de nos radars. 

Fait chier ce Gaétan, marmonne Joce

Km 138, au village de Lantier, nous quittons la route principale en virant à gauche, par le Chemin de la Source. Je me rappelle de la topographie du parcours pour l'avoir roulé en Juin avec Catherine. Je sais que le relief est loin d'être plat jusqu'à l'arrivée. 

Jocelyn s'échappe, tandis que je prends un tempo plus relax. Je passe justement devant le centre Dao Vien, appelant au bien-être intérieur et à la méditation pleine conscience. 

Allure relax et méditative au temple bouddhiste

Je ressens une légère baisse de tonus. Aussi, je grignote mes Figolus et autres guimauves, disponibles dans ma sacoche de guidon. 

Aujourd'hui, il n'y a pas de mouches à chevreuils, comme au début de l'été. C'est appréciable de ne pas lutter contre ces bestioles, que je n'affectionne pas du tout. J'en avais vraiment souffert la dernière fois, collectionnant les piqures sur mon petit corps meurtri. 

Après le Chemin des 7 Rangs, secteur ou Cath s'était perdue, voici le magnifique Chemin des Hauteurs, à l'asphalte pas toujours nickel. Il est parfois rugueux, pas très roulant et de temps en temps parsemé de nids de dindons sauvages. Cependant, le paysage bucolique vaut le détour. Nous longeons même une réserve Mohawk, vers Ste Lucie des Laurentides. J'aperçois quelques autochtones circulant sur leurs quatre roues. 

Puis c'est à nouveau le no man's land sur 15 bornes. On continue de monter et descendre au gré des vallons. J'arrive enfin au 3ème checkpoint de Ste Marguerite, km 161, il est presque 15h. 

Gaétan et Jocelyn ont accosté depuis peu. Mitch, Ralph et Olive sont sur le point de repartir. Loïc a décidé de nous attendre pour rallier St Jérôme. Il ne reste que Gaby qui ne devrait pas tarder. 

Ravito euphorique au checkpoint de Ste Marguerite

Justement, celui-ci nous rejoint en expliquant qu'il a été victime d'un blowout, selon ses mots, soit une explosion de pneu, en bon français. C'est vraiment pas de chance pour notre gaspésien volant. 

Sur ces entrefaites, je me refais la cerise en ingurgitant liquide et solide, bien important quand on a soif et faim. Une salade aux mangues, pas très bonne, quelques morceaux de melon d'eau, une barre de Kit-Kat Chunky, le tout arrosé d'une grosse bouteille de Perrier, vont me permettre de refaire les niveaux.

Le gaspésien victime d'un blowout

Nous patientons encore quelques minutes, le temps que Gaby s'alimente prestement après son incident mécanique. Vers 15h30, nous remettons en route.


Étape 4, de Ste Marguerite à St Jérôme, 44 km, total 205 km

C'est un groupe de 5 qui s'élance pour la dernière étape. Va-t-il exploser comme dans le segment précédent, ou le chacun pour soi et dieu pour tous, l'a emporté ? Je m'aperçois que certains ne savent pas rouler ensemble. Il suffit pourtant d'adopter une vitesse pour que personne ne décroche. Cela s'apprend et s'applique aux circonstances.

Nous voilà donc repartis dans les nombreux coups de cul du parcours. Il s'agit de montées pas très longues mais assez raides, frôlant parfois les 15%. Je m'accroche aux premières positions pour régler l'allure. 

Après 15 kilomètres de toboggan infernal, nous atteignons St Hippolyte. Le club des 5 est toujours ensemble, à ma plus grande satisfaction. La meute déchainée a été domptée. 

Une meute domptée = un peloton Audax

Une petite frayeur se présente à la vue d'une pancarte de travaux. Dans 6 kilomètres, il y aurait une route barrée autour du Lac-Connelly. Nous prions pour que ce détour ne perturbe pas notre itinéraire. Avant les dits travaux, le GPS nous envoie à gauche, sur le Chemin des Carrières. Bye bye, cônes oranges !

Nous profitons des sympathiques coins de villégiature, avec côtelettes à répétition. À tour de rôle avec Jocelyn, nous imprégnons un bon rythme. Tout le monde suit, youpi ! Puis, c'est un dédale de routes, à gauche, à droite. Il faut bien suivre notre tracé sur le Garmin pour rejoindre Ste Sophie. 

Tout le monde suit, youpi !

Les bosses sont maintenant choses du passé. Nous retrouvons les plaines et les champs de la grand Rive Nord ou Basses Laurentides. Encore quelques sprints pour atteindre la rue Bélanger, lieu du contrôle final, à l'intersection de la rue Melançon. J'arrête mon GPS pour enregistrer ma ride, envoyée automatiquement sur Strava. Hop, 205 bornes dans la musette. 

À 17h12, nous faisons signer une dernière fois notre carte de route au Couche-Tard, soit un temps de 10h12. Dommage pour les 12 minutes de trop, pour être sous les 10 heures. On fera avec, on s'en fout après tout ! 

Chacun s'offre une récompense méritée pour notre effort du jour, sur ce parcours très vallonné, avec ses 2000 mètres de dénivelé positif.

Un monsieur de passage nous tire le portrait. Une belle photo de mines réjouies en train de suçoter des crèmes glacées. 

5 amigos enchantés après 10 heures d'effort

Après un quart d'heure, nous regagnons le stationnement du PTDN, distant de 3 kilomètres. Bravo les gars, car il n'y avait pas de fille aujourd'hui. L'aventure se termine ici.

Après compilation des résultats, les onze randonneurs du brevet se sont tenus en moins d'une heure, le premier étant arrivé à 16h14. C'est bien dommage de rouler chacun de son côté alors qu'on aurait pu terminer tous ensemble. À méditer.

Retour à la case départ


Épilogue

Encore un brevet de bouclé, le 14ème de la saison, en comportant 23 au total. Peut-être que je participerai au 400 de samedi prochain, ou au 300 du 1er Octobre, ou au 200 du 5 Novembre. 

Je ferai sûrement l'impasse sur le Grevet du 24 Septembre, le brevet gravelle de 200 bornes, nouveauté du club pour les adeptes de chemin en milieu naturel. Pour ce genre d'exercice, mieux vaut être équipé en conséquence, ce qui n'est pas mon cas.   

Alors, à bientôt pour de nouvelles aventures.

Vive le CVRQ !

3 garçons dans le vent ... rempli de goutelettes